{"id":6,"date":"2013-05-25T14:41:50","date_gmt":"2013-05-25T14:41:50","guid":{"rendered":"http:\/\/affaire-seznec.p.ht\/?p=6"},"modified":"2018-04-05T12:03:33","modified_gmt":"2018-04-05T12:03:33","slug":"une-reference-ou-une-imposture","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/?p=6","title":{"rendered":"&#8220;Nous, les Seznec&#8221;, de Denis Seznec : une r\u00e9f\u00e9rence ou une imposture ?"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">[article remplac\u00e9 par celui publi\u00e9 le 18\/10\/2013 &#8211;<em> gard\u00e9 pour archivage<\/em>]<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&#8217;ouvrage de Denis Seznec, maintes fois r\u00e9\u00e9dit\u00e9, est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur l&#8217;affaire &#8211; soit. Dans &#8220;l&#8217;Avertissement&#8221; qui pr\u00e9sente le livre ne lit-on pas : &#8220;<em>S&#8217;ils y avaient d\u00e9cel\u00e9 la moindre inexactitude, les hauts magistrats n&#8217;auraient pas h\u00e9sit\u00e9, en effet, \u00e0 le faire savoir<\/em>&#8221; ? Cette interrogation est une sorte de d\u00e9fi lanc\u00e9 au lecteur, essayons donc de le relever.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Notre \u00e9dition de travail est celle de 2006, nous serons amen\u00e9s \u00e0 faire des rapprochements avec d&#8217;autres \u00e9ditions qui sur certains points comportent des nuances.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pointons au chapitre &#8220;Le Dossier&#8221;\u00a0 (p.67) &#8211; [la premi\u00e8re partie n&#8217;ayant pas trait \u00e0 l&#8217;affaire elle-m\u00eame]<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 69 : &#8220;<em>&#8230; La scierie est une entreprise prosp\u00e8re<\/em> &#8221; &#8220;&#8230; <em>&#8220;Donc, en cette ann\u00e9e 1923, tout va plut\u00f4t bien pour les Seznec<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">R\u00e9alit\u00e9 ou fiction ? &#8211; \u00e0 vous de juger&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Si l&#8217;on s&#8217;en tient \u00e0 la d\u00e9claration de d\u00e9p\u00f4t de bilan pr\u00e9sent\u00e9e par Ma\u00eetre Belz, on peut en d\u00e9duire que la situation est plut\u00f4t satisfaisante et que ce d\u00e9p\u00f4t de bilan est plut\u00f4t tactique (\u00e9viter d&#8217;urgence la saisie mobili\u00e8re effective, relative \u00e0 l&#8217;affaire Caillet). Pour autant cela n&#8217;aide en rien \u00e0 la tr\u00e9sorerie de la scierie et de la famille. Aucun \u00e9l\u00e9ment ne vient \u00e9tayer le constat d&#8217;une quelconque prosp\u00e9rit\u00e9, tout vient plut\u00f4t renforcer l&#8217;id\u00e9e que Guillaume Seznec est en proie aux difficult\u00e9s financi\u00e8res accentu\u00e9es par un bon nombre de proc\u00e9dures judiciaires en cours ou qui se sont sold\u00e9es par un jugement \u00e0 son d\u00e9savantage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Examinons de plus pr\u00e8s les \u00e9l\u00e9ments. M\u00b0 Belz, liquidateur nomm\u00e9 en juillet 23, remet un inventaire en f\u00e9vrier 1924. L&#8217;actif est (sur)\u00e9valu\u00e9 \u00e0 300 000 francs, le passif (sous)\u00e9valu\u00e9 \u00e0 260 000 francs. Peu avant, la r\u00e9gularisation de cr\u00e9ances urgentes a n\u00e9cessit\u00e9 la vente de biens (marchandises, chevaux, charrette) pour 17 000 francs. Ce bilan qui d\u00e9gage un r\u00e9sultat positif est un leurre, tant le compte d&#8217;exploitation est d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9 : l&#8217;en-cours de r\u00e8glements\/clients est inexistant, la situation bancaire n&#8217;appara\u00eet pas&#8230; Guillaume Seznec n&#8217;a aucune tr\u00e9sorerie, il jongle au jour le jour pour payer ses salari\u00e9s, ses fournisseurs&#8230; rien \u00e0 voir avec une entreprise prosp\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">C\u00f4t\u00e9 litiges, proc\u00e9dures, dettes diverses&#8230; qu&#8217;en est-il ? :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 90px;\">&#8211; 1921 : divers jugements (4) pour somme globale de 12 000 francs<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 90px;\">&#8211; 1922 : 1 200 francs contre Tr\u00e9al&#8230;&#8230;..23 000 francs contre marquis de Lesco\u00ebt<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 90px;\">&#8211; 1923 : 15 600 frans contre Caillet<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 90px;\">&#8211; &#8230;&#8230;&#8230;. affaires Sou\u00eatre, Cr\u00e9dit Nantais, Cie Gle d&#8217;Assurances<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 90px;\">&#8211; dettes envers Ang\u00e8le Labigou (la bonne), Samson (le chauffeur), Bergamasco, Le Grand, Le Bail, Fleuriot, L\u00e9on,\u00a0 Pouliquen (Relecq-Kerhuon), Paul<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Cette liste non exhaustive montre qu&#8217;en mai 1923, Guillaume Seznec se d\u00e9bat dans diverses affaires judiciaires &#8211; avocats, juges, huissiers sont ses interlocuteurs quotidiens&#8230; en fait, tout va plut\u00f4t mal pour la famille Seznec.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Dans les semaines qui suivent la publication de la publicit\u00e9 l\u00e9gale concernant la liquidation judiciaire, les cr\u00e9anciers se manifestent &#8211; ils seront finalement 50 \u00e0 pr\u00e9senter leur cr\u00e9ance \u00e0 Ma\u00eetre Belz.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 73 : &#8220;<em>Avec la vente de la petite ferme et le douaire de Marie-Jeanne, ils ach\u00e8tent un commerce sur la place de Plomodiern, en face de l&#8217;\u00e9glise. Vente et r\u00e9paration de v\u00e9los..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Approximatif. La maison de la place est achet\u00e9e en janvier 1909 aux beaux-parents de Guillaume (famille Marc) &#8211; ce n&#8217;est pas dans cette maison que Guillaume d\u00e9marre son activit\u00e9-cycles, mais dans une maison mitoyenne, qui, 3 mois avant cet achat, fut ravag\u00e9e par un incendie d\u00e9marr\u00e9 dans une grange attenante. D&#8217;autre part, il y a une erreur de chronologie par rapport au fait suivant \u00e9voqu\u00e9 dans l&#8217;ouvrage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 73 : &#8220;<em>Guillaume doit effectuer une p\u00e9riode militaire de vingt-huit jours \u00e0 Brest. C&#8217;est l\u00e0 qu&#8217;il re\u00e7oit un t\u00e9l\u00e9gramme lui annon\u00e7ant que sa femme vient d&#8217;accoucher. Marie est n\u00e9e&#8230; L&#8217;heureux p\u00e8re se pr\u00e9cipite mais loupe le dernier train. il emprunte une bicyclette et effectue soixante-douze kilom\u00e8tres \u00e0 travers les monts d&#8217;Arr\u00e9e. Il n&#8217;est pas arriv\u00e9 que, loin, des contreforts du Menez-Hom, il aper\u00e7oit un incendie dans Plomodiern : c&#8217;est la grange voisine de chez lui qui flambe.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Epique mais inexact. L&#8217;auteur nous donne ici une variante par rapport \u00e0 l&#8217;\u00e9dition pr\u00e9c\u00e9dente\u00a0 (1992) o\u00f9 la p\u00e9riode militaire est effectu\u00e9e \u00e0 Chateaulin, qu&#8217;en cons\u00e9quence les 72 km \u00e0 v\u00e9lo se r\u00e9duisent \u00e0 une vingtaine et qu&#8217;il n&#8217;\u00e9tait pas question de train rat\u00e9. En r\u00e9alit\u00e9, il s&#8217;agit bien de Brest et personne n&#8217;est en mesure de confirmer le voyage \u00e0 v\u00e9lo (minimum 3 h, sans les crevaisons).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Marie na\u00eet le 1er novembre 1908, possible que Guillaume soit inform\u00e9 par t\u00e9l\u00e9gramme ? Quand et comment rentre t-il sur Plomodiern ? &#8211; l&#8217;incendie se d\u00e9clare dans la grange dans la nuit du 2 au 3, les pompiers de Chateaulin sont sur place \u00e0 3 h. &#8211; plusieurs t\u00e9moignages recueillis lors de l&#8217;enqu\u00eate de gendarmerie, dont celui, tr\u00e8s convaincant, de son beau-p\u00e8re, attestent de la pr\u00e9sence de Guillaume sur place avant l&#8217;incendie. Conclusion : l&#8217;auteur nous b\u00e2tit un roman.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 74 : &#8220;<em>Gr\u00e2ce aux d\u00e9dommagements accord\u00e9s par l&#8217;assurance, Guillaume et Marie-Jeanne se lancent dans une nouvelle aventure, toujours dans le commerce. En juillet 1912, ils montent une blanchisserie industrielle \u00e0 Saint-Pierre-Quibilgnon, un faubourg de Brest.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Faux et frisant la malhonn\u00ea<span style=\"color: #000000;\">tet\u00e9 &#8211; ce passage, \u00e0 lui-seul, en dit long sur la cr\u00e9dibilit\u00e9 de l&#8217;auteur.<br \/>\n<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Suite \u00e0 l&#8217;incendie, Guillaume, s\u00e9v\u00e8rement br\u00fbl\u00e9, est soign\u00e9 plusieurs mois \u00e0 Saint-S\u00e9gal. A son retour, il ne persiste pas dans l&#8217;activit\u00e9 de vente et r\u00e9paration de cycles et en 1910, le couple s&#8217;installe comme cafetier-aubergiste \u00e0 Port-Launay (commune n\u00e9e du morcellement de Saint-S\u00e9gal et de Chateaulin). En 1912, il cherche \u00e0 travailler sur Brest, un projet de fabrique de faux-cols avec un certain Stuztman avorte mais on trouve bien, en juillet 1912, la famille Seznec dans l&#8217;activit\u00e9 de blanchisserie-repassage, rue Amiral Linois, \u00e0 Brest et non \u00e0 Saint-Pierre de Quilbignon. En ao\u00fbt 1914, il est vers\u00e9 dans le service auxiliaire \u00e0 Brest et le 20 janvier 1915, et non juillet 1912 (erreur inadmissible), il ouvre sa &#8220;Blanchisserie Moderne&#8221; \u00e0 Saint-Pierre tout en gardant un d\u00e9p\u00f4t \u00e0 son ancienne adresse. La r\u00e9alit\u00e9 est bien \u00e9loign\u00e9e de ce que nous dit l&#8217;auteur. Est-ce bien utile de travestir \u00e0 ce point l&#8217;histoire familiale ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 74 : &#8220;<em>&#8230; Guillaume Seznec, vivant mal d&#8217;\u00eatre rest\u00e9 \u00e0 l&#8217;arri\u00e8re, se porte volontaire pour aller, pendant un an, \u00e0 la poudrerie de l&#8217;\u00efle d&#8217;Ouessant.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Faux et grotesque<\/span>. Un document (ou une r\u00e9f\u00e9rence d&#8217;archives) aurait pu \u00e9tayer l&#8217;affirmation. Le probl\u00e8me est de le trouver, car point de poudrerie \u00e0 Ouessant en activit\u00e9 \u00e0 cette p\u00e9riode. Denis Seznec reprend, en le compl\u00e9tant, un renseignement mentionn\u00e9 par Claude Sylvane (elle \u00e9voque une poudrerie de Brest) &#8211;\u00a0 cet acte tr\u00e8s louable de Guillaume Seznec, \u00e0 notre connaissance, le premier int\u00e9ress\u00e9 lui-m\u00eame ne l&#8217;a jamais \u00e9voqu\u00e9. Un oubli improbable ou plut\u00f4t une\u00a0 erreur stupide de son petit-fils pour non v\u00e9rification des sources ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 74 : &#8220;<em>En 1917 apparaissent de nouveaux clients : les Am\u00e9ricains dont les troupes viennent de d\u00e9barquer au Havre&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Inexact<\/span>. Les premi\u00e8res unit\u00e9s d\u00e9barquent \u00e0 Bordeaux et Saint-Nazaire en juin 1917 (dans les mois qui suivent d&#8217;autres d\u00e9barquent \u00e0 Brest et au Havre&#8230;). Les premiers Am\u00e9ricains \u00e0 s&#8217;installer \u00e0\u00a0 Pontan\u00e9zen (Brest) le 12\u00a0 novembre 1917 viennent de Saint-Nazaire, un peu moins de 13 000 hommes (d\u00e9but 1919, le camp est en capacit\u00e9 d&#8217;accueillir 50 000 hommes).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 77 : &#8220;<em>En 1922, la blanchisserie de Brest br\u00fble et, comme les Seznec en sont encore l\u00e9galement propri\u00e9taires, c&#8217;est eux qui re\u00e7oivent l&#8217;indemnit\u00e9 de l&#8217;assurance.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Approximatif<\/span>. Le 13 septembre 1919, le fonds de commerce de la blanchisserie est c\u00e9d\u00e9 pour 23 000 francs \u00e0 Charles Marc, beau-fr\u00e8re de Guillaume Seznec, qui le revend le 17 mars 1921 pour 50 000 francs \u00e0 deux associ\u00e9s (Balzon et Genoud). L&#8217;assurance, contract\u00e9e au d\u00e9part par Guillaume Seznec, intervient pour l&#8217;indemniser sur la perte du b\u00e2timent. L&#8217;indemnisation du fonds et de l&#8217;outil de travail, du fait de changements de propri\u00e9taires, n&#8217;est pas sans difficult\u00e9s et les diff\u00e9rentes parties concern\u00e9es se retrouvent en conflit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 78 : &#8220;<em>&#8230;- pensez, on ne le voit pratiquement jamais au caf\u00e9<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">A nuancer<\/span>. Parmi les cr\u00e9anciers divers, on trouve le cafetier morlaisien Paul, difficile de croire que la somme due correspond \u00e0 des achats de l\u00e9gumes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><strong>p. 78 : &#8220;<em>&#8230; il a invectiv\u00e9 l&#8217;huissier venu lui signifier la plainte et celui-ci n&#8217;a pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 saisir les tribunaux<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ou comment on arrange l&#8217;histoire : Seznec et son ami de Jaegher se plaignent, dans un courrier adress\u00e9 au tribunal, en mots peu am\u00e8nes, de l&#8217;attitude d&#8217;un avou\u00e9, M\u00b0 Croissant, au sujet d&#8217;une affaire de vente de bois &#8211; ce dernier, prenant connaissance de la chose, assigne les deux plaignants en diffamation et d\u00e9nonciation calomnieuse &#8211;\u00a0 l&#8217;huissier s&#8217;est peut \u00eatre fait mal accueillir lorsqu&#8217;il s&#8217;est pr\u00e9sent\u00e9 pour d\u00e9livrer l&#8217;assignation, mais il n&#8217;est en rien le plaignant<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p.79 : &#8220;<em>Il <\/em><\/strong>(Qu\u00e9m\u00e9neur)<em><\/em><strong><em> est \u00e9galement \u00e0 Morlaix membre d&#8217;une sorte de club, le Cercle des Arts, o\u00f9 se retrouvent, pour discuter, d\u00eener et faire peut-\u00eatre des rencontres agr\u00e9ables, des notaires, chefs d&#8217;entreprise, pharmaciens, m\u00e9decins, etc. Une femme, surnomm\u00e9e la Belle H\u00e9l\u00e8ne, propri\u00e9taire de la plus grande conserverie de Morlaix, en est \u00e0 la fois l&#8217;\u00e9g\u00e9rie et l&#8217;intendante. Cela, je l&#8217;apprendrai en janvier 1989 : l&#8217;abb\u00e9 S. Loussouarn, de Morlaix, me fera part de ses souvenirs sur la &#8220;Belle H\u00e9l\u00e8ne&#8221;, qui appartenait \u00e0 sa famille<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Rocambolesque et faux<\/span>. Dans ce passage, on atteint les sommets de la confusion et de la b\u00eatise et ce qui para\u00eet incompr\u00e9hensible, c&#8217;est que cela est repris d&#8217;une \u00e9dition l&#8217;autre alors qu&#8217;il n&#8217;y a aucun Morlaisien susceptible de croire \u00e0 cette fable. Effectivement, il existe sur Morlaix une Chambre Litt\u00e9raire (cr\u00e9\u00e9e au milieu du XVIIIe) \u00e0 laquelle adh\u00e8rent surtout les notables locaux (fin XIXe-d\u00e9but XXe, les soci\u00e9t\u00e9s savantes sont nombreuses et diverses), il n&#8217;est pas d\u00e9montr\u00e9 que Qu\u00e9m\u00e9neur en faisait partie, les habitu\u00e9s \u00e9taient essentiellement des gens r\u00e9sidant \u00e0 Morlaix. En ce qui concerne la Belle H\u00e9l\u00e8ne, on la cherche toujours et comme elle est cens\u00e9e diriger localement une conserverie, la t\u00e2che est ardue. Si Morlaix avait connu un essor de la conserverie, cela se saurait. En fait notre auteur m\u00e9lange un peu tout : il se peut que le brave abb\u00e9 Lossouarn lui ait parl\u00e9 d&#8217;une \u00e9g\u00e9rie, mais qui n&#8217;a strictement rien \u00e0 voir avec Morlaix, car dans l&#8217;ouvrage, le passage qui suit fait mention de Penmarc&#8217;h o\u00f9 cette dame en question tenait un restaurant (et peut-\u00eatre une conserverie, il y en avait 7 sur place en 1900). Pour un Finist\u00e9rien, confondre Morlaix avec Penmarc&#8217;h correspond pour un Charentais \u00e0 confondre Dieppe avec La Rochelle. Question : cette histoire farfelue compl\u00e9tement erron\u00e9e figurera t-elle de nouveau dans la prochaine derni\u00e8re \u00e9dition ? &#8211; Notons que cette Belle H\u00e9l\u00e8ne est \u00e9galement mentionn\u00e9e dans l&#8217;ouvrage de Caraminot, elle aurait tenu cette fois une sorte de maison close vers 1920, avant d&#8217;embrasser l&#8217;activit\u00e9 de bouch\u00e8re (?), toujours dans le pays bigouden, tout un programme&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 79 : &#8220;<em>Les deux hommes ont pourtant un point commun : ils se sont faits eux-m\u00eame, en d\u00e9pit de leurs origines modestes<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Le mot <em>modeste<\/em> est \u00e0 relativiser : il ne peut faire oublier qu&#8217;au moment o\u00f9 Guillaume Seznec quitte le coll\u00e8ge pour la ferme, sa m\u00e8re tient la ferme de Kerneol \u00e0 l&#8217;aide de sept gar\u00e7ons de ferme et de deux servantes (cf <em>Nous les Seznec<\/em> p. 72) et que Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner descend d&#8217;une famille qui fut l&#8217;une des plus ais\u00e9es de la commune du temps de la prosp\u00e9rit\u00e9 des juloded (paysans-toiliers \u00e0 qui on doit la richesse des enclos paroissiaux). Disons qu&#8217;il y a bien plus modeste comme origine sociale. Par ailleurs, l&#8217;auteur, parlant du mariage de Guillaume et Marie-Jeanne, nous annonce tout de go, plus de 1500 participants &#8211; quelle jauge pour une noce moins &#8220;modeste&#8221; ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 81 : &#8220;<em>Le petit paysan a parcouru un sacr\u00e9 chemin, d&#8217;autant qu&#8217;un si\u00e8ge de d\u00e9put\u00e9 l&#8217;attend \u00e0 bras ouverts, je l&#8217;ai dit.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">M\u00eame s&#8217;il l&#8217;a dit, c&#8217;est aller vite en besogne : en 1924, la liste de 11 candidats sur laquelle aurait pu figurer Qu\u00e9m\u00e9neur, arrive \u00e0 obtenir 6 \u00e9lus &#8211; Qu\u00e9m\u00e9neur pouvait au mieux concurrencer le 6\u00e8me (Jean-Louis Henry, l&#8217;apiculteur de Loqueffret). Je n&#8217;ai lu \u00e0 ce jour aucune info pr\u00e9cisant que Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner envisageait de se pr\u00e9senter aux suffrages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 81 : &#8220;<em>Un vendeur de bois et un ma\u00eetre de scierie sont faits pour se rencontrer, me direz-vous. en effet, c&#8217;est ce qui se produit en 1922&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Tout laisse porter \u00e0 croire qu&#8217;ils se connaissaient en 1919, d&#8217;autant que G. Seznec le confirme\u00a0 lors d&#8217;une audition. En 1922, Seznec emprunte 15 000 francs \u00e0 Qu\u00e9m\u00e9neur, on peut l\u00e9gitimement supposer qu&#8217;ils se fr\u00e9quentaient depuis un certain temps.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p 82 : &#8220;<em>Qu\u00e9m\u00e9neur, donc, fr\u00e9quente les Seznec. Un certain jour, il propose une nouvelle affaire \u00e0 son ami : une affaire de voitures.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Il propose&#8230; ou&#8230; pas, car l&#8217;affirmation est d\u00e9nu\u00e9e de tout fondement pr\u00e9cis, tout comme l&#8217;inverse. Que penser de la v\u00e9racit\u00e9 du trafic de cadillacs vers les soviets ? S&#8217;il a exist\u00e9 et concern\u00e9 nos deux personnages, qui en a eu l&#8217;id\u00e9e ? L&#8217;auteur sait, il l&#8217;affirme clairement mais ne dit mot des ant\u00e9c\u00e9dents certifi\u00e9s de son grand-p\u00e8re dans des affaires de voiture et ne donne aucun \u00e9l\u00e9ment concret d&#8217;une implication de P. Qu\u00e9m\u00e9neur dans le trafic en question &#8211; \u00e0 ce jour, aucun \u00e9l\u00e9ment fiable et indiscutable sur le sujet nous est propos\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 84\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Cet homme (Barth\u00e9l\u00e9my Spor), mon grand-p\u00e8re l\u2019a connu \u00e0 Morlaix et, quand il est venu \u00e0 Brest, l\u2019a aid\u00e9 \u00e0 s\u2019installer, notamment \u00e0 s\u2019acheter un tour.<\/em> \u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">des pr\u00e9cisions nous aideraient \u00e0 y croire&#8230; sinon, c&#8217;est du roman<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0des recherches seront entreprises sur cette famille, dans le cadre de la r\u00e9vision du proc\u00e8s de mon grand-p\u00e8re, mais elles n\u2019aboutiront pas\u2026\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">malhonn\u00eatet\u00e9 intellectuelle<\/span>\u00a0: une personne adh\u00e9rente de l\u2019association France-Justice (Catherine Clausse) nous donne des pr\u00e9cisions sur la famille Spor &#8211; \u00a0le plus facilement du monde, elle en a retrouv\u00e9 la trace \u00e0 Pantin. Le garagiste d\u00e9c\u00e8de en 1959. Tout cela, l\u2019auteur ne peut l\u2019ignorer,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>pp 86-88\u00a0: pr\u00e9sentation du march\u00e9 des cadillacs<\/strong> \u2013 peu cr\u00e9dible, car bas\u00e9 uniquement sur les dires de Guillaume Seznec.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 90\u00a0: <em>\u00ab\u00a0le 20 mai, Seznec re\u00e7oit une lettre venant de l\u2019American Chamber of Commerce, 22 rue Taitbout, \u00e0 Paris. C\u2019est la seconde en quelques jours, selon mon grand-p\u00e8re. Comme la pr\u00e9c\u00e9dente, il la porte le lendemain \u00e0 son ami\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">le 20 mai, nous sommes dimanche de Pentec\u00f4te, pas de courrier distribu\u00e9. Supposons qu\u2019il l\u2019ait re\u00e7u la veille, rien n\u2019indique que Seznec se d\u00e9place \u00e0 Landerneau le 19, le 20 ou le 21, et pour les deux derniers jours, Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner \u00e9tant en famille \u00e0 Saint-Sauveur dans la journ\u00e9e, il ne pouvait \u00eatre visible chez lui qu\u2019en soir\u00e9e. Aucune pr\u00e9cision n\u2019est donn\u00e9e par guillaume Seznec sur ce point. Ce que nous dit l\u2019auteur ne repose sur rien, enfin si&#8230; sur du vent.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 90\u00a0: <em>\u00ab\u00a0A son arriv\u00e9e en ville, il se rend tout d\u2019abord chez Julien Legrand, l\u2019ancien maire de la ville\u2026 cette formalit\u00e9 accomplie, il rejoint Qu\u00e9m\u00e9neur chez lui\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">en contradiction avec ce que dit Legrand\u00a0: Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner, dit-il, attendait Guillaume Seznec, dans sa voiture gar\u00e9e devant son domicile. Cette version correspond mieux \u00e0 la disposition des lieux, Qu\u00e9m\u00e9ner r\u00e9sidant pr\u00e8s de la gare et Legrand plut\u00f4t en direction de Brest (quai de L\u00e9on).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 91\u00a0: <em>\u00ab\u00a0\u2026 le fisc qui lui r\u00e9clame de grosses sommes pour ses profits r\u00e9alis\u00e9s pendant la guerre\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">possible mais non prouv\u00e9, or les archives existent et sont consultables &#8211; Bernez Rouz dans son ouvrage nous donne des \u00e9l\u00e9ments qui contredisent cette affirmation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 91\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Pendant ce temps, Seznec est all\u00e9 escompter sa traite \u00e0 la Banque bretonne\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">En 1926, Sala\u00fcn, le fond\u00e9 de pouvoir de la Soci\u00e9t\u00e9 Bretonne de Cr\u00e9dit, est interrog\u00e9 par un journaliste qui lui demande s\u2019il connaissait Guillaume Seznec \u2013 il r\u00e9pond qu\u2019il l\u2019avait comme client. Seznec avait-il plusieurs comptes ouverts dans des \u00e9tablissements bancaires\u00a0? &#8211; aucune trace dans les documents de la liquidation judiciaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 93\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il n\u2019y a d\u2019autre part aucune faute d\u2019orthographe, et seulement une faute d\u2019accent\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Entre cette \u00e2nerie et celle qui consiste \u00e0 affirmer que le texte est truff\u00e9 de fautes d\u2019orthographe, il convient de dire que la v\u00e9rit\u00e9 se situe entre les deux, tout d\u00e9pendant \u00e9videmment de ce qu\u2019on entend par orthographe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 94\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Un homme surprend la sc\u00e8ne, amus\u00e9, Fran\u00e7ois Pansel, qui conna\u00eet bien les deux hommes. Il remarque les dollars\u2026. Retrouvant son camarade Jean Boulic\u2026 il lui lance, avec un coup d\u2019\u0153il entendu\u00a0: &#8211; dis donc, il y a un beau coup \u00e0 faire, \u00e0 la terrasse\u00a0!\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">voil\u00e0 nos deux comp\u00e8res, attabl\u00e9s en terrasse, dans la rue la plus passag\u00e8re de Brest, s\u2019\u00e9changeant des pi\u00e8ces d\u2019or entre deux tourn\u00e9es \u2013 cette narration pour lecteurs de presse \u00e0 sensation nous vient d\u2019un t\u00e9moignage \u00ab\u00a0spontan\u00e9\u00a0\u00bb, 24 ans apr\u00e8s les faits\u2026 et pourquoi ce retard\u00a0: les deux serveurs r\u00e9pondront que jusque l\u00e0, on ne leur avait pas demand\u00e9 leur avis \u2013 r\u00e9ponse imparable, n\u2019est-ce pas\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00ab\u00a0L\u2019apr\u00e8s-midi, les deux hommes ont rendez-vous \u00e0 Lesneven, chez un certain Leverge, meunier, pour lui acheter sa cadillac\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">cette voiture est-elle la propri\u00e9t\u00e9 de Leverge ou celle d\u2019une connaissance de Ploun\u00e9vez-Lochrist qui avait charg\u00e9 Leverge d\u2019essayer de vendre le v\u00e9hicule\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 95 : <em>\u00ab\u00a0Ce document ne sera trouv\u00e9 qu\u2019en un seul exemplaire.\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">l\u2019auteur s\u2019embrouille un peu sur ce point, il nous parle plus loin d&#8217;un deuxi\u00e8me exemplaire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 96\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Ce t\u00e9moignage est pr\u00e9cieux \u00e0 plusieurs titres. Il atteste d\u2019abord que mon grand-p\u00e8re poss\u00e9dait bien des dollars\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">bien s\u00fbr, mais cela rel\u00e8ve de la m\u00e9thode Cou\u00e9, libre au lecteur de s\u2019en satisfaire ou pas \u2013 est-on autoris\u00e9 \u00e0 douter de la parole de Julien Legrand\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 97\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Pendant cette attente, le conseiller t\u00e9l\u00e9graphie \u00e0 M\u00b0 Pouliquen\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">Faux<\/span>\u00a0 &#8211; Jean Pouliquen t\u00e9l\u00e9graphie en soir\u00e9e de la Poste de Rennes, Guillaume Seznec l\u2019accompagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 98\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Le lendemain, 25 mai, vers 5 heures de matin, les associ\u00e9s\u2026 prennent place \u00e0 bord de la cadillac\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">possible, mais\u2026 harass\u00e9s car couch\u00e9s seulement quelques heures avant, apr\u00e8s une excursion nocturne dans un bar de nuit local, <em>La Source<\/em>\u2026 (renseignement donn\u00e9 par Privat, donc pas forc\u00e9ment fiable, je vous l&#8217;accorde &#8211; le patron de l&#8217;h\u00f4tel d\u00e9clare que ses deux clients sont rest\u00e9s jouer \u00e0 la manille ?)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 102 : &#8220;<em>Dans l&#8217;\u00e9tablissement indiqu\u00e9&#8230; ils sont les seuls clients. Qu\u00e9m\u00e9neur va t\u00e9l\u00e9phoner<\/em>&#8220;&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">le coup de t\u00e9l\u00e9phone ? : il a fait couler beaucoup d&#8217;encre, mais aucun \u00e9l\u00e9ment prouve cet appel, Charles Huzo est le premier \u00e0 l&#8217;imaginer et \u00e0 l&#8217;\u00e9voquer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 102 : &#8220;<em>Seznec se frotte les yeux. O\u00f9 est-on ? Sans doute \u00e0 Dreux. D\u00e9j\u00e0 ? Qu\u00e9m\u00e9neur est descendu, sa valise \u00e0 la main.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">m\u00eame en changeant Dreux pour Houdan, cela reste du roman.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p 103 : &#8220;<em>Il fait donc demi-tour peu apr\u00e8s La Queue-lez-Yvelines, c&#8217;est-\u00e0-dire en fait non loin du lieu o\u00f9 l&#8217;a rencontr\u00e9 Dectot, le ma\u00e7on<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">supposons que le brave Dectot ait bien rencontr\u00e9 Seznec et non quelqu&#8217;un d&#8217;autre, qu&#8217;est-ce qui permet de dire qu&#8217;apr\u00e8s quelques kilom\u00e8tres parcourus, il s&#8217;arr\u00eate et d\u00e9cide de faire demi-tour ? L&#8217;intuition bien plus que la consommation de carburant.\u00a0 Trappes, Versailles, Paris sont-ils \u00e0 ce point \u00e9loign\u00e9s qu&#8217;une visite nocturne de ces charmantes contr\u00e9es est totalement hors de propos ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 104 : &#8220;<em>Le lendemain, suite du p\u00e9riple, avec succession de crevaisons et pannes de moteur, comme il se doit.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Pr\u00e9-en-Pail -Morlaix : environ 20 h de route (sur la base de ce que dit Seznec) pour 300 km &#8211; trajet d\u00e9nu\u00e9 de tout int\u00e9r\u00eat ? c&#8217;est du moins ce que peut comprendre le lecteur \u00e0 la lecture de la seule ligne qui le relate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 105 : &#8220;<em>Guillaume Seznec, lui, fera des erreurs, confondra des lieux, oubliera la rencontre de t\u00e9moins &#8211; souvent favorables -, bref, se comportera comme un innocent<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">innocent ? : possible &#8211; mais de toute \u00e9vidence, g\u00ean\u00e9 aux entournures et visiblement \u00e0 la conscience pas tranquille &#8211; s&#8217;il a oubli\u00e9 des t\u00e9moins, ceux-ci l&#8217;ont aussi bizarrement oubli\u00e9 &#8211; quant \u00e0 ceux qu&#8217;il n&#8217;a pas oubli\u00e9s, ils ne lui ont pas \u00e9t\u00e9 d&#8217;un grand secours (M\u00e9tais, Bienvenu&#8230; et l&#8217;impayable Giffat, toujours en goguette)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 107 : &#8220;<em>Le 1er juin, il prend le train pour Paris afin de s&#8217;entretenir avec un avocat, M\u00b0 Gautier, qui doit le d\u00e9fendre dans cette affaire de diffamation dont l&#8217;accuse un huissier<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">le lecteur lambda comprend que M\u00b0 Gautier est l&#8217;avocat de Seznec pour une affaire en cours qui oppose ce dernier \u00e0 un huissier &#8211; seulement c&#8217;est faux : la visite chez M\u00b0 Gautier est bidon, on ne choisit pas un avocat, qui plus est, tr\u00e8s \u00e9loign\u00e9 du tribunal, un mois avant la premi\u00e8re audience, M\u00b0 Gautier s&#8217;est prononc\u00e9 en ce sens,\u00a0 la visite de ce client ne lui a pas paru bien s\u00e9rieuse &#8211; par ailleurs, c&#8217;est M\u00b0 Croissant, avou\u00e9 \u00e0 Morlaix, qui assigne Seznec pour diffamation et d\u00e9nonciation calomnieuse &#8211; le dossier, pour Seznec\/de Jaegher est suivi par M\u00b0 Bienvenue, avocat \u00e0 Saint-Brieuc, cela se concluera par une condamnation symbolique, la diffamation n&#8217;ayant pas \u00e9t\u00e9 retenue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 107 : &#8220;<em>le 2 juin, il est de retour chez lui, \u00e0 Morlaix<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">faux<\/span> &#8211; et c&#8217;est Guillaume Seznec lui-m\u00eame qui le pr\u00e9cise dans sa d\u00e9position du 28 juin 1923 &#8211; il arrive \u00e0 Paris le 2 au matin, il passe chez Gautier, ach\u00e8te des fournitures automobiles avenue de la Grande Arm\u00e9e, passe \u00e0 l&#8217;H\u00f4tel de Normandie (ou \u00e0 la Ville d&#8217;Argentan ?)&#8230; et passe aussi, selon l&#8217;accusation,\u00a0 au bureau de poste N\u00b03 de l&#8217;avenue Malesherbes &#8211; il prend le train du soir pour Morlaix o\u00f9 il arrive le 3 au matin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 106 :<\/strong> la journ\u00e9e du 3 juin est zapp\u00e9e, Marie-Jeanne se d\u00e9place \u00e0 Plon\u00e9vez-Porzay, mais Guillaume ? &#8211; en fait, il part d\u00e8s le matin pour Tr\u00e9gastel avec son voisin Rams, le buraliste\u00a0 de la rue de Brest &#8211; il eut \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant de questionner Rams sur l&#8217;itin\u00e9raire suivi pour le comparer \u00e0 celui du 12 juin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 107 : &#8220;<em>&#8230; Il m&#8217;avait m\u00eame parl\u00e9 de gens importants pour sa carri\u00e8re politique. Il voulait les rencontrer \u00e0 cette occasion&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u00e9lucubrations sans fondement, le mariage en question \u00e9tait ordinaire et Pierre Qu\u00e9m\u00e9neur, avec sa position de conseiller g\u00e9n\u00e9ral, tenait d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 son b\u00e2ton de mar\u00e9chal.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 107 : &#8220;<em>Le 10 juin, deux nouveaux visiteurs se pr\u00e9sentent \u00e0 la scierie : Louis, le fr\u00e8re de Qu\u00e9m\u00e9neur, et M\u00b0 Pouliquen, le beau-fr\u00e8re du conseiller. Seznec est en plein travail quand il les re\u00e7oit<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">version contredite par le t\u00e9moignage pr\u00e9cis des visiteurs : &#8220;<em>Nous trouv\u00e2mes Seznec encore couch\u00e9 et la bonne qui venait de se lever nous fit entrer dans la salle \u00e0 manger o\u00f9 Seznec et sa femme vint nous rejoindre une demi-heure apr\u00e8s<\/em>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 109 : &#8220;<em>&#8211; le mieux serait d&#8217;alerter la mobile de Rennes, poursuit M\u00b0 Pouliquen, puisque c&#8217;est de cette ville que vous \u00eates partis. Si vous veniez avec nous ? Apr\u00e8s tout, c&#8217;est vous qui avez vu mon beau-fr\u00e8re pour la derni\u00e8re fois. &#8211; Mon grand-p\u00e8re accepte aussit\u00f4t &#8211; Les trois hommes se rendent alors \u00e0 la brigade mobile de Rennes<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">en moins romanc\u00e9 : Louis Qu\u00e9m\u00e9neur et Jean Pouliquen quittent Traon Velin et reviennent sur Landerneau, ils discutent et d\u00e9cident du d\u00e9part pour Rennes, en informent Seznec par t\u00e9l\u00e9phone et sollicitent sa pr\u00e9sence, il accepte et les rejoint en montant dans le train en gare de Morlaix.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 109 : &#8220;<em>M\u00b0 Pouliquen d\u00e9cide pourtant d&#8217;aller mener lui-m\u00eame son enqu\u00eate \u00e0 Paris&#8230; tandis que le ma\u00eetre de scierie, lui, revient \u00e0 Morlaix o\u00f9 ses affaires l&#8217;appellent<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">pas vraiment exact : le trio passe \u00e0 la brigade mobile vers 19 h 30, couche \u00e0 l&#8217;H\u00f4tel Parisien, prend le train de Brest le lundi matin 11, Seznec descend \u00e0 Saint-Brieuc pour une visite chez l&#8217;avocat Bienvenue, Louis Qu\u00e9m\u00e9neur et Jean Pouliquen descendent \u00e0 Landerneau et prennent le train pour Paris le soir-m\u00eame.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 109 : &#8220;<em>Questionn\u00e9 par les deux enqu\u00eateurs amateurs, l&#8217;employ\u00e9 de la poste restante, Alfred B\u00e9gu\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">un &#8220;oubli&#8221; \u00e9tonnant tr\u00e8s important : un directeur d&#8217;une agence de recherches, M. Delangle, accompagnait notre duo d&#8217;enqu\u00eateurs &#8211; le 30 juillet 1923, Jean Pouliquen le pr\u00e9cise dans le bureau de Campion (plut\u00f4t tardif, ce t\u00e9moignage).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 110 : &#8220;<em>Le jour suivant, 11 juin, les deux hommes se rendent \u00e0 la police judiciaire, rue des Saussaies, o\u00f9 ils re\u00e7oivent \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame accueil qu&#8217;\u00e0 Rennes&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; sauf qu&#8217;entre Rennes et la S\u00fbret\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale \u00e0 Paris, il y a passage au palais de Justice et \u00e0 la Police Parisienne &#8211; or, dans l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une machination polici\u00e8re, ceci n&#8217;est sans doute pas anodin<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 110 : &#8220;<em>&#8230; devant leur insistance, les policiers leur sugg\u00e8rent d&#8217;adresser une lettre d\u00e9taill\u00e9e au directeur de la S\u00fbret\u00e9. C&#8217;est ce que fait le notaire le soir m\u00eame<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">ce courrier, pass\u00e9 pour quelconque, est en fait d&#8217;une importance capitale car il s&#8217;agit de la plainte destin\u00e9e au parquet de Brest (renouvel\u00e9e le 17 juin) et permettant l&#8217;ouverture d&#8217;une information judiciaire &#8211; (Bernez Rouz nous pr\u00e9cise que la demande d&#8217;ouverture d&#8217;une information judiciaire ne fut transmise que le 21 juin)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 113-114 :<\/strong> relation toute &#8220;personnelle&#8221; du passage de Jenny Qu\u00e9m\u00e9neur\/Jean Pouliquen \u00e0 la S\u00fbret\u00e9 pour reconna\u00eetre la valise trouv\u00e9e au Havre (et son contenu)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 115 : &#8220;<em>&#8230; Seznec, le taiseux, lui, n&#8217;a encore donn\u00e9 aucun d\u00e9tail&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">si on lit l&#8217;Ouest-Eclair du 28 juin, on constate que le journaliste se d\u00e9place deux fois \u00e0 Traon-Velin et que Guillaume Seznec est loin d&#8217;\u00eatre muet&#8230;\u00a0 un taiseux bien bavard&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 116 : &#8220;<em>Le m\u00eame jour encore, le commissaire divisionnaire Jean Cunat&#8230; vient poser \u00e0 mon grand-p\u00e8re quelques questions&#8230; Le lendemain, il est convoqu\u00e9 \u00e0 la S\u00fbret\u00e9 \u00e0 Paris..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">toujours un souci de date : Cunat est \u00e0 Traon-Velin le mardi 26 juin, et c&#8217;est bien le m\u00eame jour que Guillaume Seznec re\u00e7oit deux avis t\u00e9l\u00e9graphiques, d&#8217;ailleurs au journaliste d&#8217;Ouest-Eclair il pr\u00e9cise bien que &#8220;<em>mardi soir, \u00e0 4 heures et \u00e0 9 heures, j&#8217;ai re\u00e7u l&#8217;ordre de me pr\u00e9senter \u00e0 Paris \u00e0 la S\u00fbret\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale. Je n&#8217;avais que trente francs sur moi, je n&#8217;ai pas pu prendre le train<\/em>&#8230;&#8221; mais on notera que ce jour, il adresse un mandat de cinq cents francs \u00e0 M\u00b0 Charlier, avocat \u00e0 Rennes (cf Bernez Rouz)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 116 : &#8220;<em>A cette \u00e9poque, le chef de la S\u00fbret\u00e9, le contr\u00f4leur g\u00e9n\u00e9ral Lannes, est le beau-fr\u00e8re du pr\u00e9sident du Conseil, Raymond Poincar\u00e9&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\"><span style=\"text-decoration: underline;\">faux et impardonnable<\/span>. Le vrai patron de la S\u00fbret\u00e9 G\u00e9n\u00e9rale est Louis Florentin Marlier, prot\u00e9g\u00e9 de Millerand, ancien de la Pr\u00e9fecture de Police de Paris, remplac\u00e9 en 1924 par Chiappe, car nomm\u00e9 pr\u00e9fet de Corse. Lannes,\u00a0 ancien fonctionnaire de police dans l&#8217;Allier, \u00e0 Marseille, \u00e0 Rouen, peu pr\u00e9sent \u00e0 la direction de la S\u00fbret\u00e9 (travaille plut\u00f4t \u00e0 domicile), s&#8217;occupe surtout de tableaux d&#8217;avancement pour le personnel et de plans de carri\u00e8re (dont le sien) et lorsqu&#8217;il s&#8217;occupe d&#8217;op\u00e9rations de police, il semble le faire avec une incomp\u00e9tence remarquable&#8230; (cf. affaire Philippe Daudet)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 117-125 : <\/strong>Bonny&#8230;\u00a0 en veux-tu&#8230;\u00a0 en-voil\u00e0. <strong>&#8220;<em>L&#8217;affaire Seznec lui apportera la cons\u00e9cration<\/em>&#8221; <\/strong>nous dit l&#8217;auteur&#8230; alors pourquoi s&#8217;en priver. A quand huit pages sur Marlier, Vidal, Reymond, Campion, Picard, Guillemard, Cunat&#8230; on peut r\u00eaver &#8211; pour le moment tout ce qu&#8217;on nous apprend sur tous ces personnages &#8220;sans int\u00e9r\u00eat&#8221; tient sur une demi-page !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p 128 : &#8220;<em>Guillaume Seznec, quant \u00e0 lui, faisait route sur Morlaix, et on le suit toute cette journ\u00e9e, heure par heure, de ville en ville et de garage en garage<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; mais encore ? &#8211; sans en demander autant que sur Bonny, on aurait bien aim\u00e9 en savoir davantage<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 134 : &#8220;&#8230; <em>Le train de Houdan \u00e0 destination de Paris part \u00e0 21 h 47. A cette heure, les deux hommes \u00e9taient au restaurant. Qu\u00e9m\u00e9neur n&#8217;a donc pu le prendre&#8230;<\/em>&#8221; &#8211; puis 4 lignes plus loin : &#8221; <em>Ce que Vidal et Bonny se gardent bien de dire \u00e0 mon grand-p\u00e8re, c&#8217;est qu&#8217;il y a bien un train pour Paris que Qu\u00e9m\u00e9neur aurait eu parfaitement le temps de prendre : celui qui quitte Dreux \u00e0 21 h 58&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; que celui qui trouve une coh\u00e9rence dans ces deux extraits, veuille bien \u00e9clairer notre lanterne &#8211; cela suppose que subitement la Cadillac poussive batte des records de vitesse pour faire Houdan-Dreux et que nos deux z\u00e8bres quittent pr\u00e9cipitamment le restaurant en risquant de s&#8217;\u00e9touffer et \u00e9videmment sans payer&#8230; le train n&#8217;attend pas !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 137 : &#8220;<i>Une autre preuve qu&#8217;ils \u00e9taient au Plat d&#8217;Etain avant 21 h 20, c&#8217;est que Qu\u00e9m\u00e9neur a t\u00e9l\u00e9phon\u00e9 de ce restaurant<\/i>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; probl\u00e8me : cette &#8220;preuve&#8221; ainsi formul\u00e9e n&#8217;est que du vent, une affirmation r\u00e9p\u00e9t\u00e9e depuis 1923, du m\u00eame ordre que la gr\u00e2ce octroy\u00e9e par Charles de Gaulle. On a beaucoup \u00e9crit sur ce suppos\u00e9 coup de fil &#8211; admettons qu&#8217;il ait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9, sauf \u00e0 conna\u00eetre le nom du correspondant, on ne comprend pas bien l&#8217;importance qu&#8217;on lui pr\u00eate.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 149 &#8220;<em>&#8230; Dans le filet \u00e0 bagages, au-dessus de lui, se trouve sa valise de cuir jaune<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; notre auteur anticipe bizarrement sur une d\u00e9claration h\u00e2tive et peu r\u00e9fl\u00e9chie du t\u00e9moin Legrand.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8221; <em>Une jeune employ\u00e9e de dix-huit ans, Mle H\u00e9ranval, lui montre une mod\u00e8le&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;\u00a0 en mai 1923, cette demoiselle \u00e9tait plus pr\u00e8s de ses 16 ans que de 18.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 150 : &#8220;<em>Selon le juge Herv\u00e9, on retrouvera ces quatre t\u00e9moins, le 26 juillet, \u00e0 Morlaix, dans d&#8217;\u00e9tonnantes circonstances : le lendemain de leur audition, ils organiseront une sorte de conf\u00e9rence de presse&#8230; Ensuite, \u00e0 l&#8217;H\u00f4tel de la Poste, ils commenceront une petite f\u00eate tr\u00e8s arros\u00e9e qui se poursuivra au restaurant o\u00f9 les rejoindront certains policiers. On boira de nouveau, on m\u00e8nera grand train&#8230; et, \u00e0 l&#8217;aube, la joyeuse bande parcourra gaiement les rues de la ville, r\u00e9veillant les habitants par leurs rires et des cris inattendus : &#8220;Vive Chenouard ! vive Vidal ! vive la police&#8221; Certains habitants protesteront, porteront m\u00eame plainte pour tapage nocturne. J&#8217;ignore o\u00f9 et comment le &#8220;petit juge&#8221; s&#8217;est procur\u00e9 cette information. Ce que je sais, c&#8217;est que plus tard, quand on voudra consulter le registre de la main courante du commissariat de Morlaix pour l&#8217;ann\u00e9e 1923, afin de retrouver trace de ces plaintes, on d\u00e9couvrira que ce dossier a disparu, envol\u00e9, lui aussi !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;\u00a0 si \u00e0 cette tirade on ajoute celle qui concerne la Belle H\u00e9l\u00e8ne, on a un condens\u00e9 illustrant la qualit\u00e9 de romancier de l&#8217;auteur, tr\u00e8s inspir\u00e9 par son mentor Herv\u00e9 &#8211; les Morlaisiens en redemandent !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 155 : &#8220;<em>Pour ce qui est de Georges Le Grand,&#8230; c&#8217;est un citoyen apparemment sans reproche. Nous n&#8217;avions rien trouv\u00e9 sur lui&#8230; Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1980 que son neveu, Lucien Bacqu\u00e9, opticien \u00e0 Paris, m&#8217;apprendra des choses bien int\u00e9ressantes&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; mais alors ! pas d&#8217;Etat-Civil, pas de domicile, pas de profession &#8211; aucune info en pr\u00e8s de 60 ans ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 156 : &#8220;<em>&#8230; j&#8217;ai remarqu\u00e9 dans le filet, au-dessus de cet individu, une valise jaune&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; la fameuse valise&#8230;\u00a0 un coup j&#8217;te vois, un coup j&#8217;te vois pas<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 156 : &#8220;<i>Quant \u00e0 Mle H\u00e9ranval, l&#8217;employ\u00e9e de M. Chenouard, quinze ans et demi&#8230;<\/i>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; soit il y a deux demoiselles H\u00e9ranval, soit c&#8217;est la m\u00eame que sept pages avant, mais avec deux ans et demi de moins&#8230;. on craint le pire vers la page 200.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 157 : &#8220;<em>Cependant, \u00e9coutons ce que dit ou, plus pr\u00e9cis\u00e9ment, ce qu&#8217;\u00e9crit dans la presse M. Hodey, le garagiste de Houdan&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; et le journaliste il fait quoi ? la t\u00eate sous le capot et les mains dans le moteur ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">suit le t\u00e9moignage d\u00e9licat de M. Hodey \u00e9voquant une suspicion de relations intimes entre le commissaire Vidal et Mle H\u00e9ranval qui donne lieu au commentaire suivant de l&#8217;auteur : &#8220;<strong><em>en tout cas, en 1923 et 1924, il faut croire que les journalistes avaient \u00e9t\u00e9, eux aussi, intrigu\u00e9s ou \u00e9difi\u00e9s sur les relations particuli\u00e8res unissant le principal enqu\u00eateur \u00e0 la jeune t\u00e9moin, car ils publieront de nombreuses fois dans la presse de l&#8217;\u00e9poque une photo les montrant marchant ensemble&#8230;<\/em><\/strong>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 ce stade, on peut difficilement faire pire dans l&#8217;investigation ou la recherche historique, et en sus la grossi\u00e8ret\u00e9 &#8211; pr\u00e9cisons que la photo en question nous montre Vidal et Mle H\u00e9ranval marchant dans une rue de Morlaix (qui longe le Jarlot), se dirigeant probablement vers le palais de Justice (qui vient, il y a peu, de fermer d\u00e9finitivement ses portes) &#8211; cette photo est reprise dans l&#8217;ouvrage, par le biais de la repr\u00e9sentation d&#8217;une <em>Une<\/em> de <em>Lib\u00e9ration<\/em>&#8230; la dignit\u00e9 pour certains, l&#8217;opprobre pour d&#8217;autres&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p.159 : &#8220;<em>J&#8217;avais appris qu&#8217;un loueur de voitures, Charles Paudy, se faisait cent francs par jour dans le transport des pommes de terre. je voulais faire de m\u00eame&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on restera sur notre faim, on ne saura gu\u00e8re plus sur ce point. Seznec voulait-il proposer son v\u00e9hicule pour le transport ? Si oui, \u00e0 qui ? Avec quel chauffeur?\u00a0 s&#8217;il s&#8217;agit de lui, cela suppose une absence prolong\u00e9e. Si on consid\u00e8re que Charles Paudy, inconnu au bataillon, correspond \u00e0 Charles Pauvy, ce dernier est charpentier de marine&#8230; un rapport peut-\u00eatre avec les patates, mais alors lointain &#8211; bref, on aurait aim\u00e9 en savoir plus, tant pis, on essaiera de se d\u00e9brouiller tout seul&#8230; et finalement on y arrive : le d\u00e9placement pour transport de patates est d&#8217;autant plus curieux que Seznec, lors d&#8217;une visite pr\u00e9c\u00e9dente \u00e0 M. Pauvy, avec \u00e9t\u00e9 mis directement en contact avec le client et il \u00e9tait convenu que ce dernier le solliciterai directement le moment venu. Donc, difficile de croire au motif de d\u00e9placement \u00e9voqu\u00e9 par Seznec.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 159 : &#8220;<em>Je suis descendu \u00e0 pied directement chez un petit marchand de v\u00e9los qui n&#8217;avait pas les pi\u00e8ces qu&#8217;il me fallait<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; rien ne confirme cette affirmation, pas de t\u00e9moignages.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 159 : &#8220;<em>J&#8217;ai pens\u00e9 revenir \u00e0 la scierie, mais il n&#8217;y avait pas de train direct pour Morlaix et je me suis dit que le mieux \u00e9tait peut-\u00eatre d&#8217;aller \u00e0 Saint-Brieuc<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; dommage que personne n&#8217;ait cru bon d&#8217;informer le p\u00e8re Guillaume de l&#8217;existence d&#8217;une ville proche nomm\u00e9e Guingamp, avec toutes les commodit\u00e9s et une vraie gare de chemin de fer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 160 :<\/strong> narration par Guillaume Seznec de cette foutue journ\u00e9e du 13 juin, r\u00e9cit rocambolesque que ne confirme aucun des t\u00e9moins cit\u00e9s &#8211; reste le t\u00e9moignage confus de Ma\u00eetre Bienvenue qui vient compliquer la compr\u00e9hension de cette journ\u00e9e-cl\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p161 : &#8220;<em>A cette \u00e9poque, mon grand-p\u00e8re a fait plus de vingt ann\u00e9es de bagne, il est fatigu\u00e9, il r\u00e9pond automatiquement la v\u00e9rit\u00e9.<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est imparable, un coup de chance qu&#8217;il ne se soit pas repos\u00e9 pendant la travers\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 162 : <em>&#8220;Plus tard, M. Gadois confiera \u00e0 son ami M. Le Borgne, \u00e9b\u00e9niste \u00e0 Landeleau, qui le rapportera \u00e0 un journaliste de Paris-Match&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; doit-on comprendre que Herv\u00e9, Bal, Lamour&#8230; n&#8217;ont jamais trouv\u00e9 la direction de Carhaix pour rendre visite \u00e0 la famille Gadois ? &#8211; en 1955, le fils de M. Le Borgne revient sur le t\u00e9moignage de son p\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 164 : &#8220;<em>Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1994 qu&#8217;une information capitale sur les relations politiques de M\u00b0 Bienvenue me parviendra&#8230; Mais nous en reparlerons<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; risquons-nous \u00e0 d\u00e9voiler ce \u00e0 quoi fait allusion l&#8217;auteur : le patronyme de l&#8217;\u00e9pouse du mar\u00e9chal Foch (propri\u00e9taire \u00e0 Ploujean)\u00a0 : Bienvenue &#8211; que dire ? : amusant ou pitoyable ? &#8211; quel scoop en effet ! en 1923, tout\u00a0 Morlaix connaissait les relations Foch-Bienvenue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 165 : &#8220;<em>Pour ce qui est de l&#8217;huissier Le Bars, il affirme que la visite du ma\u00eetre de scierie n&#8217;a pas eu lieu le 13 juin mais le 23. Rien n&#8217;indique qu&#8217;il dise faux<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; en se for\u00e7ant un peu, l&#8217;auteur aurait pu nous dire : <em>tout indique qu&#8217;il dit vrai<\/em> &#8211; sur ce terrain, un huissier peut difficilement \u00eatre pris en d\u00e9faut.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 165\u00a0 : &#8220;<em>L&#8217;ironie de la chose, c&#8217;est que mon grand-p\u00e8re pourrait citer d&#8217;autres t\u00e9moins confirmant son p\u00e9riple du 13 juin, mais il n&#8217;y songe pas.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ajoutons pour \u00eatre complet : <em>ni lors de l&#8217;instruction, ni lors du proc\u00e8s, ni dans les 30 ans qui suivent&#8230;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 165 :<\/strong> \u00e9vocation du t\u00e9moignage de Mme Raoult sur la visite suppos\u00e9e (et &#8220;oubli\u00e9e&#8221;) de Seznec le 13 juin \u00e0 l&#8217;Office D\u00e9partemental des Anciens Combattants de Saint-Brieuc (<em>une heure trente d&#8217;entretien<\/em>) &#8211; quel cr\u00e9dit l&#8217;auteur donne t-il \u00e0 ce t\u00e9moignage ? Rien \u00e0 ce sujet, faut dire qu&#8217;il est difficilement conciliable avec le d\u00e9placement sur Brest &#8211; un moment, il faut choisir.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 166 : &#8220;<em>Robert Giffat. Il travaille dans l&#8217;entreprise qui am\u00e9nage la voie ferr\u00e9e Chateaulin-Camaret<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 167 :\u00a0 &#8220;<em>Quant au voyageur rencontr\u00e9 dans le train, on ne se donnera pas la peine de l&#8217;interroger<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 167 : &#8220;<em>Robert Giffat ne sera jamais entendu<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le fameux Giffat : t\u00e9moin r\u00e9el ou sorti de l&#8217;imagination de Seznec ? L&#8217;auteur s&#8217;en tient \u00e0 la premi\u00e8re d\u00e9position de son grand-p\u00e8re \u00e9voquant le voisin de compartiment, et laisse entendre que ce t\u00e9moin est bien r\u00e9el &#8211; on frise ici la malhonn\u00eatet\u00e9 intellectuelle, car rien n&#8217;atteste \u00e0 ce jour un d\u00e9but de commencement d&#8217;existence de Robert Giffat. Dans un deuxi\u00e8me temps, sur les conseils de ses avocats, Guillaume Seznec &#8220;renie&#8221; Giffat, avant de le ressortir curieusement\u00a0 lors du proc\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">En 1955, l&#8217;enqu\u00eate du commissaire Camard fournit des informations compl\u00e9mentaires du le d\u00e9nomm\u00e9 Giffard, et non Giffat &#8211; effectivement, cette personne travaillait bien sur le chantier de chemin de fer en question, mais ne pouvait \u00eatre compagnon de voyage de Seznec car il \u00e9tait de permanence sur le chantier &#8211; le lendemain de la noce, il participe au repas de midi. Ces \u00e9l\u00e9ments ont \u00e9t\u00e9 transmis \u00e0 Seznec lors de l&#8217;instruction, en cons\u00e9quence il abandonna cet \u00e9l\u00e9ment de d\u00e9fense&#8230; pour le ressortir, \u00e0 la surprise de son avocat, au moment du proc\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Attitude malhonn\u00eate de l&#8217;auteur, qui, sachant obligatoirement ce qui pr\u00e9c\u00e8de, n&#8217;en tient aucun compte lors de la r\u00e9daction de son ouvrage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 168-169 : <\/strong>si lecteur s&#8217;y retrouve, qu&#8217;il nous fasse signe&#8230; car m\u00eame \u00e0 la troisi\u00e8me lecture, cela reste tr\u00e8s confus :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; Kern\u00e9 : &#8220;<strong><em>propri\u00e9taire d&#8217;une affaire de bois charbons<\/em><\/strong>&#8221; \u00e0 la p. 168 et \u00e0 la page suivante le m\u00eame Kern\u00e9 dans la lettre de de Jaegher pr\u00e9cise que &#8220;<strong><em>mon patron est venu me voir \u00e0 Chelles<\/em><\/strong>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; Andr\u00e9 de Jaegher : &#8220;<strong><em>courtier ami de mon grand-p\u00e8re<\/em><\/strong>&#8221; nous indique l&#8217;auteur, or dans la lettre de son p\u00e8re \u00e0 la page 169, on peut lire : &#8220;<strong><em>&#8230; lorsque mon fils Andr\u00e9, alors \u00e2g\u00e9 de dix-neuf ans&#8230;<\/em><\/strong>&#8221; &#8211; pr\u00e9coce s&#8217;il s&#8217;agit de la m\u00eame personne qui d\u00e9pose le bilan en laissant une ardoise cons\u00e9quente \u00e0 Qu\u00e9m\u00e9ner (en 1922, un mineur pouvait-il \u00eatre g\u00e9rant d\u00e9clar\u00e9 ?), qui se rapproche de\u00a0 Seznec et l&#8217;entra\u00eene dans des proc\u00e9dures stupides (proc\u00e8s avec Croissant), qui a d\u00e9j\u00e0 femme et enfants et une r\u00e9putation \u00e9tablie de &#8220;bambocheur&#8221; notoire&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; j&#8217;ai la nette impression que notre auteur a beaucoup de mal \u00e0 cerner les \u00e9v\u00e8nements morlaisiens ainsi que les faits et gestes des habitants&#8230; d\u00e9m\u00ealons donc le pataqu\u00e8s : le grand-p\u00e8re paternel de Jaegher (n\u00e9gociant) d\u00e9c\u00e8de en 1901, il n&#8217;est donc en rien concern\u00e9 par l&#8217;histoire ; son fils, Andr\u00e9 Albert Marie, est le courtier &#8220;artiste&#8221; qui plombe la tr\u00e9sorerie de Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner en lui laissant un drapeau cons\u00e9quent (pr\u00e8s de 70 000 francs), qui prend racine \u00e0 Traon-Velin et qui a un penchant pour la d\u00e9lation ; il a cinq enfants dont Andr\u00e9, pr\u00e9nom qui embrouille sans doute notre auteur peu perspicace (l\u00e0 encore, esp\u00e9rons une correction pour la prochaine \u00e9dition).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Ici encore, l&#8217;auteur ne brille pas par sa correction envers ses lecteurs : il oublie curieusement de pr\u00e9ciser que Kern\u00e9 \u00e9tait l&#8217;employ\u00e9 de de Jaegher jusqu&#8217;au mois d&#8217;avril.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 171 : &#8220;<em>&#8230; Imaginons une fois de plus un d\u00e9fenseur pugnace aux c\u00f4t\u00e9s de mon grand p\u00e8re : il aurait, sans grandes difficult\u00e9s, fait annuler cette proc\u00e9dure !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; que dire des autres d\u00e9fenseurs successifs, jusqu&#8217;\u00e0 ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui ? Depuis 1923, magistrature\/justice\/police sont dans une m\u00eame d\u00e9marche (Denis Langlois except\u00e9) : &#8220;cadrer&#8221; le dossier tout en donnant l&#8217;impression de le faire \u00e9voluer dans un sens favorable \u00e0 la d\u00e9fense. La pugnacit\u00e9 n&#8217;a rien \u00e0 faire dans l&#8217;histoire, le peu d&#8217;\u00e9l\u00e9ments apport\u00e9s lors des diverses r\u00e9visions le montre bien. La d\u00e9fense s&#8217;est nourrie jusqu&#8217;\u00e0 sati\u00e9t\u00e9 de Bonny&#8230; le d\u00e9tective Delangle et autres personnages &#8220;oubli\u00e9s&#8221; sont bien loin de ses pr\u00e9occupations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 175 \u00e0 178 :<\/strong> en vedette, la machine \u00e0 \u00e9crire Royal 10&#8230;\u00a0 avec un ou deux num\u00e9ros de s\u00e9rie&#8230; suivi d&#8217;un long passage du livre (ou plut\u00f4t du roman) du fils de Bonny &#8211; mais au fait, quoi sur Chenouard ? Rien \u00e0 part ses d\u00e9clarations, qu&#8217;il soit en situation de d\u00e9p\u00f4t de bilan ne doit sans doute int\u00e9resser personne&#8230; ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 179\u00a0 :<\/strong> en vis-\u00e0-vis de l&#8217;option Bonny\/tourment\u00e9 par le doute, l&#8217;auteur nous propose, par le t\u00e9moignage de L\u00e9on Sacr\u00e9, l&#8217;option Bonny\/manipulateur v\u00e9reux &#8211; au lecteur de choisir une version, celle du fils du &#8220;meilleur policier&#8221; de France paraissant la plus douteuse&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 180 : &#8220;<em>&#8230; Son officier n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 lui dire tout ce qu&#8217;il a sur le c\u0153ur, lui faisant des reproches pour son attitude dans l&#8217;affaire Stavisky et, plus g\u00e9n\u00e9ralement, dans tous ces scandales politiques o\u00f9 il a jou\u00e9 un r\u00f4le de manipulateur<\/em>&#8230; <\/strong>&#8220;- suit une retranscription imaginaire de la conversation entre les deux hommes&#8230; &#8220;.<strong><em>.. Ren\u00e9 Moreau-Lalande rejoint sa femme, qui l&#8217;attend \u00e0 quelques pas. Tout naturellement, il lui rapporte les propos \u00e9tonnants qu&#8217;il vient d&#8217;entendre et qui le bouleversent&#8230;<\/em><\/strong>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on a l\u00e0 l&#8217;illustration du foss\u00e9 entre un r\u00e9cit historique et un roman &#8211; ces quelques lignes ne sont qu&#8217;une interpr\u00e9tation d&#8217;un entretien entre Bonny et l&#8217;ex-lieutenant Moreau-Lalande, entretien rapport\u00e9 en 1948 par l&#8217;\u00e9pouse de ce dernier lors d&#8217;une br\u00e8ve d\u00e9position, mais entretien auquel elle n&#8217;a pas assist\u00e9 parce que tenue \u00e0 l&#8217;\u00e9cart, ce qu&#8217;elle confirmera d&#8217;ailleurs plus tard devant la cam\u00e9ra. Dommage (et \u00e9tonnant) que le\u00a0 militaire Moreau-Lalande n&#8217;ait rien\u00a0 consign\u00e9 par \u00e9crit, cela aurait \u00e9vit\u00e9 \u00e0 l&#8217;auteur de nous gratifier d&#8217;un t\u00e9moignage un brin &#8220;bricol\u00e9&#8221;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 185\u00a0 : &#8220;<em>Une pens\u00e9e l&#8217;obs\u00e8de : o\u00f9 peut bien se trouver Qu\u00e9m\u00e9neur&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pas si s\u00fbr&#8230; on peut aussi supposer qu&#8217;\u00e0 cette date, il savait d\u00e9j\u00e0 depuis quelque temps que pour Qu\u00e9m\u00e9ner, la terre s&#8217;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9e de tourner&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 185 : &#8220;<em>&#8230; Faire croire \u00e0 une intention d&#8217;\u00e9vasion, pour rendre l&#8217;accus\u00e9 encore &#8220;plus coupable&#8221; ? Peut-\u00eatre.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l&#8217;auteur peut-il concevoir, ne serait-ce qu&#8217;un instant, que son grand-p\u00e8re sorte des clous, surtout dans la situation qu&#8217;est la sienne \u00e0 ce moment pr\u00e9cis ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 186 : &#8220;<em>&#8230; L&#8217;abb\u00e9 Trochu est d&#8217;ailleurs un proche de la famille Qu\u00e9m\u00e9neur&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; affirmation totalement gratuite qui ne repose sur rien<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 186 :\u00a0 &#8220;<em>L&#8217;abb\u00e9 Trochu&#8230; aura des ennuis \u00e0 la Lib\u00e9ration&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le genre de pr\u00e9cision qui fait un peu sourire&#8230; pas tr\u00e8s adroit&#8230; mais no comment, d&#8217;autres s&#8217;y sont employ\u00e9s&#8230; notamment au sujet d&#8217;un individu demeurant du c\u00f4t\u00e9 de Ploudalm\u00e9zeau, sp\u00e9cialis\u00e9 en peaux de lapin, interrog\u00e9 par les services am\u00e9ricains en 1944.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 187 : &#8220;<em>Pour une dette minime (et contest\u00e9e) de 15 000 francs, on n&#8217;h\u00e9site pas \u00e0 proc\u00e9der \u00e0 la vente aux ench\u00e8res des biens&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; curieuse observation lorsqu&#8217;on conna\u00eet la r\u00e9alit\u00e9 de la situation calamiteuse de l&#8217;entreprise Seznec&#8230; depuis bien longtemps la tr\u00e9sorerie est exsangue et les proc\u00e9dures s&#8217;accumulent&#8230; il n&#8217;y a que la foi qui sauve ! &#8211; une pr\u00e9cision connue de l&#8217;auteur : au moment du d\u00e9p\u00f4t de bilan, la dette en question (affaire Caillet) n&#8217;\u00e9tait pas contest\u00e9e, en premi\u00e8re instance et en appel Seznec avait \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 et la saisie d\u00e9coulait logiquement du non respect du jugement &#8211; Ma\u00eetre Belz, en tant que liquidateur, s&#8217;\u00e9tait pourvu en cassation, avait engag\u00e9 des frais en ce sens, avant de se raviser et d&#8217;abandonner l&#8217;action.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 187 : &#8220;<em>&#8230; Tr\u00e8s vite, M\u00b0 Belz se sent perdu, effar\u00e9 par cet univers&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; n&#8217;exag\u00e9rons rien, M\u00b0 Belz \u00e9tait \u00e9galement conseil de Mme Seznec, il ne d\u00e9couvrait pas une situation pour la simple raison qu&#8217;il la connaissait.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 187 : &#8220;<em>&#8230; le solde \u00e9tait b\u00e9n\u00e9ficiaire de 140 000 francs&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 188 : &#8220;<em>&#8230; Le bilan a beau \u00eatre sain, une liquidation est n\u00e9anmoins ordonn\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 188 : &#8220;<em>&#8230; Ceux qui avaient des dettes envers mon grand-p\u00e8re se garderont bien de les r\u00e9gler&#8230; En revanche, les quelques cr\u00e9anciers se feront conna\u00eetre&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; dommage que l&#8217;auteur ne nous pr\u00e9sente pas le d\u00e9tail du bilan&#8230; &#8220;sinc\u00e8re&#8221; , comme le veut la r\u00e8gle &#8211; (cf le d\u00e9but de cet article\u00a0 o\u00f9 nous donnons quelques chiffres relatifs \u00e0 l&#8217;activit\u00e9 de Guillaume Seznec) &#8211; \u00e0 ce stade, on ne peut plus parler de foi, mais plut\u00f4t de stupidit\u00e9&#8230; les quelques cr\u00e9anciers qui se manifestent sont quand m\u00eame une cinquantaine&#8230; la liste est \u00e9difiante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 188 : &#8220;<em>A partir de la vente forc\u00e9e de la scierie, la Justice ne peut plus reculer : elle doit d\u00e9sormais obtenir la condamnation de Seznec sinon ce serait lui devoir des indemnit\u00e9s importantes&#8230;.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; <span style=\"text-decoration: underline;\">faux et absurde<\/span> : la liquidation est d\u00e9cid\u00e9e par le Tribunal de Commerce de Morlaix suite au d\u00e9p\u00f4t de bilan demand\u00e9 par Mme Seznec, un acquittement de Guillaume Seznec n&#8217;aurait eu aucune incidence, a posteriori, sur le jugement de liquidation &#8211; l&#8217;auteur nous donne une interpr\u00e9tation toute personnelle du droit, un avis aupr\u00e8s d&#8217;un conseil n&#8217;aurait pas \u00e9t\u00e9 superflu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 192 : &#8220;<em>Mais non, il n&#8217;y a rien, c&#8217;est vide!<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; Pas vraiment si on s&#8217;en tient \u00e0 ce que relate la presse : il y a l\u00e0 des papiers, divers documents ayant trait \u00e0 la famille, aux biens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p.185 : &#8220;<em>&#8230; Ainsi, il laisse un homme peu habitu\u00e9 aux m\u0153urs et au langage judiciaire se d\u00e9brouiller seul face \u00e0 la machine qui l&#8217;accable<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230; une question : combien de proc\u00e9dures et proc\u00e8s faut-il collectionner pour cr\u00e9er l&#8217;habitude ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 202 :<\/strong> &#8211; premi\u00e8re ligne : &#8220;<strong><em>Un jour de d\u00e9cembre&#8230;<\/em><\/strong> &#8221; et derni\u00e8re ligne : <strong>&#8220;<em>soudain, en novembre 1923&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est un peu No\u00ebl \u00e0 la Toussaint&#8230; rien de bien grave&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 205 : &#8220;<em>&#8230; Yves-Marie Le Berre, est employ\u00e9 de gare \u00e0 Morlaix. Au moment des faits, il effectue une p\u00e9riode militaire en Allemagne (son \u00e2ge, quarante ans, laisse supposer qu&#8217;il occupe cette fonction de cheminot dans le cadre des troupes d&#8217;occupation de la Ruhr)<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; raisonnement imparable, si le gars Le Berre avait travaill\u00e9 \u00e0 la Manu (des Tabacs) de Morlaix, il aurait \u00e9t\u00e9 affect\u00e9, forc\u00e9ment, \u00e0 la distribution de tabac&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 205 : &#8220;<em>Lajat&#8230; Cependant, lui non plus ne se d\u00e9cide pas \u00e0 d\u00e9poser, craignant des ennuis, des complications&#8230; Il s&#8217;y r\u00e9sout cependant le 12 novembre 1923.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; les ennuis et complications, il ne les craint plus pour la bonne raison qu&#8217;il les a d\u00e9j\u00e0\u00a0 : liquidation judiciaire de son imprimerie en octobre 1922, concordat obtenu de ses cr\u00e9anciers en f\u00e9vrier 1923 mais rejet\u00e9 par le tribunal en septembre 1923 (mise en adjudication du fonds de commerce en mars 1925, pas d&#8217;acqu\u00e9reur).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 206 : &#8220;<em>M\u00b0 Danguy des D\u00e9serts, qui a \u00e9t\u00e9 souvent en affaires avec Qu\u00e9m\u00e9neur, le conna\u00eet parfaitement. Difficile d&#8217;imaginer qu&#8217;il puisse se tromper, d&#8217;autant qu&#8217;il y a peu de voyageurs dans la gare et qu&#8217;il a tout le temps de l&#8217;observer&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; difficile, voire impossible d&#8217;imaginer qu&#8217;ils ne se serrent pas la main et ne prennent le temps d&#8217;une br\u00e8ve conversation &#8211; c&#8217;est l\u00e0, la grande faiblesse du t\u00e9moignage du notaire de Landerneau, ce n&#8217;est pas cr\u00e9dible.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 208 : &#8220;<em>&#8230; le juge Binet affirmera avoir vu ce commissaire Pinault d\u00e9poser furtivement sur le bureau de Qu\u00e9m\u00e9neur, lors de la fameuse et \u00e9trange perquisition, un livre de Musset ouvert \u00e0 une page concernant&#8230; le suicide.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ici, le roman atteint les sommets. Il n&#8217;y a plus confusion de noms, lieux ou dates li\u00e9s \u00e0 l&#8217;affaire mais confusion avec une affaire vieille de dix ans. Explication : lors de l&#8217;instruction de l&#8217;affaire Cadiou, en 1914, les relations entre avocats, inspecteurs de Rennes, police de Landerneau, Morlaix, et parquet de Brest s&#8217;\u00e9taient d\u00e9t\u00e9rior\u00e9es et lors d&#8217;une perquisition sur Landerneau, le commissaire Pinaut, par provocation, avait mis en \u00e9vidence un livre de Musset ouvert \u00e0 une page \u00e9voquant le suicide. Le procureur de Brest, Guilmard (qu&#8217;on retrouve donc sur l&#8217;affaire Seznec) avait mal pris la chose et en cons\u00e9quence, 9 ans plus tard, lors de la perquisition \u00e0 Kerabri, il avait d\u00e9cid\u00e9 de se passer de la pr\u00e9sence de commissaire Pinaut, ce qui n&#8217;a pas emp\u00each\u00e9 ce dernier de s&#8217;y rendre. Donc, Alfred de Musset peut \u00eatre cit\u00e9 dans l&#8217;affaire Cadiou, aucunement dans l&#8217;affaire Seznec. Cette erreur est vraiment un tour de force, l&#8217;auteur ne doit rien \u00e0 personne, il est le seul \u00e0 signaler cette \u00e9normit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 209 : &#8220;<em>&#8230; c&#8217;est Pierre Qu\u00e9m\u00e9neur. Il l&#8217;avait rencontr\u00e9 lorsqu&#8217;il pratiquait le m\u00e9tier de sellier \u00e0 Pont-Croix&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; oui, si l&#8217;on consid\u00e8re les affirmations de Fran\u00e7ois Le Her comme parole d&#8217;\u00e9vangile &#8211; absolument rien ne le confirme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 209 : &#8220;<em>&#8230; son affaire de sellerie dans sa ville natale ayant p\u00e9riclit\u00e9, il est mont\u00e9 \u00e0 Paris&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on a compris, on en saura moins que sur Bonny et autant que sur le passage de ses beaux-parents \u00e0 Port-Launay, c&#8217;est-\u00e0-dire rien&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 210 : &#8220;<em>&#8230; une v\u00e9ritable machine de guerre est en train de se mettre en marche contre lui.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; et qui l&#8217;am\u00e8nera \u00e0 b\u00e9n\u00e9ficier tout \u00e0 fait officiellement d&#8217;une pension d&#8217;invalidit\u00e9 parfaitement usurp\u00e9e&#8230; il y a quand m\u00eame pire comme sort<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 211 : &#8220;<em>M\u00b0 Moro-Gaffieri, \u00e9lu d\u00e9put\u00e9, entre au gouvernement&#8230; Il n&#8217;est donc plus en mesure de plaider et d\u00e9cide alors de charger son collaborateur, M\u00b0 Marcel Kahn, de la d\u00e9fense de Seznec<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; compl\u00e9tons en ajoutant que Marcel Kahn suit son patron au gouvernement en devenant au cabinet minist\u00e9riel,\u00a0 chef de son secr\u00e9tariat personnel.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 221 : &#8220;<em>&#8230; l&#8217;avou\u00e9 de Morlaix, M\u00b0 Belz, en additionnant les actifs mobiliers et immobiliers, en les confrontant aux passifs, en \u00e9tait arriv\u00e9 \u00e0 un solde b\u00e9n\u00e9ficiaire de pr\u00e8s de 140 000 francs &#8211; et encore n&#8217;avait-il pas fait de cadeau \u00e0 l&#8217;inculp\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 trop\u00a0 enfoncer le clou sur la bonne sant\u00e9 financi\u00e8re de l&#8217;entreprise Seznec, on nourrit le doute chez les plus convaincus &#8211; on aurait aim\u00e9 en savoir davantage sur l&#8217;activit\u00e9 du ma\u00eetre de scierie, son carnet de commandes, ses fournisseurs, ses mouvements bancaires, son personnel&#8230; circulez, rien \u00e0 dire, rien \u00e0 voir&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 226 : &#8220;<em>Pourtant, il n&#8217;est pas dans le besoin, ce Seznec : quand tous ses biens seront liquid\u00e9s, le solde sera largement positif, nous le savons&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il n&#8217;y a que la foi qui sauve&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 231 : &#8220;.<em>.. Notre assassin place dans la valise de Qu\u00e9m\u00e9neur non seulement un exemplaire de la promesse de vente, mais \u00e9galement&#8230; l&#8217;acte Le Verge, document qui vient de lui servir de mod\u00e8le pour accomplir sa forfaiture&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; peut-\u00eatre coh\u00e9rent dans le scenario, mais ce fameux double Le Verge fait toujours d\u00e9bat car rien ni personne n&#8217;attestent son existence &#8211; d&#8217;ailleurs l&#8217;auteur a bien du mal \u00e0 se d\u00e9cider, pr\u00e9c\u00e9demment il nous parle d&#8217;un seul exemplaire<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 236 :<em> &#8220;l&#8217;avocat g\u00e9n\u00e9ral&#8230; Guillot a l&#8217;apparence d&#8217;un v\u00e9n\u00e9rable vieillard&#8230; il est \u00e2g\u00e9 certes&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; n&#8217;exag\u00e9rons rien, 52 printemps au compteur et encore 16 ann\u00e9es d&#8217;activit\u00e9 professionnelle devant lui avant de raccrocher d\u00e9finitivement sa robe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p.236 :<em> &#8220;Ma\u00eetre Alizon&#8230; se montrera un adversaire pugnace, dans les faits une sorte de troisi\u00e8me accusateur, alors que, l\u00e0 encore, le code de proc\u00e9dure devrait lui imposer de borner son action \u00e0 la d\u00e9fense des personnes l\u00e9s\u00e9es. En aura t-il des remords ? Plus tard en tous cas, bien apr\u00e8s le proc\u00e8s, il se suicidera au gaz avec sa femme.&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; ce qui vaut pour Ma\u00eetre Alizon, vaut-il pour Ma\u00eetre Baudelot ? avec les m\u00eames cons\u00e9quences ? &#8211; ceci pour montrer qu&#8217;il y a des insinuations qui ne grandissent pas son auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 236 : <em>&#8220;En cela, mon grand-p\u00e8re est semblable \u00e0 Dreyfus \u00e0 qui longtemps on reprochera sa froideur&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; pourquoi pas Jeanne d&#8217;Arc pour la prochaine \u00e9dition ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 237 : (les jur\u00e9s) <em>&#8220;&#8230; d&#8217;une certaine fa\u00e7on, ils appartiennent au m\u00eame &#8220;clan&#8221; que Qu\u00e9m\u00e9neur &#8211; plus pr\u00e9cis\u00e9ment, le conseiller est le mod\u00e8le de ce qu&#8217;ils aspirent \u00e0 devenir&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; heureusement que cette saillie impayable n&#8217;a pas \u00e9t\u00e9 faite du vivant des jur\u00e9s du proc\u00e8s de 1924, ils auraient certainement appr\u00e9ci\u00e9 &#8211; rappelons que six d&#8217;entre eux, sous l&#8217;action de la Ligue des Droits de l&#8217;Homme, sont revenus officiellement, en 1934, sur leur d\u00e9cision lors du proc\u00e8s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 244 : <em>&#8220;Dans l&#8217;apr\u00e8s-midi on appelle les t\u00e9moins. Le premier est le commissaire Vidal. Une photo en premi\u00e8re page de l&#8217;Ouest-Eclair a montr\u00e9 le &#8220;beau M\u00e9ridional&#8221;, comme le surnomme la presse, se dirigeant vers le palais de justice de son pas d\u00e9cid\u00e9&#8230; A ses c\u00f4t\u00e9s, Mle H\u00e9ranval, dont nous savons &#8211; mais on l&#8217;ignore encore \u00e0 l&#8217;\u00e9poque &#8211; les liens particuliers qui l&#8217;unissent au policier&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; est-il bien n\u00e9cessaire de tomber si bas ? vacherie, erreur et ragots mensongers, difficile de faire pire. La photo dont il est question a \u00e9t\u00e9 prise plus d&#8217;un an avant le proc\u00e8s, \u00e0 Morlaix, Vidal conduisant Mle H\u00e9ranval \u00e0 la convocation du juge. L&#8217;auteur, confondant le Jarlot avec l&#8217;Odet, enfonce le clou et nous reparle de cette photo en page 551. Concernant l&#8217;insinuation de relations privil\u00e9gi\u00e9es entre le commissaire et le t\u00e9moin, j&#8217;esp\u00e8re que Denis Seznec s&#8217;est fait fort de lire ce passage savoureux lors de sa rencontre inopin\u00e9e, au Havre, lors d&#8217;une signature, avec la personne concern\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">l&#8217;auteur aurait pu avoir l&#8217;\u00e9l\u00e9gance de tenir compte des d\u00e9clarations faites en 1955 par Mle H\u00e9ranval et M. Hodey, il a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 la version rumeur et ragots, c&#8217;est lui qui voit&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 260 : <em>&#8220;Non seulement mon grand-p\u00e8re a une m\u00e9moire impr\u00e9cise en ce qui concerne les dates et les heures, mais les t\u00e9moins qui pourraient lui venir en aide ne sont gu\u00e8re mieux lotis, semble-t-il&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; et pas de chance pour le lecteur, ce trait de la personnalit\u00e9 de Guillaume Seznec s&#8217;apparente \u00e0 une fatalit\u00e9 familiale, c&#8217;est du moins ce qu&#8217;il ressort de la critique d\u00e9taill\u00e9e de l&#8217;\u0153uvre de son petit-fils. Quant aux t\u00e9moins fiables et cr\u00e9dibles, on court toujours apr\u00e8s&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 265 : (note de bas de page) <em>&#8220;Certes il avait \u00e9t\u00e9 l&#8217;un des quelques survivants du cuirass\u00e9 Danton, coul\u00e9 aux Dardanelles en 1915 avec des centaines de marins. Mais, recueilli par un navire italien, il avait regagn\u00e9 la France\u00a0 en parfaite sant\u00e9&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; il y a en fait deux histoire de France : celle officielle, d\u00e9crite par des historiens patent\u00e9s et celle bricol\u00e9e par des bonimenteurs de passage &#8211; l&#8217;extrait que vous venez de lire, h\u00e9las, ne fait pas partie de l&#8217;histoire officielle. Reconnaissons qu&#8217;il y a quand m\u00eame une chose exacte : le Danton est coul\u00e9. Manque de chance, c&#8217;est en 1917 et non en 1915 &#8211; et c&#8217;est au large de la Sardaigne (\u00e9pave retrouv\u00e9e il y a quelques ann\u00e9es) et non aux Dardanelles. Fran\u00e7ois Le Her a bien connu le Danton jusqu&#8217;en&#8230; 1913, avant d&#8217;embarquer sur le &#8220;d&#8217;Estr\u00e9es&#8221; qui contrairement au malheureux Bouvet n&#8217;est pas concern\u00e9 par l&#8217;op\u00e9ration des Dardanelles de 1915, il est d\u00e9sarm\u00e9 fin 1922.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Nous esp\u00e9rons vivement des \u00e9claircissements sur les aventures de mer du matelot Fran\u00e7ois Le Her lors de la prochaine \u00e9dition.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 266 : <em>&#8220;Le Her vient d\u00e9clarer d\u00e8s le 29 juin qu&#8217;il a vu Qu\u00e9m\u00e9neur vivant apr\u00e8s le 25 mai. Le 29 juin, c&#8217;est avant l&#8217;arrestation de mon grand-p\u00e8re. Le receveur d&#8217;autobus est donc un t\u00e9moin spontan\u00e9.&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; L&#8217;auteur nous apprend que le 29 est avant le 30 et en cons\u00e9quence les dires de Fran\u00e7ois le Her ne peuvent \u00eatre mis en doute. Nous pouvons comprendre ici le manque de discernement de l&#8217;auteur, mais on est en droit d&#8217;esquisser un sourire. La presse met l&#8217;affaire \u00e0 la Une \u00e0 partir du 25 et eu \u00e9gard aux casseroles d\u00e9j\u00e0 collectionn\u00e9es par le gars Fran\u00e7ois \u00e0 cette date, sa parole est loin d&#8217;\u00eatre parole d&#8217;Evangile.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 267 :<em> &#8220;&#8230; J&#8217;ai acquis une certitude absolue : Le Her a bien vu et parl\u00e9 \u00e0 Pierre Qu\u00e9m\u00e9neur apr\u00e8s la disparition de celui-ci. Aucun doute n&#8217;est permis. Celui qui deviendra mon p\u00e8re \u00e9tait un vrai t\u00e9moin de survie. Il innocentait Seznec.&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; la m\u00e9thode Cou\u00e9, l&#8217;auto-persuasion, la foi&#8230; c&#8217;est bien insuffisant pour lever le doute, surtout dans le cas pr\u00e9sent. L&#8217;objectivit\u00e9 semble impossible pour l&#8217;auteur, disons qu&#8217;il\u00a0 est en quelque sorte dans un situation d&#8217;aveuglement familial l\u00e9gitime &#8211; atteindre une certitude absolue dans le\u00a0 cas pr\u00e9sent, c&#8217;est tr\u00e8s tr\u00e8s fort&#8230; du grand art.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 282 : (lettre faussement sign\u00e9e Jeanne Seznec<i>) &#8220;A l&#8217;\u00e9poque, nul ne songera \u00e0 comparer l&#8217;\u00e9criture de cette lettre avec celle de certains protagonistes de l&#8217;affaire. Soixante-dix ans plus tard, je confierai ce document \u00e0 un laboratoire qui fera d&#8217;\u00e9tranges d\u00e9couvertes&#8221;<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; 1926+70=1996 &#8211; l&#8217;\u00e9dition qui sert ici est de 2006 et le lecteur que je suis reste sur sa faim quant aux conclusions de l&#8217;expert&#8230; quel suspens !!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 283 &#8211; NEP et Secr\u00e9tariat d&#8217;Etat \u00e0 la liquidation des Stocks<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; L&#8217;auteur cherche \u00e0 faire co\u00efncider la mise en place de la nouvelle politique \u00e9conomique de L\u00e9nine avec la liquidation des stocks am\u00e9ricains, en pensant \u00e9videmment aux v\u00e9hicules US &#8211; d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, l&#8217;or des tsars et de l&#8217;autre les torp\u00e9dos Cadillac, Dodge&#8230; Aucune pi\u00e8ce pour \u00e9tayer l&#8217;argumentation et des \u00e9l\u00e9ments cit\u00e9s peu convaincants. L\u00e9nine d\u00e9cide de sa NEP en mars 1921, \u00e0 cette date, \u00e0 moins de penser mettre toute l&#8217;Arm\u00e9e Rouge dans 2\/3 cadillacs, il n&#8217;y a plus mati\u00e8re \u00e0 gros achats de v\u00e9hicules, le service de la liquidation des stocks b\u00e2che en janvier 1922, avec une prolongation de 6 mois pour les affaires courantes.\u00a0 L&#8217;auteur nous cite le voisin de Pontrieux, Yves Le Trocquer, celui-ci a effectivement la responsabilit\u00e9 du secr\u00e9tariat \u00e0 la Liquidation, mais pendant 2 mois : fin novembre 1919 \u00e0 fin janvier 1920.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Bref, un trafic \u00e0 grande \u00e9chelle, super organis\u00e9 mais invisible, qui ne laisse aucune trace&#8230; chapeau les artistes !!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 284 : note de bas de page<em> &#8220;En 1992, \u00e0 l&#8217;occasion d&#8217;un article d&#8217;European sur l&#8217;Affaire Seznec, le FBI am\u00e9ricain produira une photo in\u00e9dite montrant Dzerjinski, le chef de la police secr\u00e8te (Gu\u00e9p\u00e9ou) du gouvernement des Soviets, dans une Cadillac torp\u00e9do du m\u00eame type que celle de Qu\u00e9m\u00e9neur, \u00e0 Moscou en 1923.&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; cette anecdote a fait couler beaucoup d&#8217;encre et a couvert de ridicule trois \u00e9minents commentateurs : Roger Faligot, Denis Seznec et Bertrand Vilain &#8211; faut dire qu&#8217;il y a si peu de pi\u00e8ces nouvelles au dossier, qu&#8217;\u00e0 la vue du moindre document la machine s&#8217;emballe. Dommage que Dzerjinski ne se soit pas fait tirer le portrait dans une des Delaunay du tsar, on aurait pu faire le lien avec Pont-l&#8217;Abb\u00e9 et Loctudy et en profiter pour \u00e9voquer le phare&#8230; mais c&#8217;est une autre histoire<em>.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 286 <em>: &#8220;&#8230; en s&#8217;inspirant de la phrase \u00e9crite par Qu\u00e9m\u00e9neur au bas de la promesse de vente Le Verge (qu&#8217;il a trouv\u00e9 dans la valise). Ainsi l&#8217;\u00e9nigme de la fausse signature Seznec s&#8217;explique&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; A ce jour, nous n&#8217;avons aucune preuve de l&#8217;existence d&#8217;un double de la promesse de vente Le Verge (ou plut\u00f4t d&#8217;achat de Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner) &#8211; tant\u00f4t l&#8217;auteur &#8220;l&#8217;aper\u00e7oit&#8221;, tant\u00f4t il ne voit qu&#8217;un seul et unique exemplaire. L&#8217;exemplaire fourni par le vendeur a servi pour la premi\u00e8re expertise, puis s&#8217;\u00e9vanouit avant l&#8217;expertise Samaran (1924). Dans l&#8217;hypoth\u00e8se o\u00f9 deux exemplaires ont exist\u00e9, ils disparaissent donc quelques mois seulement apr\u00e8s l&#8217;affaire&#8230; \u00e9trange, n&#8217;est-ce pas, d&#8217;autant qu&#8217;ils n&#8217;avantageaient gu\u00e8re Guillaume Seznec ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 287<em> : &#8220;Lorsqu&#8217;il reviendra du bagne, mon grand-p\u00e8re confiera \u00e0 ma m\u00e8re, qui s&#8217;\u00e9tonnait qu&#8217;il n&#8217;ait pas plus d\u00e9nonc\u00e9 le trafic des voitures am\u00e9ricaines, que c&#8217;\u00e9tait son propre avocat, M\u00b0 Moro-Gaffieri, qui lui avait fortement conseill\u00e9 de se taire sur le trafic des surplus militaires&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; On dirait du Coluche&#8230; entre le moment o\u00f9 l&#8217;avocat corse est m\u00eal\u00e9 \u00e0 l&#8217;affaire (juillet 1923) et l&#8217;instant o\u00f9 la question est pos\u00e9e (1947), il s&#8217;\u00e9coule 24 ann\u00e9es pendant lesquelles Guillaume Seznec avait le temps d&#8217;\u00e9crire plusieurs tomes sur le trafic des cadillacs (ou faire part de ses confidences aux avocats successifs), il n&#8217;en \u00e9crira pas une ligne, se contentant d&#8217;aiguiller laborieusement son chauffeur Samson sur l&#8217;adresse du caf\u00e9 le Tambour, haut-lieu du n\u00e9goce parisien des pi\u00e8ces d\u00e9tach\u00e9es et&#8230; plus&#8230;\u00a0 si affinit\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 287<em> : &#8220;Monsieur Campion&#8230; n&#8217;\u00e9tait pas en mesure de contrecarrer \u00e0 la fois le parquet et surtout un policier de la stature de Bonny, &#8220;prot\u00e9g\u00e9&#8221; en haut-lieu.&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; Bonny, le pivot central de l&#8217;\u0153uvre, la bou\u00e9e de sauvetage de l&#8217;auteur&#8230; faudrait penser \u00e0 pr\u00e9parer des rustines, pr\u00e8s de 90 ans de bons et loyaux services, l&#8217;usure se fait sentir. Que le policier v\u00e9reux ait pu jouer un r\u00f4le important lors de l&#8217;instruction, possible mais cela reste \u00e0 prouver, il n&#8217;a pu le faire que dans un cadre hi\u00e9rarchique, en tant qu&#8217;ex\u00e9cutant et certainement pas sans l&#8217;aval de Vidal et Marlier. Je pense qu&#8217;il est grand temps que l&#8217;auteur oublie un peu le lampiste Bonny pour nous donner des nouvelles des autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 288 :<em> &#8220;&#8230; c&#8217;est devant la cour d&#8217;Appel de Rennes que viendront se fracasser toutes les demandes en r\u00e9vision, cour d&#8217;appel, nous le savons, o\u00f9 Dollin du Fresnel a \u00e9t\u00e9 promu pr\u00e9sident \u00e0 la fin du proc\u00e8s. Comment esp\u00e9rer alors obtenir le r\u00e9examen du proc\u00e8s par une cour pr\u00e9sid\u00e9e par celui-l\u00e0 m\u00eame qui avait conduit les assises de ce m\u00eame proc\u00e8s ! Et puis, attaquer un jugement, c&#8217;est beaucoup, mais attaquer un jugement rendu par un juge breton, c&#8217;est beaucoup trop, c&#8217;est m\u00eame inadmissible ! C&#8217;est toute la justice bretonne qui se sent offens\u00e9&#8230;&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; On atteint les sommets. Le lecteur lambda n&#8217;a pas lieu de mettre en cause la tirade et applaudit aux propos. Si on rentre dans le d\u00e9tail, c&#8217;est une toute autre paire de manches. Dollin du Fresnel est effectivement promu \u00e0 la cour d&#8217;appel de Rennes lors du proc\u00e8s. Il y \u00e9tait en poste depuis juillet 1918 et quitte les lieux en mai 1928, car Tom Ernest est nomm\u00e9 \u00e0 Bourges. Dans le laps de temps, 1924-1928, combien de demandes de r\u00e9vision viennent &#8220;se fracasser&#8221; ? Une seule et unique, celle pr\u00e9sent\u00e9e en avril 1926 (rejet\u00e9e en d\u00e9cembre 1926). D\u00e9j\u00e0 le souffle retombe, la circonspection nous gagne, et lorsque je vous aurai dit que Tom Ernest, le redoutable juge estampill\u00e9\u00a0 breton pur beurre par notre &#8220;historien&#8221;,\u00a0 \u00e9tait natif du Puy (Haute-Loire) et n&#8217;avait jamais \u00e9t\u00e9 en poste en Bretagne avant 1918, vous comprendrez pourquoi il serait pr\u00e9f\u00e9rable que l&#8217;auteur avoue \u00e9crire des romans, la justice bretonne &#8220;offens\u00e9e&#8221; s&#8217;en remettrait probablement&#8230; et le lecteur aussi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 291\u00a0: \u00ab<em>Convoqu\u00e9e dans son bureau par le procureur Picard \u2013 l\u2019ex-soupirant de Marie-Jeanne \u2013 celui-ci d\u00e9clarant\u00a0: \u00ab\u00a0tu vois, je l\u2019ai eu, ton Guillaume\u00a0!, elle lui lance tout le contenu de l\u2019encrier \u00e0 la figure<\/em> \u00bb<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; r\u00e8glements de compte entre portes capitonn\u00e9es &#8211; imagination fertile de l\u2019auteur ou tout simplement reprise idiote de la prose de Maurice Privat, rien pour rendre l\u2019\u00e9pisode cr\u00e9dible d\u2019autant qu\u2019il y a de s\u00e9rieux doutes sur une cour appuy\u00e9e du procureur vers 1903\/1906 \u00e0 l\u2019endroit de la jeune Marie-Jeanne. Lors d\u2019une conf\u00e9rence r\u00e9cente, l\u2019auteur pr\u00e9cise que ce jet d\u2019encrier concerne contenant (en cristal\u00a0! dit-il) et contenu\u2026 et s\u2019il le dit, c\u2019est que c\u2019est vrai\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>en note de bas de page, concernant Picard\u00a0: \u00ab\u00a0<em>Th\u00e9odore Picard se suicidera en 1926 en se jetant par une fen\u00eatre dans le Queffleuth, la rivi\u00e8re qui traverse Morlaix\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; faux\u00a0: Le procureur d\u00e9c\u00e8de le 4 novembre 1928 \u2013 le grand saut dans le Queffleuth suppose que son domicile donne sur la rivi\u00e8re (ce qui n\u2019est pas le cas) ou qu\u2019il se trouve dans un appartement, rue de Brest, donnant \u00e0 l\u2019arri\u00e8re sur la rivi\u00e8re (donc dans une des habitations longeant le Queffleuth dans les 300 premiers m\u00e8tres de la rue de Brest)\u2026 voil\u00e0 un moment que Morlaix attend de l\u2019auteur des d\u00e9tails compl\u00e9mentaires sur cet \u00e9pisode, qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9vidence, il est seul \u00e0 conna\u00eetre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 291\u00a0: <em>\u00ab\u00a0En mai 1925, la scierie est mise en vente, la justice ayant consid\u00e9r\u00e9 que Mme Seznec n\u2019\u00e9tait pas apte \u00e0 diriger l\u2019affaire\u2026\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">rappelons \u00e0 l\u2019auteur que c\u2019est la m\u00eame Mme Seznec qui d\u00e9pose le bilan au tribunal de commerce de Morlaix au d\u00e9but de l&#8217;instruction et compte tenu de la pression des cr\u00e9anciers, la liquidation judiciaire \u00e9tait rendue in\u00e9vitable\u2026 la comp\u00e9tence de Marie-Jeanne est hors-sujet<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 296\u00a0: lecture des lettres de 1925\u00a0 &#8211; <em>\u00ab\u00a0On d\u00e9couvre aussi un nouveau personnage\u00a0: Emile Petitcolas, le mari de Marianne, la s\u0153ur de mon grand-p\u00e8re\u2026\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Peticolas est \u00e9vinc\u00e9 de La D\u00e9p\u00eache de Brest en 1910, d\u00e8s lors on le retrouve menant diverses activit\u00e9s sur Brest et journaliste sur Morlaix, toujours tr\u00e8s actif dans diverses associations (sportives, culturelles, professionnelles&#8230;) o\u00f9 il c\u00f4toie V\u00e9rant, Lajat, Le Hir, Rams\u2026 Domicili\u00e9 rue de Brest, il n\u2019\u00e9tait qu&#8217;\u00e0 quelques centaines de m\u00e8tres de la scierie de Traon-Velin. Sa discr\u00e9tion relative lors de l\u2019instruction et du proc\u00e8s, confirm\u00e9e par l\u2019extrait ci-dessus,\u00a0 suscite des interrogations.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 299\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Comment se fait-il que le condamn\u00e9 livre seulement maintenant ces pr\u00e9cisions importantes\u00a0? Sans doute tient-il ce renseignement d\u2019un d\u00e9tenu rencontr\u00e9 r\u00e9cemment\u00a0?\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">doit-on en d\u00e9duire qu\u2019avant ao\u00fbt 1925, Guillaume Seznec ignorait l\u2019existence m\u00eame du Tambour\u00a0? C\u2019est supposer qu\u2019il n\u2019a jamais fr\u00e9quent\u00e9 le parc automobile du Champ de Mars; son beau-fr\u00e8re Marc, guide parisien du milieu automobile,\u00a0 aurait sans doute pu nous \u00e9viter le doute, mais il ne fut gu\u00e8re sollicit\u00e9<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 303\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Extrait d\u2019une lettre de Petitcolas \u00e0 M\u00b0 Kahn (20 avril 1926) citant le r\u00e9dacteur en chef de La D\u00e9p\u00eache\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; comme il a \u00e9t\u00e9 dit plus haut, voil\u00e0 16 ans que Petitcolas n\u2019est plus \u00e0 La D\u00e9p\u00eache<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>pp. 304\/305\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Fin 1926, ma grand-m\u00e8re repart au combat. La D\u00e9p\u00eache publie en effet le t\u00e9moignage de Mme Lamarque, femme d\u2019un industriel de Brest, qui, le 21 juin 1923\u2026 D\u00e8s son arriv\u00e9e \u00e0 Brest, Mme Lamarque avait rapport\u00e9 ces faits \u00e0 son mari et \u00e0 plusieurs amis puis s\u2019\u00e9tait rendue \u00e0 la police pour apporter\u00a0 son t\u00e9moignage, mais elle avait \u00e9t\u00e9 \u00e9conduite\u2026\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; et le lecteur se dit que c\u2019est vraiment pas de bol\u00a0! \u2013 en plus pas un seul journaliste \u00e0 l\u2019horizon, le d\u00e9sert\u00a0! \u2013 il y a quand m\u00eame des moments o\u00f9 la ficelle est vraiment grosse\u2026 Quoique, l\u2019Ouest-Eclair en octobre 1926 nous dit, citant Mme Seznec, que le t\u00e9moignage avait circul\u00e9 dans le presse et le public lors de l\u2019instruction et du proc\u00e8s. Alors, du neuf ou du r\u00e9chauff\u00e9 de circonstance\u00a0? \u2013 Sommes preneurs de tout renseignement sur tout industriel de Brest dans les ann\u00e9es 20 du nom de Lamarque\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">plus tard, on apprendra que le t\u00e9moignage de Mme Lamarque n&#8217;apportait rien \u00e0 l&#8217;histoire &#8211; son voyage Paris-Brest en train ne co\u00efncidait pas avec celui suppos\u00e9 de Guillaume Seznec (un jour d&#8217;\u00e9cart)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 315\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Il sait qu\u2019elle s\u2019est ruin\u00e9e en refusant le divorce qui lui aurait permis de pr\u00e9server la moiti\u00e9 des biens de la liquidation\u00a0\u00bb<\/em><em> <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 en suivant le raisonnement, le mieux aurait \u00e9t\u00e9 de ne pas se marier ou d\u2019\u00e9tablir au minimum un contrat de mariage, mais l\u2019astuce du divorce apr\u00e8s liquidation\u2026 comme dit l\u2019autre, si \u00e7a marchait, \u00e7a s\u2019saurait\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 318\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Bien s\u00fbr, il ne se m\u00eale \u00e0 aucun trafic. Non seulement ce n\u2019est pas dans sa nature, mais il a l\u2019esprit ailleurs\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 c&#8217;est cruel, mais la contradiction est apport\u00e9 par son beau-p\u00e8re (extrait de Presse) : &#8220;<em>Il est des gens que rien n&#8217;arr\u00eate lorsqu&#8217;ils veulent s&#8217;emparer d&#8217;une auto ou d&#8217;une somme d&#8217;argent qui ne leur appartient pas. S&#8217;ils trouvent sur leur route un obstacle, ils le suppriment. Seznec est un bon \u00e0 rien, incapable de s&#8217;attacher \u00e0 une besogne quelle qu&#8217;elle soit. Il ach\u00e8te une propri\u00e9t\u00e9, un commerce, une usine, puis une lubie lui passe. Il plante tout l\u00e0 et s&#8217;en va ailleurs, c&#8217;est ainsi qu&#8217;il m&#8217;a ruin\u00e9.&#8221;<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 320\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Le service de renseignement attach\u00e9 \u00e0 Seznec, pour lui arracher l\u2019aveu involontaire et tardif, n\u2019avait rien obtenu d\u2019un homme qui ne semblait pas se m\u00e9fier et qui paraissait n\u2019avoir rien \u00e0 avouer\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 donc on consid\u00e8re que tout est limpide\u00a0: la s\u00e9paration des deux voyageurs du c\u00f4t\u00e9 d\u2019Houdan, l\u2019emploi du temps des 13 et 20 juin\u2026 circulez, j\u2019ai tout dit&#8230; tout ce que j\u2019avais \u00e0 dire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 324\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Toutefois, c\u2019est vrai que ma grand-m\u00e8re, malgr\u00e9 sa sant\u00e9 fragile, a bien essay\u00e9 d\u2019aller en Am\u00e9rique du Sud. Elle s\u2019\u00e9tait fait volontairement engager comme gouvernante pour un petit gar\u00e7on br\u00e9silien. Elle ira faire ses adieux \u00e0 Jeanne \u00e0 Lorient\u2026 Le couple de Br\u00e9siliens qui essayaient d\u2019aider Marie-Jeanne en la faisant venir au Br\u00e9sil mourront dans un accident de la route. Un accident tr\u00e8s suspect selon le journaliste Huzo. Le petit gar\u00e7on sera envoy\u00e9 en Suisse par son tuteur apr\u00e8s la mort de ses parents\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 difficile pour tout lecteur de voir une quelconque supercherie dans ce paragraphe, car on ne voit pas de prime abord l\u2019int\u00e9r\u00eat pour l\u2019auteur de falsifier les faits\u2026 et pourtant\u2026 que penser de l\u2019\u00e9vocation du m\u00eame fait dans \u00ab\u00a0Seznec le bagne\u00a0\u00bb (ed. 2001)\u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">lettre de Marie-Anne Seznec \u00e0 son fils : <strong><i>&#8221; <\/i><i>Morlaix le 15 mai 1928 \u2013 mon cher fils<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u2026 \u00ab\u00a0votre femme est actuellement chez deux vieux messieurs \u00e0 Morigny dans la Seine et Marne o\u00f9 elle se pla\u00eet tr\u00e8s bien. Elle avait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e en juillet dernier par M. H\u00e9diard, ami de l\u2019abb\u00e9 Leroy de Crozon, comme gouvernante d\u2019un enfant de cinq ans chez un Portugais plusieurs fois millionnaire habitant l\u2019h\u00f4tel Lord Byron aux Champs-Elys\u00e9es Paris\u2026 Ce portugais a une importante plantation au Br\u00e9sil o\u00f9 il allait se rendre avec sa famille pour une p\u00e9riode de quatre ans. Votre femme devait l\u2019accompagner dans ce pays comme gouvernante de son petit \u00e2g\u00e9 de cinq ans\u2026 mais elle a eu tort de se mettre \u00e0 dos, d\u00e8s son arriv\u00e9e, la femme de chambre de ces millionnaires\u2026 ils ont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 garder la toute d\u00e9vou\u00e9e personne et remercier votre femme\u2026\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 c\u2019eut \u00e9t\u00e9 mieux de faire co\u00efncider les deux narrations et c\u2019est d\u2019autant plus ennuyeux que la sortie du livre sur le bagne s\u2019intercale entre deux \u00e9ditions de <em>Nous les Seznec<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">Il n&#8217;y a pas que l&#8217;accident qui a l&#8217;air suspect, on a beau relire, \u00e7a colle pas et franchement cela fait un peu d\u00e9sordre \u2013 au lecteur de choisir la version romanc\u00e9e\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 327\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Pendant ce temps, Marie-Jeanne se d\u00e9m\u00e8ne obstin\u00e9ment\u2026 Extraits d\u2019une lettre adress\u00e9e le 14 janvier 1930 \u00e0 Belz, o\u00f9 elle lui apprend qu\u2019elle a pris la parole dans un meeting\u2026<\/em> suit la lettre, et\u2026 d\u00e9but du paragraphe suivant\u00a0:<em> \u00ab\u00a0Et le 6 mars\u00a0: avez-vous remarqu\u00e9 que la nouvelle campagne est men\u00e9e par le Quotidien\u00a0? Je suis all\u00e9e deux fois \u00e0 Chartres\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026\u00a0 et alors, me direz-vous, o\u00f9 est le probl\u00e8me\u00a0? Il n\u2019y en a pas si vous devinez (que les plus perspicaces l\u00e8vent le doigt) que le 6 mars du deuxi\u00e8me paragraphe s\u2019applique \u00e0 l\u2019ann\u00e9e 1928, et non 1930\u2026 dans un roman, il est bien normal qu\u2019il y ait de l\u2019impr\u00e9vu\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 328\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Un beau jour, un journal local titre\u00a0: Monsieur Viet pourra t-il dire quand il a vu M. Qu\u00e9m\u00e9neur pour la derni\u00e8re fois\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 vous changez \u00ab\u00a0local\u00a0\u00bb par \u00ab\u00a0national\u00a0\u00bb histoire de ne froisser personne\u00a0!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 338\u00a0: lettre de Charles Huzo\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Jeudi 14 mai 1931\u2026 Votre s\u0153ur et votre ni\u00e8ce me faisaient savoir qu\u2019elles \u00e9taient parties dans le Midi apr\u00e8s la mort de votre beau-fr\u00e8re Petitcolas, survenue elle aussi r\u00e9cemment.\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 une petite mise en garde sur la fiabilit\u00e9 des propos de Charles Huzo eut \u00e9t\u00e9 appr\u00e9ci\u00e9e, mais l\u2019auteur a d\u00e9j\u00e0 fort \u00e0 faire avec ses propres erreurs\u2026 bref, les obs\u00e8ques du journaliste Petitcolas ont eu lieu il y a trois ans\u2026 la relativit\u00e9 du temps permet des approximations&#8230; et au lecteur de se battre les c\u00f4tes<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 340\u00a0: <em>\u00ab\u2026 la presse n\u2019\u00e9tait pas encore devenue le contre-pouvoir que l\u2019on conna\u00eet et gobait, alors, tout ce que lui d\u00e9claraient les autorit\u00e9s\u2026\u00a0\u00bb<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 il y aurait beaucoup \u00e0 dire, contentons-nous d\u2019observer que si ce contre-pouvoir existait vraiment, ce blog n\u2019aurait aucune raison d\u2019\u00eatre\u2026 j\u2019attends le jour o\u00f9 j\u2019aurai l\u2019agr\u00e9able surprise de lire dans un hebdomadaire satirique du mercredi un article \u00e9gratignant notre auteur\u2026 (aussi improbable qu&#8217;une critique de l&#8217;\u0153uvre de Morvan Lebesque).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0153op. 341\u00a0: <em>\u00abCertes, mon grand-p\u00e8re est seul, d\u2019autant plus que, tour \u00e0 tour, Emile Petitcolas puis Charles Huzo sont morts (peu de temps avant et apr\u00e8s Marie-Jeanne)\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 d\u00e9duction en ce qui concerne Petitcolas\u00a0: l\u2019ann\u00e9e 1928 est \u00ab<em> peu de temps avant<\/em> \u00bb l\u2019ann\u00e9e 1931\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 343\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Le preux Charles-Victor Herv\u00e9 est un petit homme rond, bouillonnant, passionn\u00e9 au point d\u2019\u00eatre excessif, f\u00e9ru d\u2019escrime, catholique fervent jusqu\u2019au mysticisme\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 son portrait en d\u00e9but de son ouvrage \u00ab\u00a0<em>Justice pour Seznec<\/em> \u00bb ne correspond pas vraiment \u00e0 un \u00ab\u00a0<em>homme rond<\/em> \u00bb, mais ceci est anodin \u2013 il y a plus ennuyeux, c\u2019est cette forte adh\u00e9sion \u00e0 la religion catholique, est-ce vraiment le cas\u00a0? Le personnage est particulier, original, mais son \u00e9ducation est bien \u00e9loign\u00e9e de pr\u00e9ceptes religieux. Chez les Herv\u00e9 de Pluzunet, la seule religion qui vaille est la R\u00e9publique, le p\u00e8re est instituteur et la m\u00e8re\u2026 institutrice, on ne peut mieux faire comme milieu la\u00efc. Ajoutons que le juge Herv\u00e9, dans la d\u00e9fense de Guillaume Seznec, a essentiellement collabor\u00e9 avec la Ligue des Droits de l\u2019Homme, dont les adh\u00e9rents dans les ann\u00e9es 1930 ne sont pas connus pour fr\u00e9quenter assidument les \u00e9glises. Alors, conversion tardive sur laquelle l\u2019auteur aurait des tuyaux\u00a0?&#8230; attendons\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 345\u00a0: <em>\u00abMais quand le ma\u00eetre de scierie Guillaume Seznec est accus\u00e9 du meurtre, leur conscience, sans doute, commence \u00e0 les tirailler. C\u2019est pourquoi ils en parlent entre eux et racontent l\u2019affaire au caf\u00e9 Le Coz.\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 si on suit l\u2019auteur, on a donc l\u00e0, fin octobre 1924, un t\u00e9moignage spontan\u00e9\u2026 plus d\u2019un an apr\u00e8s les fait; sauf \u00e0 \u00eatre sourds et aveugles, comme les copains ils sont au parfum de l\u2019accusation de meurtre depuis fin juin 1923.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>pp 348-349\u00a0:<\/strong> \u2026 les fameuses colonnes, \u00e0 la port\u00e9e de tout coll\u00e9 au certif \u2013 Elles nous apprennent quoi, les belles colonnes du camarade Herv\u00e9 ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00abSeznec se trouvait dans une situation ais\u00e9e\u2026\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0\u2026 on constate que sa situation \u00e9tait plut\u00f4t florissante\u2026\u00a0\u00bb<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 lorsqu\u2019une bonne pr\u00eate de l\u2019argent \u00e0 son patron, cela veut toujours dire que ce dernier est tr\u00e8s riche \u2013 et lorsqu\u2019une affaire est mise en liquidation judiciaire c\u2019est un signe qu\u2019elle est en plein essor\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0\u2026 il y eut proc\u00e8s et plainte contre un avou\u00e9 de Morlaix qui porta plainte \u00e0 son tour\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 remettons un peu d\u2019ordre\u00a0: il y eut courrier adress\u00e9 au tribunal par Seznec\/de Jaegher et contenant des propos calomnieux envers un avou\u00e9 morlaisien &#8211; cela d\u00e9clencha une plainte de l\u2019avou\u00e9, puis un proc\u00e8s qui condamna tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement le duo Seznec-de Jaegher (le tribunal, \u00e9tant donn\u00e9 les circonstances, joua l\u2019apaisement)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0C\u2019est tout cela l\u2019histoire du premier incendie volontaire\u00a0!&#8230; \u2013 Quant au deuxi\u00e8me incendie attribu\u00e9 \u00e0 Seznec voici\u00a0: En 1913\u2026\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 le deuxi\u00e8me est en fait le premier\u2026 l\u2019auteur reporte les erreurs d\u2019Herv\u00e9 sans sourciller, il est vrai qu\u2019il commence \u00e0 se m\u00e9fier des notes de bas de page, \u00e7a ne lui r\u00e9ussit pas\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">suit la promenade \u00e0 v\u00e9lo entre Brest et Plomodiern (entre Chateaulin et Plomodiern dans la premi\u00e8re \u00e9dition\u2026 difficult\u00e9s de compr\u00e9hension des belles colonnes d\u2019Herv\u00e9\u00a0?) et l\u2019arriv\u00e9e au chevet de sa femme et le fameux incendie \u00a0:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0Fatigu\u00e9, il arriva un peu avant la nuit\u2026 il veillait sa femme qui venait d\u2019accoucher de son a\u00een\u00e9e Marie, lorsqu\u2019on le pr\u00e9vint qu\u2019un incendie s\u2019\u00e9tait d\u00e9clar\u00e9 chez son beau-p\u00e8re et que son magasin de cycles allait br\u00fbler\u2026\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 on a donc l\u00e0, la version Herv\u00e9\u2026 que l\u2019auteur bricole \u00e0 sa fa\u00e7on pour nous servir sa version d\u00e9finitive (p. 73)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0Il est timide\u2026 et clairvoyant en affaires\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 heureusement pour lui, on n\u2019ose pas imaginer\u2026 s\u2019il ne l\u2019avait pas \u00e9t\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>\u00ab\u00a0En r\u00e9alit\u00e9, Seznec, tr\u00e8s pieux, \u00e9tait un bon fils, bon \u00e9poux, bon p\u00e8re, tr\u00e8s d\u00e9brouillard et travailleur acharn\u00e9. Ces renseignements nous ont \u00e9t\u00e9 fournis par son compatriote, le maire de Plomodiern, Conseiller G\u00e9n\u00e9ral de Chateaulin, et sont l\u2019expression de la v\u00e9rit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 Ce m\u00eame maire a t\u00e9moign\u00e9 au moment o\u00f9 la gendarmerie enqu\u00eatait sur une Cadillac remis\u00e9e par Guillaume Seznec chez un cousin, son t\u00e9moignage figure dans l\u2019ouvrage de Bernez Rouz (p. 46\/47)\u00a0et se termine ainsi\u00a0: <strong><i>\u00ab\u2026 Cet homme n\u2019a pas une tr\u00e8s bonne r\u00e9putation au point de vue de la probit\u00e9.\u00a0\u00bb<\/i><\/strong> &#8211; alors, un maire qui souffle le chaud et le froid ou un ancien juge qui prend ses d\u00e9sirs pour des r\u00e9alit\u00e9s\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 354\u00a0: <i>\u00ab\u00a0Il est mont\u00e9 \u00e0 mes c\u00f4t\u00e9s et on est partis. Ma fianc\u00e9e nous accompagnait\u2026\u00a0\u00bb<\/i><i> <\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 dans la famille Bolloc\u2019h, on demande la fianc\u00e9e dont on attend toujours le t\u00e9moignage<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 354\u00a0:<em> \u00ab\u00a0\u2026 Je suis reparti pour Guingamp avec ma fianc\u00e9e. Et puis, ma femme et moi, on a lu dans La Province vos articles\u2026\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 attention, on d\u00e9bute la premi\u00e8re phrase en mai 1923, on saute en 1931 pour la seconde et le t\u00e9moin sort de l\u2019anonymat une fois Seznec lib\u00e9r\u00e9\u2026 on n\u2019est pas du genre press\u00e9 chez les Bolloc\u2019h<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 355\u00a0: <em>\u00ab\u00a0C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque qu\u2019emport\u00e9 par sa fougue Charles-Victor Herv\u00e9 d\u00e9passe la mesure\u2026 En 1932, le journaliste Maurice Privat, tr\u00e8s influenc\u00e9 par Herv\u00e9, fait para\u00eetre un livre\u2026.\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 et il ne fait pas dans la dentelle, le citoyen Maurice. De son bureau parisien, rien ne lui \u00e9chappe, surtout pas les histoires d&#8217;alc\u00f4ve \u2013 apr\u00e8s la romance de Marie-Jeanne avec le \u00ab\u00a0<em>jeune<\/em> \u00bb Th\u00e9odore sur les bords de l\u2019Aulne, nous voici sur les bords du Trieux pour les rencontres furtives de Louis Qu\u00e9m\u00e9ner avec sa ma\u00eetresse anonyme. Maurice Privat est \u00e0 la recherche historique ce que la collection Harlequin est \u00e0 l\u2019ethnographie, du moins dans l\u2019Affaire Seznec. Ceci n\u2019emp\u00eachant pas, bien entendu, notre auteur d\u2019y puiser ses sources historiques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 359\u00a0: <em>\u00ab\u00a0Un certificat m\u00e9dical attestant qu\u2019il se trouvait \u00e0 ce moment-l\u00e0 chez lui, \u00e0 Chelles, lui avait permis de se disculper.\u00a0\u00bb <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">\u2026 Alphonse Kern\u00e9, voil\u00e0 un personnage int\u00e9ressant sur lequel nous aurions aim\u00e9 en savoir plus, car si le coup du certificat m\u00e9dical est imparable, il m\u00e9rite r\u00e9flexion et recherches. Seulement, quand on est sur Bonny, on n\u2019est pas ailleurs\u2026 et comme on y est souvent\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 370 : &#8221; <em>Dans l&#8217;Affaire Seznec, la recherche de la v\u00e9rit\u00e9 est une longue, tr\u00e8s longue patience&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il faudra bien que l&#8217;auteur nous explique un jour ce qu&#8217;il entend par &#8220;<em>recherche de la v\u00e9rit\u00e9<\/em> &#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 374 : &#8221; <em>Le 11 mai 1939, Match publie une grande photo de mon grand-p\u00e8re, en bagnard, pr\u00e8s du s\u00e9maphore de l&#8217;Ile Royale. Il d\u00e9tourne un peu la t\u00eate car il ne veut pas \u00eatre photographi\u00e9..<\/em>. &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; bien entendu, le photographe de Match est venu incognito et a contraint Guillaume Seznec \u00e0 prendre la pose<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 378 : &#8221; <em>Nul\u00a0 ne songe \u00e0 lui demander des comptes sur ses agissements dans l&#8217;Affaire Seznec ni sur les scandales politico-financiers de la IIIe R\u00e9publique o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il s&#8217;agit d&#8217;un proc\u00e8s pour faits de collaboration, concernant douze pr\u00e9venus &#8211; Pierre Bonny n&#8217;en \u00e9tait pas \u00e0 son premier passage dans le box des accus\u00e9s et avait d\u00e9j\u00e0 d\u00fb r\u00e9pondre de ses faits et gestes dans des histoires troubles &#8211; par ailleurs, lors de l&#8217;instruction et au cours du proc\u00e8s, il ne s&#8217;est pas priv\u00e9 de donner des d\u00e9tails sur l&#8217;organisation de la Carlingue, impliquant nomm\u00e9ment bon nombre de &#8220;collaborateurs&#8221; et jetant le trouble dans le milieu de la r\u00e9sistance &#8211; au stade o\u00f9 il en \u00e9tait, faire des confidences sur l&#8217;affaire Seznec relevait de l&#8217;anecdote, rappelons quand-m\u00eame qu&#8217;en d\u00e9cembre 1944 la guerre se poursuit, cela relativise l&#8217;indignation sinon l&#8217;\u00e9tonnement de l&#8217;auteur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 378 : &#8221; <em>Au docteur Paul, le m\u00e9decin l\u00e9giste qui va constater la mort, Bonny d\u00e9clare : &#8211; Je regrette d&#8217;avoir envoy\u00e9 au bagne un innocen<\/em>t &#8220;.<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; quel cr\u00e9dit peut-on accorder \u00e0 cette phrase que l&#8217;on retrouve cit\u00e9e en boucle : livres, conf\u00e9rences, attendus de la Cour de Cassation&#8230;? &#8211;\u00a0 \u00e0 qui, o\u00f9 et dans quelles circonstances le docteur Paul a t-il fait cette confidence pour la premi\u00e8re fois ? &#8211; le fameux m\u00e9decin l\u00e9giste n&#8217;a pas toujours brill\u00e9 par sa comp\u00e9tence ou sa clairvoyance (affaires Daudet, Cadiou, affaire Stavisky o\u00f9 il doit s&#8217;expliquer au tribunal sur des certificats de complaisance indiquant Stavisky comme inapte \u00e0 la d\u00e9tention&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 379 : &#8221; <em>Cette gr\u00e2ce que certains attribueront \u00e0 Vincent Auriol&#8230;. nous savons, dans ma famille, que c&#8217;est au g\u00e9n\u00e9ral de Gaulle que nous la devons et que c&#8217;est un de ses ministres, M. Tanguy-Prigent, qui est intervenu aupr\u00e8s du G\u00e9n\u00e9ral<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il n&#8217;est pas une intervention publique de l&#8217;auteur sans qu&#8217;il soit question de la gr\u00e2ce de De Gaulle &#8211;\u00a0 cependant, il s&#8217;agit bien d&#8217;une remise de peine collective accord\u00e9e par F\u00e9lix Gouin en f\u00e9vrier 1946, Charles de Gaulle ayant d\u00e9missionn\u00e9 quelques semaines avant &#8211; le d\u00e9cret \u00e9tait-il dans les tuyaux ? probable &#8211; on est, \u00e0 cette date, dans le cadre de la fermeture effective du bagne de Guyanne, en cons\u00e9quence les remises de peine sont courantes et conduisent \u00e0 des rapatriements en nombre &#8211; vouloir \u00e0 tout prix faire croire qu&#8217;il y ait eu une attention particuli\u00e8re par de Gaulle pour le bagnard Seznec, cela fait bien dans le tableau, mais c&#8217;est de l&#8217;histoire \u00e0 la petite semaine, ou alors, comme pour les autres affirmations, il faut prouver, cela permettant de clore le sujet (derni\u00e8rement, lors de son audition \u00e0 la mission d&#8217;information sur la justice p\u00e9nale, l&#8217;auteur a \u00e9voqu\u00e9 un courrier de de Gaulle transmis \u00e0 la famille, il serait peut-\u00eatre int\u00e9ressant d&#8217;en savoir plus).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 384 : &#8220;<em> La premi\u00e8re chose que je ferai en arrivant au pays, dit mon grand-p\u00e8re&#8230;. ce sera de fleurir la tombe de Marie-Jeanne..<\/em>.&#8221;\u00a0 &#8230; et&#8230;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 349 &#8221; <em>Au petit matin, dans la brume, la voiture o\u00f9 a pris place mon grand-p\u00e8re d\u00e9marre, aussit\u00f4t suivie de son escorte de journalistes. pendant tout le trajet, ils ne le quitteront pas d&#8217;un instant, se pr\u00e9cipitant d\u00e8s qu&#8217;il descend de voiture, l&#8217;accompagnant au cimeti\u00e8re quand il va se recueillir sur la tombe de sa femme&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; attention fort compr\u00e9hensible et louable de Guillaume Seznec que celle de placer, en priorit\u00e9, une visite sur la tombe de son \u00e9pouse, mais qu&#8217;en est-il des faits ? &#8211; encore une fois, l&#8217;auteur m\u00e8ne ses lecteurs en bateau, Marie-Jeanne a \u00e9t\u00e9 enterr\u00e9e au nord de Paris, au cimeti\u00e8re de Saint-Ouen (atteint par les bombardements en avril 1944) et non &#8220;au pays&#8221;, en cons\u00e9quence l&#8217;arr\u00eat au cimeti\u00e8re lors du trajet Le Havre\/Plourin-Ploudalm\u00e9zeau est de la pure fiction<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">s&#8217;il s&#8217;\u00e9tait donn\u00e9 la peine de se renseigner, l&#8217;auteur aurait \u00e9vit\u00e9 ces inexactitudes et aurait pu \u00e9voquer la visite (r\u00e9elle) de Guillaume Seznec (accompagn\u00e9 de Fran\u00e7ois Le Her) sur la tombe de Marie-Jeanne, le 17 juillet 1947 (c&#8217;est-\u00e0-dire quinze jours plus tard)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 386 : &#8221; <em>Et toute la Bretagne apprend avec \u00e9motion le retour de celui qu&#8217;elle consid\u00e8re, encore et toujours, comme son h\u00e9ros. Dans le moindre petit hameau, dans le plus modeste village, on f\u00eate ce retour&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;. Maurice Privat n&#8217;aurait pas fait mieux&#8230; qu&#8217;il n&#8217;y ait aucun article de presse pour corroborer ses dires ne semble pas g\u00eaner l&#8217;auteur&#8230; et le fait que le &#8220;h\u00e9ros&#8221; soit enterr\u00e9 en 1954, \u00e0 Plomodiern, dans l&#8217;indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9rale (\u00e0 l&#8217;exception de la presse), ne modifie en rien son jugement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 387 : &#8221; <em>&#8230; Louis Qu\u00e9m\u00e9neur vit prostr\u00e9 dans un hospice&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; nous somme en 1948, or \u00e0 la fin de cette ann\u00e9e-l\u00e0, un journaliste parisien en mal de sensationnel, organise une rencontre surprise entre Guillaume Seznec et Louis Qu\u00e9m\u00e9ner &#8211; elle a lieu dans l&#8217;enclos paroissial de Saint-Th\u00e9gonnec, quelques mots sont \u00e9chang\u00e9s et les deux &#8220;people&#8221; sont photographi\u00e9s, pr\u00e8s du calvaire, se serrant la main&#8230; en regardant la photo, on a un doute : soit on ne ma\u00eetrise pas bien le sens du mot prostr\u00e9, soit l&#8217;auteur une fois de plus s&#8217;\u00e9carte de l&#8217;exacte exactitude&#8230; &#8211; sur le m\u00eame sujet, dans son ouvrage, Y.-F. Jaffr\u00e9 nous dit : &#8220;<em>Puis s&#8217;apercevant qu&#8217;il \u00e9tait en face de Seznec, il bondit vers l&#8217;\u00e9glise et s&#8217;y r\u00e9fugia<\/em>&#8221; (disons qu&#8217;entre &#8220;prostr\u00e9&#8221; et &#8220;bondit&#8221;, il y a de la marge)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 389 : &#8221; <em>Ils avaient fait la connaissance de Le Her par hasard \u00e0 Paris, puis avaient d\u00e9barqu\u00e9, un beau jour de juillet, chez lui en Bretagne, se pr\u00e9sentant comme un couple dans le besoin. Ils avaient facilement convaincu mon p\u00e8re, qui avait bon c\u0153ur malgr\u00e9 tous ses d\u00e9fauts, de leur offrir l&#8217;hospitalit\u00e9 pour quelque temps. En \u00e9change Emilien Florent devait remettre en bon \u00e9tat m\u00e9canique l&#8217;automobile. Ils s&#8217;incrusteront trois mois&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; tentons d&#8217;y voir clair, pour cela aidons-nous des d\u00e9positions de Jeanne Seznec (JS), de Florent Emilien (FE) et de Lydia Nicaud (LN &#8211; veuve Olliveau) faites lors de l&#8217;instruction de la &#8220;trag\u00e9die&#8221; du 3 octobre 1948 :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; Jeanne Seznec et Lydia Nicaud font connaissance \u00e0 Paris en 1920\/30 et ne se revoient, par hasard, toujours \u00e0 Paris, qu&#8217;en 1945 &#8211;\u00a0 \u00e0 cette occasion, Lydia Nicaud fait la connaissance de Fran\u00e7ois Le Her (d\u00e9clarat. LN)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; en juillet 48, Lydia Nicaud et Emilien Florent croisent Fran\u00e7ois Le Her dans un caf\u00e9 de Paris, ce dernier les invite \u00e0 passer quelques jours \u00e0 Kergleuchard, se faisant fort de trouver du travail pour l&#8217;ami de Lydia Nicaud &#8211; ainsi le couple y passe trois jours \u00e0 fin ao\u00fbt et revient sur Paris (d\u00e9clarat. LN)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; le 20 septembre, le couple arrive de nouveau \u00e0 Kergleuchard et en l&#8217;absence de travail pour Emilien Florent, Fran\u00e7ois le Her lui propose de retaper le moteur d&#8217;une camionnette (d\u00e9clarat. LN)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8211; le 29 septembre, les \u00e9poux Le Her se d\u00e9placent \u00e0 Paris avec leur fils Bernard, laissant la garde des autres enfants au couple Florent\/Nicaud jusqu&#8217;au 2 octobre, date du retour \u00e0 Kergleuchard du couple Le Her et veille du jour fatidique (d\u00e9clarat. de EF)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">je ne souhaite pas commenter davantage cet \u00e9pisode tragique, il n&#8217;y aurait eu que ce passage &#8220;arrang\u00e9&#8221; dans l&#8217;ouvrage, il n&#8217;y avait pas lieu de crier \u00e0 l&#8217;imposture&#8230; mais trois fois h\u00e9las ! on en est loin, tr\u00e8s loin<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">une remarque cependant : si on ajoute 12 jours \u00e0 3 jours et qu&#8217;on ne se trompe pas dans l&#8217;addition, on reste nettement en de\u00e7\u00e0 de trois mois &#8220;d&#8217;incrustation&#8221; &#8211; \u00e9tait-ce bien utile d&#8217;en rajouter ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 390 : &#8220;<em>Il s&#8217;av\u00e9rera plus tard qu&#8217;Emilien Florent \u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 un ancien l\u00e9gionnaire et que Lydia Olliveau n&#8217;\u00e9tait pas bien s\u00fbr, sa petite amie mais une prostitu\u00e9e qui lui servait \u00e0 donner le change&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8221; <em>cet inconnu se r\u00e9v\u00e9lera \u00eatre un inspecteur de police. Et pas de n&#8217;importe quelle police : de la DST !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le roman s&#8217;\u00e9toffe&#8230; et, fatalement, la v\u00e9rit\u00e9 s&#8217;\u00e9loigne&#8230; \u00e0 moins que la prochaine \u00e9dition nous donne des pr\u00e9cisions&#8230; on peut r\u00eaver&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 390 : &#8220;<em>J&#8217;ai acquis l&#8217;absolue certitude que toutes les conditions avaient \u00e9t\u00e9 soigneusement r\u00e9unies pour que ce drame \u00e9clate<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; je conc\u00e8de, que dans un tel cas de figure, croire au complot est sans doute salutaire&#8230; sauf, que ce qu&#8217;est cens\u00e9 lire le lecteur est &#8220;un mod\u00e8le de contre-enqu\u00eate&#8221; et il est en droit d&#8217;attendre des preuves correspondant \u00e0 une certitude, surtout si elle est&#8230; absolue (si quelqu&#8217;un peut nous tuyauter sur une certitude non absolue, c&#8217;est pas de refus&#8230;)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 391 : &#8221; <em>Qui a donc le pouvoir d&#8217;attribuer ill\u00e9gitimement une pension militaire ?<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; d&#8217;\u00e9dition en r\u00e9\u00e9dition, l&#8217;auteur nous pose la question, mais visiblement il ne se la pose toujours pas, du moins c&#8217;est ce que d\u00e9duit le lecteur lambda en attente depuis 20 ans d&#8217;un d\u00e9but de commencement de r\u00e9ponse de la part de notre contre-enqu\u00eateur&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 396 : &#8221; <em>Mais avec ce que je sais aujourd&#8217;hui &#8211; la r\u00e9alit\u00e9 incontestable du t\u00e9moignage de Le Her et la certitude que ce m\u00eame t\u00e9moignage a \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9 sous la pression de la police&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; les dires de Fran\u00e7ois Le Her sont autant sujet \u00e0 caution aujourd&#8217;hui qu&#8217;en 1923\/24, et il n&#8217;avait gu\u00e8re besoin d&#8217;une pression quelconque pour modifier son t\u00e9moignage, il s&#8217;en chargeait bien tout seul&#8230; mais si le fils d\u00e9tient des \u00e9l\u00e9ments donnant un cr\u00e9dit &#8220;incontestable&#8221; \u00e0 la parole de son p\u00e8re, surtout qu&#8217;il ne se g\u00eane pas, on serait ravi d&#8217;en prendre connaissance<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 409 : &#8221; <em>&#8230; \u00e9mu de fouler le sol de cette propri\u00e9t\u00e9 qu&#8217;il avait achet\u00e9, jadis, pour s&#8217;y installer avec sa famille et y vivre des jours heureux. Il est chez lui apr\u00e8s tout. Les dollars-or, il les a bien donn\u00e9s \u00e0 Qu\u00e9m\u00e9neur&#8230;<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; aucune contestation possible, Guillaume Seznec l&#8217;a dit, son petit-fils le r\u00e9p\u00e8te&#8230; donc c&#8217;est vrai&#8230; d&#8217;ailleurs il serait peut-\u00eatre temps de se pr\u00e9occuper de savoir s&#8217;il ne reste pas quelques pi\u00e8ces \u00e9gar\u00e9es sous une table de la terrasse de l&#8217;H\u00f4tel des Voyageurs<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 410 : &#8221; <em>Ainsi mon grand-p\u00e8re est mort. Soixante-seize ans, toute une vie &#8211; dont un tiers pass\u00e9 au bagne&#8230; &#8221; <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; Guillaume Seznec part pour le bagne le 7 avril 1927 et en sort le 1er mai 1947, c&#8217;est-\u00e0-dire 20 ans plus tard &#8211; donc,\u00a0 si on veut se rapprocher de l&#8217;exactitude, si ch\u00e8re \u00e0 notre auteur, on est plus pr\u00e8s du quart que du tiers &#8211; au point o\u00f9 nous en sommes, nous acceptons l&#8217;approximation&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 411 : &#8221; <em>Mais il aura \u00e9t\u00e9 \u00e9crit que, m\u00eame mort, la justice ne laisserait pas mon grand-p\u00e8re en paix, car le 16 f\u00e9vrier le parquet ordonne une autopsie&#8230;&#8221;&#8230; <\/em>puis plus loin<em> : <\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 &#8220;Le rapport d&#8217;autopsie \u00e9tabli par le Pr Pieddeli\u00e8vre est rendu public. Il indique que le d\u00e9c\u00e8s de Guillaume Seznec est la cons\u00e9quence directe de son accident. Le 17 janvier 1955, ma m\u00e8re et mon fr\u00e8re a\u00een\u00e9, assist\u00e9s par un jeune avocat, M\u00b0 Badinter, d\u00e9posent plainte. La mort accidentelle de mon grand-p\u00e8re nous a toujours sembl\u00e9 suspecte&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; personne du parquet ne s&#8217;est r\u00e9veill\u00e9 un beau matin en se disant &#8220;tiens, et si aujourd&#8217;hui on faisait autopsier Guillaume Seznec&#8221; &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; remettons les choses dans l&#8217;ordre (le 17 janvier passant donc avant le 16 f\u00e9vrier), \u00e0 ce moment-l\u00e0 doit-on toujours penser acharnement de la justice en ce qui concerne cette autopsie, ou suite logique de l&#8217;action entreprise par la famille par l&#8217;interm\u00e9diaire de son avocat ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;- volont\u00e9 de tromper le lecteur ou \u00e9tourderie passag\u00e8re r\u00e9p\u00e9t\u00e9e depuis 20 ans ? &#8211; j&#8217;ai ma p&#8217;tite id\u00e9e&#8230; pas vous ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 412 : &#8220;<em>Bien s\u00fbr, je me suis livr\u00e9 \u00e0 une petite enqu\u00eate. Le 18 juillet 1948, Ren\u00e9 Bonnefoy a \u00e9t\u00e9 effectivement condamn\u00e9 \u00e0 mort par contumace. Depuis, il se cachait dans le quartier des Gobelins. Jusqu&#8217;au 15 mars 1955, jour o\u00f9 il se pr\u00e9senta devant la Haute Cour de Justice (celle-ci r\u00e9duira sa peine \u00e0 cinq ans d&#8217;indignit\u00e9 nationale)<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; toujours f\u00e2ch\u00e9 avec les dates, notre \u00e9crivain-enqu\u00eateur : nous rectifierons le 18 juillet 1948 en 17 juillet 1946 (le &#8220;personnel&#8221; de Vichy est jug\u00e9 en juin 1946) &#8211; nous pr\u00e9ciserons aussi que le sp\u00e9cialiste de l&#8217;information \u00e0 Vichy se pr\u00e9sente aux services de police d\u00e9but janvier 1955 (apr\u00e8s l&#8217;amnistie de 1954, pas idiot notre \u00e9crivain de science-fiction), il passe rapidement devant la Haute Cour de Justice, le premier jugement tombe le 26 janvier (indignit\u00e9 nationale \u00e0 vie) et un second jugement le 15 mars, ram\u00e8ne la peine \u00e0 5 ans d&#8217;indignit\u00e9 nationale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; la devise de notre historien : pourquoi faire\u00a0 exact si on peut contenter le lecteur par de l&#8217;\u00e0 peu pr\u00e8s<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 412 : &#8221; <em>Guillaume Seznec assassin\u00e9 ? Beaucoup de gens le pensent. Je me garderai de l&#8217;affirmer, en me livrant \u00e0 des supputations sans preuve&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un \u00e9clair ? un moment de lucidit\u00e9 ?\u00a0 &#8211; possible&#8230; mais alors vraiment bref,\u00a0 tr\u00e8s bref, car 5 lignes plus loin&#8230; :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>&#8221; <em>&#8230; la campagne pour la revision de son proc\u00e8s risquait de faire sortir au grand jour certaines r\u00e9v\u00e9lations sur le trafic des Cadillac, un trafic dont j&#8217;ai dit \u00e0 quel point il avait \u00e9t\u00e9 couvert, sinon organis\u00e9, par les sph\u00e8res dirigeantes du pouvoir&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; deux hypoth\u00e8se : soit nous sommes devant un cas d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9, soit l&#8217;auteur cultive le secret et nous d\u00e9voilera des documents chocs dans la quinzi\u00e8me r\u00e9\u00e9dition &#8211; \u00e0 chacun de faire son opinion&#8230; j&#8217;ai la mienne&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 416 : &#8221; &#8230; <em>il est bien regrettable que le livre de Claude Bal souffre d&#8217;un manque de rigueur, ce qui enl\u00e8ve beaucoup de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 son travail d&#8217;enqu\u00eateur<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; selon l&#8217;expression consacr\u00e9e : c&#8217;est l&#8217;h\u00f4pital qui se fout de la charit\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>P. 417 : &#8221; <em>Sans avoir \u00e9t\u00e9, \u00e0 ma connaissance, mandat\u00e9 pour cela, il introduit une requ\u00eate en revision du proc\u00e8s de Seznec<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; tr\u00e8s bien, \u00e0 ceci pr\u00e8s, (qu&#8217;\u00e0 sa connaissance), l&#8217;auteur savait tr\u00e8s bien que mandat sign\u00e9 \u00e9tait donn\u00e9 \u00e0 Claude Bal, par ses deux oncles &#8211; sa m\u00e8re \u00e9tant alors en opposition avec ses fr\u00e8res &#8211; il y a vraiment des fois o\u00f9 le lecteur a le f\u00e2cheux sentiment d&#8217;\u00eatre pris pour un imb\u00e9cile&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 417 : &#8220;<em>&#8230; L&#8217;avocat de la partie civile n&#8217;a pas d\u00fb dig\u00e9rer sa cuisante d\u00e9faite au proc\u00e8s de ma m\u00e8re<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on peut donc d\u00e9duire que Ma\u00eetre Jaffr\u00e9 fut la seule personne surprise par le verdict de cl\u00e9mence de la cour d&#8217;Assises<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 417 : &#8220;<em>&#8230;. si je cite ce livre &#8211; bourr\u00e9 d&#8217;erreurs ou d&#8217;inexactitudes -&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; que le lecteur se rassure, il ne s&#8217;agit nullement d&#8217;un ouvrage \u00e9crit par notre historien-enqu\u00eateur&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 418 : &#8220;.<em>.. Il cite des rapports officiels&#8230; qui \u00e9tablissent la r\u00e9alit\u00e9 du trafic des Cadillac.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; faux\u00a0 &#8211; le fait qu&#8217;il y ait eu trafic av\u00e9r\u00e9 des stocks am\u00e9ricains, dont des v\u00e9hicules de marque Cadillac, ne signifie nullement qu&#8217;il y ait eu un trafic sp\u00e9cifique des Cadillac&#8230;\u00a0 la r\u00e9alit\u00e9 historique \u00e9voqu\u00e9e maintes fois par l&#8217;auteur n&#8217;est que du vent&#8230; 90 ans apr\u00e8s le trafic en question, on attend toujours la premi\u00e8re pi\u00e8ce du dossier&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 423 : &#8221; <em>Ensuite, songer \u00e0 interroger aussit\u00f4t que possible tous les t\u00e9moins encore vivants. Et d&#8217;abord ma famille&#8230; Ma s\u0153ur et mes deux fr\u00e8res s&#8217;\u00e9taient mari\u00e9s. Restaient ma m\u00e8re, moi&#8230; et sa valise<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l&#8217;auteur se situe en 1964, nombre de t\u00e9moins (famille et hors-famille) \u00e9taient susceptibles de fournir des renseignements &#8211; ses aveux lors de conf\u00e9rences et ses ouvrages d\u00e9montrent qu&#8217;il ne s&#8217;est pas donn\u00e9 la peine de contacter ces personnes, pour quelles raisons ? myst\u00e8re &#8211; sa m\u00e8re, Jeanne, n&#8217;avait pourtant pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 rendre visite \u00e0 Louis Qu\u00e9m\u00e9ner, l&#8217;auteur pouvait tr\u00e8s bien prendre le m\u00eame chemin pour rencontrer Marie-Anne Qu\u00e9m\u00e9ner (s\u0153ur de Pierre et Louis)&#8230; et bien d&#8217;autres, notamment dans la famille Marc&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 424 &#8220;<em>&#8230; bien des d\u00e9fenseurs de mon grand-p\u00e8re avaient agi trop h\u00e2tivement, trop passionn\u00e9ment, avaient commis des approximations, des erreurs&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; oui, mais avec un petit-fils &#8220;d&#8217;autant plus furieux&#8221;, on allait voir ce que qu&#8217;on allait voir&#8230; et on a&#8230; vu !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 424 : &#8221; <em>Une chose, en tout cas, \u00e9tait s\u00fbre, intangible : mon grand-p\u00e8re \u00e9tait innocent&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ce n&#8217;est pas un d\u00e9but de contre-enqu\u00eate, c&#8217;est un entr\u00e9e en religion&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 429 : &#8220;<em>&#8230; La d\u00e9couverte des lettres que Marie-Jeanne \u00e9crivait \u00e0 Guillaume&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il serait sans doute int\u00e9ressant de faire une \u00e9tude compar\u00e9e de ces lettres avec les \u00e9crits d&#8217;Emile\u00a0 Petitcolas, beau-fr\u00e8re de Marie-Jeanne et architecte de la d\u00e9fense post-condamnation de Guillaume Seznec&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 433 : &#8220;<em> &#8230; notre avocat d\u00e9posait, au nom de ma m\u00e8re, une requ\u00eate en revision aupr\u00e8s de garde des Sceaux, Alain Peyrefitte. C&#8217;\u00e9tait de loin la plus charpent\u00e9e, la plus solide<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; cela donne une id\u00e9e de la consistance des autres demandes de r\u00e9vision&#8230; on peut raisonnablement se poser la question du pourquoi d&#8217;une telle strat\u00e9gie de d\u00e9fense&#8230; faire le moins possible tout en donnant l&#8217;impression d&#8217;en faire des tonnes&#8230; et 90 ans que cela dure&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 435 : &#8220;<em>&#8230; la tombe de mon grand-p\u00e8re \u00e9tait toujours comme nous l&#8217;avions voulue : sobre et sans fioritures&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; toujours ce besoin d&#8217;en rajouter, quitte \u00e0 friser l&#8217;ind\u00e9cence<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 435 : &#8221; <em>&#8230; ce bourg dont une partie des habitants avait laiss\u00e9 se propager, en son temps, cette rumeur sur l&#8217;incendie volontaire du magasin \u00e0 v\u00e9los..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; faute de preuves, l&#8217;enqu\u00eate polici\u00e8re a retenu l&#8217;incendie accidentel, mais la lecture du dossier d&#8217;enqu\u00eate laisse songeur et si on y ajoute les propos tenus par Jean Corentin Marc en 1923, le doute est permis &#8211; rappelons quand m\u00eame que l&#8217;auteur ne fait pas dans la dentelle pour nous d\u00e9montrer\u00a0 l&#8217;impossibilit\u00e9 d&#8217;une implication de Guillaume : revenant en urgence de Brest, du haut de sa selle de v\u00e9lo, il aper\u00e7oit les flammes&#8230;\u00a0 &#8211; tous les t\u00e9moignages contredisent cette \u00e9normit\u00e9, l&#8217;heureux p\u00e8re \u00e9tait bien sur place au moment des faits &#8211; combattre une rumeur par un gros mensonge, c&#8217;est pas brillant&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 435 : &#8221; <em>Et puis j&#8217;ai trouv\u00e9 la maison de mes anc\u00eatres, \u00e0 Kerwennec&#8230; Je l&#8217;avais recherch\u00e9e longtemps un peu partout dans le Finist\u00e8re, alors qu&#8217;elle ne se trouvait qu&#8217;\u00e0 deux kilom\u00e8tres \u00e0 peine de Kerneol<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; cette recherche h\u00e9ro\u00efque \u00e9tant aussi difficile que celle d&#8217;un bureau de poste dans un chef-lieu de canton, on est de plus en plus perplexe sur les comp\u00e9tences de notre &#8220;contre-enqu\u00eateur&#8221; &#8211; par ailleurs, le village cit\u00e9 est celui d&#8217;une \u00e9pouse Seznec, o\u00f9 un couple Seznec y demeure quelque temps, mais ne peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme le village d&#8217;origine de la famille&#8230;\u00a0 vous me direz, tout d\u00e9pend o\u00f9 on s&#8217;arr\u00eate dans la g\u00e9n\u00e9alogie&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 436 : &#8221; <em>Seznec viendrait du breton Saezeun (rayon de soleil), cela expliquerait alors pourquoi la maison de mes anc\u00eatres s&#8217;appelle Kerneol (maison du soleil)..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est de la toponymie fa\u00e7on Harlequin<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 438 : &#8221; <em>J&#8217;en suis rest\u00e9 stup\u00e9fait. Un homme aurait donc particip\u00e9 \u00e0 la mise au point des faux ?<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ou une femme&#8230; ? &#8230; ou sinon, le Saint-Esprit ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 445 : &#8221; <em>On retrouva des dossiers contenant des pi\u00e8ces officielles, et m\u00eame le carnet militaire de mon grand-p\u00e8re<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on est en 1979 et on attend toujours la publication des documents&#8230; on est impatient de savoir si le coup de main de Guillaume Seznec \u00e0 la poudrerie d&#8217;Ouessant est mentionn\u00e9 dans son carnet militaire (une\u00a0 ann\u00e9e, vers 1916\/17, information donn\u00e9e pr\u00e9c\u00e9demment par l&#8217;auteur)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 449 : &#8221; <em>Si la cour d&#8217;assises avait su que mon grand-p\u00e8re ne mentait pas, si elle avait su que Quemeneur se livrait \u00e0 un trafic de voitures am\u00e9ricaines dont la r\u00e9alit\u00e9 est aujourd&#8217;hui \u00e9tablie&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; une petite louche, d\u00e8s fois que le lecteur n&#8217;aurait pas encore compris<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 449 : &#8221; <em>Mais au fil de ces ann\u00e9es &#8211; de 1982 \u00e0 1986 &#8211; j&#8217;avais l&#8217;impression que, si je me gorgeais d&#8217;informations, je tournais cependant un peu \u00e0 vide&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le constat fait en 1986 reste valable pour 2013&#8230; statu quo, on ne change rien et on continue&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 450 : &#8221; <em>Fin 1986, j&#8217;avais quitt\u00e9 la coop\u00e9rative de presse que j&#8217;avais contribu\u00e9 \u00e0 fonder. Quatorze ann\u00e9es de travail &#8211; mais surtout de passion &#8211; au sein d&#8217;une entreprise, Publications-Elys\u00e9es, consid\u00e9r\u00e9e \u00e0 l&#8217;\u00e9poque comme le plus beau fleuron de la profession&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; effectivement, pas n&#8217;importe quelle maison, la vitrine (la danseuse disent certains) de la puissante CGT du Livre &#8211; des bureaux sur les Champs-Elys\u00e9es, un outil \u00e0 la pointe, une client\u00e8le &#8220;oblig\u00e9e&#8221; et docile&#8230; mais revers de la m\u00e9daille, des obligations syndicales maintes et vari\u00e9es et d\u00e9fense de sortir des clous (ceux plant\u00e9s par le &#8220;vrai&#8221; patron, courroie, en ces temps recul\u00e9s, du gardien du temple, sis place du Colonel Fabien)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;&#8230; ceci dit, force est de constater qu&#8217;une fois de plus l&#8217;auteur semble souffrir de troubles de m\u00e9moire : Publications-Elys\u00e9es, en tant que soci\u00e9t\u00e9 ouvri\u00e8re de production n&#8217;existe que depuis mai 1983 (date de d\u00e9claration au greffe de la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9) &#8211; si m\u00eame sur son parcours professionnel, l&#8217;auteur n&#8217;est pas fiable, nous voil\u00e0 dans de beaux draps !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on attend avec impatience la prochaine r\u00e9\u00e9dition pour des informations compl\u00e9mentaires sur le parcours professionnel et politique de l&#8217;auteur&#8230; nous sommes nombreux \u00e0 ne pas avoir tout compris&#8230; notamment le cheminement du rouge vif au bleu marine&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 447 : &#8221; <em>Ma m\u00e8re n&#8217;avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9vou\u00e9e qu&#8217;\u00e0 son p\u00e8re. Si elle a \u00e9pous\u00e9 le t\u00e9moin de son p\u00e8re, c&#8217;\u00e9tait une fa\u00e7on de ne pas le perdre de vue..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ce s&#8217;rait pas un peu tir\u00e9 par les ch&#8217;veux, dommage de prendre syst\u00e9matiquement le lecteur pour un demeur\u00e9&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 457 : &#8221; <em>C&#8217;est en quittant les \u00eeles de Salut que j&#8217;ai d\u00e9cid\u00e9 d&#8217;accoler le nom de Seznec au mien&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; tant qu&#8217;on y est, peut-on savoir quand et pourquoi le &#8220;mien&#8221; (le vrai nom, Le Her) a depuis disparu corps et biens ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 459 :\u00a0 &#8221; <em>Autrefois Morlaix avait \u00e9t\u00e9 la ville hostile par exellence, car bien des ragots y avaient terni la r\u00e9putation de Seznec, l&#8217;\u00e9tranger &#8211; il venait de la Cornouaille !, Marie-Jeanne b\u00e9n\u00e9ficiant, elle, de l&#8217;estime g\u00e9n\u00e9rale.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; nous revoil\u00e0 avec du Maurice Privat&#8230; au fait, enlevez-moi un doute, Marie-Jeanne ne serait plus cornouaillaise ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 460 : &#8221; <em>Fr\u00e9d\u00e9ric Pottecher clamera : &#8220;Pour moi, cela ne fait aucun doute, Seznec a \u00e9t\u00e9 la victime d&#8217;une machination diabolique de l&#8217;inspecteur Bonny&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; Bonny, le ma\u00eetre et l&#8217;artisan des basses \u0153uvres&#8230; un costume un peu trop grand pour lui en 1923, mais \u00e0 force de retouches, il a fini par devenir pr\u00e9sentable&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 460 : &#8220;<em>Malgr\u00e9 le soutien de la population bretonne et des m\u00e9dias&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; une p&#8217;tite dose d&#8217;exag\u00e9ration&#8230; \u00e7a mange pas d&#8217;pain&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 462 : &#8220;<em> soit que nous \u00e9tions trahis par un d\u00e9fenseur qui, apr\u00e8s s&#8217;\u00eatre appropri\u00e9 la cause, privil\u00e9giait son image personnelle ou sortait un livre&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pour un peu, il aurait fait des conf\u00e9rences&#8230; quel toupet, quand m\u00eame !!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 463 : &#8221; <em>Devenir accusateur pour mieux prouver l&#8217;innocence \u00e9tait un d\u00e9faut..<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; sauf en ce qui concerne Bonny, Gherdi, Pouliquen&#8230; mais \u00e7a vous l&#8217;aviez compris, \u00e7a tombe sous le sens&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 464 : &#8221; <em>J&#8217;ai donc r\u00e9vis\u00e9 la loi sur les r\u00e9visions. Un comble !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; non, le comble c&#8217;est de ne jamais avoir r\u00e9vis\u00e9 son propre bouquin, ni les r\u00e9\u00e9ditions successives&#8230; il est vrai que la pr\u00e9face insiste sur le fait que l&#8217;ouvrage est parfait&#8230; donc, effectivement, pourquoi perdre son temps ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 471 : &#8221; <em>&#8230; j&#8217;ai demand\u00e9 \u00e0 M\u00b0 Jean-Denis Bredin et \u00e0 M\u00b0 Yves Baudelot de bien vouloir renforcer notre d\u00e9fense. Ils ont aussit\u00f4t accept\u00e9, et, comme tous les d\u00e9fenseurs au cours de notre histoire, sans qu&#8217;aucune r\u00e9tribution ne soit envisag\u00e9e<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; don de soi et d\u00e9sint\u00e9ressement, c&#8217;est connu, est la devise de la profession. On ne peut qu&#8217;\u00eatre touch\u00e9 par une telle g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9&#8230; avant de partir dans un fou-rire incontr\u00f4lable et communicatif&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l\u00e9ger b\u00e9mol&#8230; qui nous est donn\u00e9 par la plume de Charles Huzo (dans <em>Seznec le bagne<\/em>) &#8211; dans une lettre qu&#8217;il adresse \u00e0 Guillaume Seznec le 13 juin 1931, on lit ceci : &#8220;<em>&#8230; Il m&#8217;a avou\u00e9 qu&#8217;il fallait de l&#8217;argent pour cette affaire, voil\u00e0 son d\u00e9sint\u00e9ressement, et qu&#8217;en d\u00e9posant une demande en r\u00e9vision pour les faits de Plourivo, il en trouverait aussit\u00f4t. Vous en saisissez maintenant l&#8217;\u00e9cueil<\/em>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">d\u00e9cryptage : l&#8217;avocat du moment est Ma\u00eetre Luciani, celui-ci, avant d&#8217;entreprendre une action, demande des pi\u00e8ces \u00e0 Herv\u00e9 pour constituer un dossier sur les faits de Plourivo, le raisonnement \u00e9tant : l&#8217;action a un co\u00fbt, financ\u00e9 par le client ou par la r\u00e9ussite de l&#8217;action men\u00e9e et pour cela il faut d\u00e8s le d\u00e9part un dossier ficel\u00e9&#8230; dans le cas d&#8217;Herv\u00e9, aucune des solutions n&#8217;est possible, donc il intervient aupr\u00e8s de la famille pour changer d&#8217;avocat&#8230; conclusion : c&#8217;est bien l&#8217;argent le fond du probl\u00e8me et l&#8217;auteur lui-m\u00eame en convient en faisant dire \u00e0 Guillaume, en r\u00e9action au courrier d&#8217;Huzo : &#8220;<em>Les loups hurlent avec les loups. L&#8217;argent. L&#8217;argent. La justice les a d\u00e9pouill\u00e9s&#8230;<\/em>&#8220;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 472 : &#8221; <em>Notre attitude n&#8217;avait jamais vari\u00e9 depuis 1924, nous voulions la r\u00e9habilitation et rien que la r\u00e9habilitation. Pas question de faire des affaires avec l&#8217;Affaire<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; franchement, il serait bon de supprimer ce passage pour la prochaine r\u00e9\u00e9dition&#8230; \u00e0 ce train-l\u00e0, avocats de renom et auteurs \u00e0 succ\u00e8s vont se retrouver aux Restos du C\u0153ur&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 472 : &#8221; (M\u00b0 Langlois) <em>Pendant quatorze ans, il se sera investi sans la moindre compensation financi\u00e8re&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on veut bien le croire, probablement l&#8217;exception dans la longue liste des d\u00e9fenseurs patent\u00e9s de la famille<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 473 : &#8221; <em>&#8230; je me suis d\u00e9cid\u00e9 \u00e0 relever un immense d\u00e9fi et r\u00e9aliser le projet le plus pr\u00e9tentieux qui soit : \u00e9crire un livre. Mettre par \u00e9crit le r\u00e9sultat de mes vingt ann\u00e9es de contre-enqu\u00eate et livrer, enfin, notre v\u00e9rit\u00e9, \u00e0 nous les Seznec.<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; rien \u00e0 redire, sinon que vouloir faire passer la v\u00e9rit\u00e9 familiale pour la v\u00e9rit\u00e9 tout court&#8230; ben, c&#8217;est pas gagn\u00e9 !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 473 : &#8221; <em>La difficult\u00e9 \u00e9tait de r\u00e9aliser un livre qui soit le plus objectif possible, car, \u00e9crit par le petit-fils, il sera soup\u00e7onn\u00e9, a priori, de parti pris. La moindre inexactitude, et c&#8217;est toute ma cr\u00e9dibilit\u00e9 qui s&#8217;\u00e9croulera<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le tout, comme on l&#8217;a d\u00e9j\u00e0 dit, est de s&#8217;entendre sur le mot inexactitude &#8211; car si on prend la d\u00e9finition acad\u00e9mique, le lecteur ne lit pas l&#8217;ouvrage, ou plut\u00f4t il lit l&#8217;avertissement et s&#8217;arr\u00eate au d\u00e9codage du tableau g\u00e9n\u00e9alogique (un chef-d&#8217;\u0153uvre du genre) et l\u00e0, voyant que sur la derni\u00e8re r\u00e9\u00e9dition, Petitcolas d\u00e9c\u00e8de toujours trois ans apr\u00e8s ses obs\u00e8ques officielles (1931 au lieu de 1928), il referme le pav\u00e9 et le met de c\u00f4t\u00e9 pour la prochaine\u00a0 foire \u00e0 tout locale&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 476 : &#8220;<em>M\u00b0 Pouliquen, si Qu\u00e9m\u00e9neur \u00e9tait simplement disparu, n&#8217;h\u00e9ritait de rien. S&#8217;il \u00e9tait assassin\u00e9, sa femme recevait tout (Jenny, l&#8217;autre s\u0153ur de Qu\u00e9m\u00e9neur, s&#8217;\u00e9tait retir\u00e9e au couvent et avait renonc\u00e9 aux biens de ce monde).<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un coup de moins bien\u00a0 chez notre auteur ? &#8211; on est en droit de se poser la question \u00e0 la lecture des deux lignes qui pr\u00e9c\u00e8dent. Peu importe le cas de figure, Jean Pouliquen est hors-succession (sauf pr\u00e9cision testamentaire). Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner, si assassin\u00e9, voyait (fa\u00e7on de parler) son h\u00e9ritage partag\u00e9 entre ses fr\u00e8res et s\u0153urs. L&#8217;auteur a l&#8217;air de savoir que Jenny n&#8217;a pas pris de disposition testamentaire lors de son entr\u00e9e au couvent, possible&#8230; il aurait donc eu aussi, \u00e0 cette occasion, des pr\u00e9cisions sur la succession effective de Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner et dans ce cas il saurait pertinemment que Marie-Anne Qu\u00e9m\u00e9ner (\u00e9pouse de Jean Pouliquen) n&#8217;est pas la seule h\u00e9riti\u00e8re, loin de l\u00e0&#8230; et Louis, on en fait quoi&#8230; et les autres ??<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; franchement, ce passage \u00e0 lui tout seul donne en id\u00e9e du s\u00e9rieux de l&#8217;ouvrage&#8230; et dire que ces \u00e2neries sont d\u00e9bit\u00e9es d&#8217;interviews, en conf\u00e9rences, en d\u00eeners-d\u00e9bats&#8230; Une cr\u00e9dibilit\u00e9 bas\u00e9e sur du boniment, de l&#8217;esbroufe&#8230; le pire, c&#8217;est que \u00e7a marche&#8230; vingt ans de pratique et toujours les m\u00eames ficelles&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 481 : lancement de la promo par l&#8217;Associated Press : &#8221; <em>Ce livre restera comme un mod\u00e8le de contre-enqu\u00eate exemplaire et un document de r\u00e9f\u00e9rence qu&#8217;il ne sera d\u00e9sormais plus possible d&#8217;ignorer<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ce commentaire on ne peut plus \u00e9logieux devenant d\u00e8s cet instant, pour 30 ans, le slogan de campagne de notre \u00e9crivain-enqu\u00eateur. Complaisance de la profession ? toujours est-il que la promotion fonctionnera \u00e0 plein r\u00e9gime et que certains n&#8217;ont toujours pas chang\u00e9 de braquet, les articles parus dans la presse lors des repr\u00e9sentations de la pi\u00e8ce d&#8217;Hossein le prouvent&#8230; <em>(les papiers parus dans l&#8217;hebdo satirique du mercredi&#8230; un mod\u00e8le du genre &#8211; dommage que Bernard Nicolas n&#8217;assiste pas \u00e0 la fin de l&#8217;histoire)<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 483 : &#8221; <em>&#8230; j&#8217;entends l&#8217;acad\u00e9micien Michel Mohrt rapporter en direct ce que son p\u00e8re, juge \u00e0 Morlaix, avait entendu \u00e0 l&#8217;\u00e9poque de la bouche d&#8217;autres magistrats&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pr\u00e9cision : Fernand Mohrt \u00e9tait magistrat occasionnel, \u00e9lu juge-suppl\u00e9ant en 1930 au tribunal de commerce par ses coll\u00e8gues commer\u00e7ants, pour ce qui le concerne il exer\u00e7ait la profession de bonnetier-chemisier<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 486 : &#8221; <em>Au fil du temps, la lutte de ma famille est devenue celle de toute la Bretagne, qui reconna\u00eet en elle son opini\u00e2tret\u00e9 farouche et sa fid\u00e9lit\u00e9 aux siens<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; bien s\u00fbr, bien s\u00fbr&#8230; et merci pour le coup de violon&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 489 : &#8221; <em>Des questions cependant me br\u00fblent les l\u00e8vres : mais pourquoi le juge Herv\u00e9 n&#8217;avait-il jamais fait \u00e9tat officiellement de cette d\u00e9couverte ?<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; cela ressemblerait presque \u00e0 un d\u00e9but d&#8217;impertinence&#8230; on attend la suite : pourquoi l&#8217;anonymat du citoyen Le Bolloc&#8217;h ? pourquoi le refus d&#8217;Herv\u00e9 de t\u00e9moigner lors du proc\u00e8s Privat ?&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 489 : &#8220;<em>Le 21 d\u00e9cembre 1992, une information vient compl\u00e9ter toutes celles confirmant le trafic avec les Soviets&#8230;<\/em>&#8221; &#8211; suit un long passage sur la fameuse photo du FBI qui illustrait un article de <em>The European<\/em> (on y voit Dzerjinski, chef de la Gu\u00e9p\u00e9ou, dans une Cadillac &#8211; photo prise dans une rue de Moscou)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; nous avons d\u00e9j\u00e0 eu l&#8217;occasion de dire que cette histoire foireuse, utilis\u00e9e par Faligot et notre auteur pour donner un semblant de consistance au trafic de Cadillac vers les soviets, contest\u00e9e et utilis\u00e9e \u00e9galement par un &#8220;grand historien&#8221; (associ\u00e9 dans son \u0153uvre \u00e0 un sp\u00e9cialiste am\u00e9ricain de l&#8217;automobile ancienne) en mal de reconnaissance, a surtout servi \u00e0 nos trois commentateurs pour se couvrir de ridicule &#8211; un sommet, de part et d&#8217;autre,\u00a0 dans la recherche historique&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 478 : &#8221; <em>Le 26 f\u00e9vrier 1993, rebondissement de taille&#8230; Je la regarde avec stup\u00e9faction. Ainsi j&#8217;aurais devant moi Mme Louise H\u00e9ranval, la vendeuse de machine \u00e0 \u00e9crire du Havre&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; donc, surprise de taille pour l&#8217;auteur&#8230; et aussi pour le lecteur, car 60 pages avant, il a pu lire un commentaire sur le d\u00e9placement de l&#8217;auteur au Havre, vingt ans avant, dans le but de rencontrer&#8230; Mme Louise H\u00e9ranval : &#8220;<em>Un beau jour, j&#8217;ai d\u00e9barqu\u00e9 chez cette dame, au Havre&#8230;<\/em>&#8221; (doit-on consid\u00e9rer sa casquette de journaliste comme circonstance att\u00e9nuante \u00e0 cette attitude qui frise l&#8217;ind\u00e9cence ?)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 501 : &#8221; <em>&#8230; Nous d\u00e9cidons d&#8217;entreprendre des fouilles, discr\u00e8tement, avec l&#8217;aide d&#8217;amis s\u00fbrs&#8230; Une pelle excavatrice g\u00e9ante nous a \u00e9t\u00e9 pr\u00eat\u00e9e avec ses chauffeurs et le criminologiste, accompagn\u00e9 de gros bras&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; j&#8217;aurai p&#8217;tet pas mis <em>discr\u00e8tement<\/em>&#8230; mais apr\u00e8s tout, c&#8217;est l&#8217;auteur qui voit&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 501 : &#8221; <em>Le 2 f\u00e9vrier 1994, Olivier Quemeneur, petit-neveu et dernier descendant du conseiller g\u00e9n\u00e9ral, est assassin\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; alors l\u00e0, chapeau bas ! Une phrase courte, un seul verbe, mais \u00e0 l&#8217;arriv\u00e9e quatre erreurs&#8230; il est grand temps que l&#8217;ouvrage se termine, sinon on court tout droit \u00e0 la catastrophe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; 1) le cam\u00e9raman concern\u00e9 est assassin\u00e9 le 1er f\u00e9vrier et non le 2 &#8211; 2) Il s&#8217;appelle <em>Qu\u00e9m\u00e9ner<\/em> et non Qu\u00e9m\u00e9neur\u00a0 (or, les deux patronymes existent bien et sont courants) &#8211; 3) <em>dernier<\/em> : dans la g\u00e9n\u00e9alogie Qu\u00e9m\u00e9ner, le petit-neveu Olivier n&#8217;est absolument pas le seul \u00e0 son degr\u00e9 de parent\u00e9 &#8211; 4) <em>descendant<\/em> : Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner, \u00e0 ce jour, n&#8217;a pas de descendance connue&#8230; &#8211; &#8230; esp\u00e9rons que l&#8217;auteur saura se reprendre&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 508 : &#8220;<em>Christian Plume d\u00e9clare aux enqu\u00eateurs que Jacques Bonny pensait que la machine \u00e0 \u00e9crire avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9e dans le grenier \u00e0 l&#8217;insu de son p\u00e8re et que celui-ci aurait d\u00e9couvert la machine sans savoir qu&#8217;elle avait peut-\u00eatre \u00e9t\u00e9 mise l\u00e0 par des coll\u00e8gues, notamment Vidal, dont Bonny d\u00e9pendait&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; donc, le lecteur comprend que ce n&#8217;est plus Bonny qui d\u00e9pose la Royale 10 \u00e0 Traon-Velin&#8230; &#8211; mais, page suivante&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 510 : t\u00e9moignage, en juin 1994, de la fille unique de Mme Moreau-Lalande : &#8220;<em>Bonny a \u00e9voqu\u00e9 l&#8217;Affaire Seznec : il a r\u00e9v\u00e9l\u00e9 \u00e0 mon p\u00e8re qu&#8217;afin de confondre le suspect&#8230; il avait d\u00e9pos\u00e9 la machine \u00e0 \u00e9crire dans l&#8217;atelier ou les combles de l&#8217;atelier Seznec&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; peut-\u00eatre qu&#8217;en questionnant la descendance dans dix g\u00e9n\u00e9rations, on en saura plus sur l&#8217;histoire de la fameuse Royale 10<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p 511 : (Marcel Fabrega) &#8220;<em>S&#8217;il n&#8217;est pas intervenu plus t\u00f4t, dit-il pour r\u00e9pondre au magistrat qui l&#8217;interroge, c&#8217;est parce qu&#8217;il a toujours \u00e9t\u00e9 en poste \u00e0 l&#8217;\u00e9tranger, pendant plusieurs dizaines d&#8217;ann\u00e9es&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est bien connu, Outre-Mer il n&#8217;y a pas de palais de Justice ni de commissariat&#8230; et un haut-fonctionnaire en poste loin de chez lui, ne revient jamais en m\u00e9tropole&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 517 : &#8221; <em>France-Justice devient l&#8217;association la plus importante et&#8230; la plus prestigieuse dans le domaine judiciaire. De droite, de gauche, anarchistes, monarchistes, gaullistes, les personnalit\u00e9s viennent de tous les horizons philosophiques&#8230; Le ciment unissant des personnes aussi diff\u00e9rentes que Genevi\u00e8ve de Gaulle et Jean Ferrat&#8230; est l&#8217;humanisme et la d\u00e9testation de l&#8217;injustice&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est beau&#8230; cela devrait s\u00e9duire les nouveaux prospects, les amis frontistes du camarade Collard&#8230; un humanisme universel pour un combat noble : l&#8217;injustice &#8211; une question qui me chiffonne : quelle est la position de l&#8217;association sur le cas d&#8217;Yvan Colonna ? &#8230; O\u00f9 met-elle le curseur de cette noble justice : c\u00f4t\u00e9 du repr\u00e9sentant du comit\u00e9 de soutien \u00e0 Yvan Colonna ou c\u00f4t\u00e9 du d\u00e9fenseur de la partie civile qui dans de sa plaidoirie lors du dernier proc\u00e8s donne un aper\u00e7u d&#8217;une certaine justice : &#8221; <em>Colonna n&#8217;est pas seulement l&#8217;un des sept, il \u00e9tait celui qui \u00e9tait charg\u00e9 d&#8217;abattre le pr\u00e9fet et il est celui qui l&#8217;a abattu<\/em>&#8221;\u00a0 ? &#8211; le service minimum fait sur le sujet nous donne la r\u00e9ponse, pas facile de s&#8217;exprimer lorsque les deux parties sont repr\u00e9sent\u00e9es dans l&#8217;association &#8211; au fait, dites-moi si je me trompe, cet avocat de la partie civile qui ne doute pas, M\u00b0 Baudelot, c&#8217;est bien le m\u00eame qui d\u00e9fend le dossier Seznec ? &#8211; &#8230; humanisme quand tu nous tiens&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 518 : &#8220;<em>M\u00b0 Yves Baudelot, l&#8217;un de nos avocats, entame une d\u00e9marche aupr\u00e8s du CNRS&#8230; l&#8217;ARC \u00e9tant enfin entre de bonnes mains<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un p&#8217;tit coup de brosse \u00e0 reluire, \u00e7a n&#8217;a jamais fait fait d&#8217;mal \u00e0 personne<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 522 : &#8220;<em>Mais ce que je retiens surtout, et que j&#8217;ignorais jusqu&#8217;\u00e0 pr\u00e9sent, c&#8217;est la pr\u00e9sence de l&#8217;inspecteur Le Gall dans cette affaire. En effet, c&#8217;\u00e9tait ce m\u00eame policier de la S\u00fbret\u00e9 qui avait d\u00e9couvert la machine \u00e0 \u00e9crire chez mon grand-p\u00e8re !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; impayable&#8230; notre enqu\u00eateur perspicace a seulement oubli\u00e9 qu&#8217;un individu se distingue d&#8217;un autre par un nom (un patronyme) et un pr\u00e9nom (et par des \u00e9l\u00e9ments de l&#8217;\u00e9tat-civil si n\u00e9cessaire)&#8230; il a donc dans ses notes un Le Gall pour une perquisition \u00e0 Traon-Velin en juin 1923, et il apprend (par le livre de Claude Stavisky, paru en 1995) qu&#8217;un Le Gall a \u00e9galement particip\u00e9 \u00e0 l&#8217;embrouille de Chamonix en 1934 &#8211; d\u00e9duction rapide mais\u00a0 scientifique de notre historien-enqu\u00eateur : c&#8217;est forc\u00e9ment le m\u00eame policier, et pour donner du poids \u00e0 ce renseignement pr\u00e9cieux, l&#8217;auteur nous donne en annexe le fac-simil\u00e9 du pv de perquisition avec les noms des intervenants : on y lit Pierre Le Gall &#8211; et si on se donne la peine de feuilleter la presse de janvier 1934 qui relate la disparition de Stavisky, on y lit Yves Le Gall&#8230; &#8211; pas de bol, notre enqu\u00eateur hors-pair a confondu le fils avec le p\u00e8re&#8230; \u00e0 Concarneau, on en rie encore&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 524 : &#8220;<em>M\u00b0 Raymond Hubert en savait certainement beaucoup plus pour agir de la sorte&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; est-il le seul &#8220;suspect&#8221; dans la longue liste des d\u00e9fenseurs ? &#8211; l&#8217;auteur, visiblement, ne se pose pas la question<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 propos de Raymond Hubert, l&#8217;auteur ne rel\u00e8ve pas sa tentative de suicide (saut dans la Seine) au moment de l&#8217;affaire Prince &#8211; ni ses relations avec Philippe Lamour (ce dernier quitte la robe d&#8217;avocat pour le costume de paysan, prenant un temps en charge, l&#8217;exploitation d&#8217;un domaine dans l&#8217;Allier, appartenant \u00e0 M\u00b0 Hubert)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 525 : &#8220;<em>&#8230; car il \u00e9tait costaud Qu\u00e9m\u00e9neur&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; cette pr\u00e9cision fantaisiste extraite du t\u00e9moignage de Mme Santini affaiblit le s\u00e9rieux des propos rapport\u00e9s &#8211;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 527 : &#8220;<em>Et puis, sa culture celtique, authentique, correspond parfaitement non seulement \u00e0 mes go\u00fbts musicaux, mais au sens de ma lutte<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; v&#8217;l\u00e0 la <em>Jument de Michao<\/em> en bonne place dans le tableau&#8230; une celte pur beurre, la belle&#8230; si on fait fi de son pedigree (la chanson la plus connue du groupe nantais est, \u00e0 l&#8217;origine&#8230; bourguignonne)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 528 : &#8221; <em>Cela indique en tout cas que m\u00eame le premier magistrat de France, le Pr\u00e9sident, sait qu&#8217;il existe des erreurs judiciaires non reconnues<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e7a nous rassure&#8230; et merci de nous le pr\u00e9ciser&#8230; si, si, on en doutait&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p 530. : &#8220;<em>Lorsque l&#8217;audition se termine, il (c.a.d. M\u00b0 Baudelot) apostrophe le pr\u00e9sident Guerder : &#8220;C&#8217;est une honte de traiter ainsi un avocat aussi respectable que M\u00b0 Bredin&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le client B. Tapie acquiesce&#8230; et le lecteur se demande bien si la r\u00e9action d&#8217;indignation eut \u00e9t\u00e9 identique s&#8217;il s&#8217;\u00e9tait agi de M\u00b0 Collard&#8230; quelle \u00e9quipe !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 531 : &#8221; <em>D\u00e8s que les treize tomes nous sont communiqu\u00e9s et que j&#8217;en prends connaissance, je ne suis pas d\u00e9\u00e7u : une bonne partie du dossier est compos\u00e9e de ragots concernant le t\u00e9moin Le Her&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 quoi correspond donc &#8220;une bonne partie&#8221; ? : un tome, plus&#8230; ? bigre ! Quelle notori\u00e9t\u00e9 le gars Fran\u00e7ois ! &#8211; au fait, la d\u00e9licate \u00e9vocation d&#8217;une relation suppos\u00e9e entre le commissaire Vidal et Mle H\u00e9ranval, t\u00e9moin du Havre, ragot ou pas ragot ? &#8211; une r\u00e9ponse dans la prochaine r\u00e9\u00e9dition d\u00e9finitive serait la bienvenue&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 534 : &#8221; <em>Encore une fois, il \u00e9tait poursuivi par le fisc qui lui r\u00e9clamait toute sa fortune. Sans compter que, m\u00eal\u00e9 \u00e0 un trafic de v\u00e9hicules international avec les Soviets<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; une p&#8217;tit piq\u00fbre de rappel&#8230; avec une \u00e9quation simple : Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner = fisc + cadillacs aux soviets &#8211; pas compliqu\u00e9 \u00e0 retenir quand m\u00eame ! &#8211; le lecteur attend patiemment le premier document &#8230; au bout de 90 ans, le traitement administr\u00e9 commence \u00e0 perdre de son effet&#8230; il devient urgent de mettre la main sur au moins un\u00a0 document&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 535 : &#8221; <em>Marcel Bavaud me prouvait &#8211; arbres g\u00e9n\u00e9alogiques \u00e0 l&#8217;appui &#8211; &#8230; Par exemple, que M\u00b0 Bienvenue \u00e9tait le neveu du mar\u00e9chal Foch&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l&#8217;auteur prend connaissance de cette information sensationnelle en 1996 &#8211; observons qu&#8217;en questionnant le dernier pilier de bar de Morlaix, notre enqu\u00eateur aurait gagn\u00e9 du temps &#8211; en 1923, personne \u00e0 Morlaix ignorait les liens Foch-Bienvenue&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; heureusement que l&#8217;auteur a b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de l&#8217;aide de collaborateurs de circonstance&#8230; sinon, on n&#8217;ose imaginer le r\u00e9sultat !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 536 : &#8221; <em>Il faut dire que le petit juge n&#8217;\u00e9tait pas n\u00e9 de la derni\u00e8re pluie et que son exp\u00e9rience dans le contre-espionnage avait d\u00fb maintenir en \u00e9veil son radar instinctif&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; Herv\u00e9, responsable du contre-espionnage dans l&#8217;Ouest de la France lors de la guerre 14-18, voil\u00e0 une affirmation relay\u00e9e par de nombreux commentateurs de l&#8217;affaire&#8230; sauf, que l\u00e0 encore, aucun \u00e9l\u00e9ment de preuve, pas le moindre document ni la moindre source&#8230; je le dis, donc c&#8217;est vrai&#8230; circulez&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 536 : &#8221; <em>Le choix de Weygand n&#8217;avait certainement pas \u00e9t\u00e9 d\u00fb au hasard, sa belle-famille \u00e9tait d&#8217;origine russe et, de ce fait, ses liens avec la Russie \u00e9taient \u00e9troits..<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; quelle est la source historique : collection Harlequin, Jours de France&#8230; ? &#8211; li\u00e9, par son mariage, \u00e0 une belle-famille bretonne, on pense donc \u00e0 sa belle-famille maternelle : Weygand est n\u00e9 de parents inconnus, et les historiens (les vrais) \u00e9mettent plusieurs th\u00e8ses (six\/sept) quant \u00e0 ses origines, dont une russe&#8230; notre auteur a choisi, la seule et unique qui vaille, c&#8217;est la piste russe&#8230; et s&#8217;il le dit, c&#8217;est que c&#8217;est vrai&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 537 : &#8221; <em>&#8230; le 19 avril 1923, lors d&#8217;un mariage (il se trouve que c&#8217;est celui du p\u00e8re de Val\u00e9ry Giscard d&#8217;Estaing)&#8230; on retrouve Foch, Weygand, Bienvenue, Le Trocquer, Poincar\u00e9. Pierre Quemeneur est peut-\u00eatre pr\u00e9sent lui aussi, mais ce n&#8217;est pas s\u00fbr : sa r\u00e9putation d&#8217;affairiste \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 trop \u00e9tablie<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; quel entregent le gars Pierre&#8230; on le verrait bien au Vatican dans les pages qui suivent&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 537 : &#8221; <em>Puis, vers 1922 des consortiums am\u00e9ricains s&#8217;\u00e9taient mis \u00e0 racheter des voitures, surtout les Cadillac..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ok, mais une pi\u00e8ce ou une source&#8230; \u00e7a doit bien se trouver&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 537 : &#8220;<em> C&#8217;est gr\u00e2ce \u00e0 ce trafic que l&#8217;Arm\u00e9e Rouge de Trotski est devenue, d\u00e8s 1924, la plus puissante du monde, enti\u00e8rement \u00e9quip\u00e9e d&#8217;engins de marques&#8230; am\u00e9ricaines !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; je conseille vivement \u00e0 l&#8217;auteur de prendre conseil aupr\u00e8s d&#8217;un ami historien&#8230;\u00a0 \u00e0 ce stade, \u00e7a urge&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 538 : &#8220;<em>Impossible de croire qu&#8217;ils ne connaissaient pas leur futur d\u00e9put\u00e9<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">&#8230; tant qu&#8217;il est chaud, l&#8217;historien ami pourra \u00e9galement donner son sentiment sur cette idiotie&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 538 : &#8220;<em> &#8230; c&#8217;\u00e9tait aussi un d\u00e9put\u00e9, Vincent Inizan, maire de Kernoues, qui avait tent\u00e9 de discr\u00e9diter le notaire Danguy des D\u00e9serts, t\u00e9moin de survie de Quemeneur, en pr\u00e9tendant qu&#8217;il avait mauvaise vue&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; faudrait peut-\u00eatre penser \u00e0 corriger cette confusion pour la suite de la collection des r\u00e9\u00e9ditions, Inizan intervient sur le t\u00e9moignage de Lajat (son imprimeur morlaisien \u00e0 la vue basse) et non sur celui du notaire de Landerneau<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 538 :\u00a0 &#8221; <em>Et la Belle H\u00e9l\u00e8ne, celle qui connaissait tous les secrets d&#8217;alc\u00f4ve de Morlaix&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; depuis le temps qu&#8217;on \u00e9tait sans nouvelle d&#8217;elle, \u00e0 la fois reine de la nuit et de la conserve morlaisienne le jour, tout un programme &#8211; sauf, que notre auteur est \u00e0 ce jour le seul et l&#8217;unique \u00e0 conna\u00eetre la belle \u00e9g\u00e9rie et l&#8217;essor de la conserverie \u00e0 Morlaix &#8211; Maurice Privat, himself, est pass\u00e9 \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du scoop, c&#8217;est dire le flair de notre enqu\u00eateur familial&#8230; vous direz, le poisson&#8230; bon, j&#8217;arr\u00eate l\u00e0&#8230; mais rien que pour en savoir plus sur notre belle morlaisienne, je souscris d\u00e8s maintenant \u00e0 la prochaine r\u00e9\u00e9dition&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 539 : &#8220;<em>Le petit juge en \u00e9tait scandalis\u00e9, comme, plus tard, Maurice Privat&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; si le gars Maurice est scandalis\u00e9, avouons-le, \u00e7a change tout&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 539 : &#8221; <em>Tout cela le juge Herv\u00e9 le dira \u00e0 Marie-Jeanne le jour o\u00f9 il viendra la voir \u00e0 l&#8217;H\u00f4pital Beaujon, quelques jours avant qu&#8217;elle ne meure..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; &#8220;le dira&#8221;&#8230; ou ne le dira pas, car, en fait, personne n&#8217;en sait rien&#8230; &#8211; \u00e7a m&#8217;\u00e9voque le mot de Coluche : &#8220;quand on n&#8217;en sait pas plus, on ferme sa g&#8230;&#8221;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 539 : &#8221; <em>&#8230; il me semble que je connais d\u00e9sormais presque tous les \u00e9l\u00e9ments du gigantesque puzzle&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un conseil d&#8217;ami : surtout ne pas supprimer le mot presque pour les r\u00e9\u00e9ditions \u00e0 venir<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 539 : &#8221; <em>&#8230; mon but, bien \u00e9videmment, n&#8217;a jamais \u00e9t\u00e9 de d\u00e9masquer le vrai coupable. Mission impossible..<\/em>.&#8221;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on l&#8217;avait compris &#8211; je dirais m\u00eame, tr\u00e8s bien compris&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 540 : &#8220;<em>Louis l&#8217;aurait tr\u00e8s mal pris, et, peut-\u00eatre \u00e9m\u00e9ch\u00e9 comme \u00e0 son habitude&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pas de m\u00e9prise, un ragot c\u00f4t\u00e9 Qu\u00e9m\u00e9ner ne peut nullement \u00eatre compar\u00e9 \u00e0 un ragot c\u00f4t\u00e9 Le Her&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 540 : &#8221; <em>Ce n&#8217;est qu&#8217;en 1978 que l&#8217;on d\u00e9couvrira dans les dossiers de justice qu&#8217;il \u00e9tait poursuivi par le fisc pour profit exceptionnel de guerre et que les deux amendes fiscales inflig\u00e9es se montaient chacune, \u00e0&#8230; un million de francs-or&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est donc qu&#8217;au moins sur ce point, il y a des pi\u00e8ces&#8230;\u00a0 on ne demande qu&#8217;\u00e0 croire&#8230; alors un p&#8217;tit document, un seul suffirait \u00e0 notre bonheur&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 541 : &#8221; <em>Deux autres hypoth\u00e8ses pourraient encore \u00eatre retenues : le puits Gallo et la piste de Lormaye. Mais, si ces pistes sont s\u00e9rieuses, le manque de faits concrets et les contradictions qu&#8217;elles entra\u00eenent, notamment avec les t\u00e9moins de survie, les fragilisent et me les font plut\u00f4t \u00e9carter<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il ne faut quand m\u00eame pas exag\u00e9rer, seule l&#8217;hypoth\u00e8se d&#8217;une disparition \u00e0 Plourivo \u00e9tay\u00e9e par les t\u00e9moins de survie tient la corde, le reste est amusement&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 541 : &#8221; <em>Bonny lui-m\u00eame a d\u00e9clar\u00e9 que la machine \u00e0 \u00e9crire avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9pos\u00e9 par lui&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on l&#8217;avait presque oubli\u00e9&#8230; donc, en final, c&#8217;est le t\u00e9moignage de Moreau-Lalande qui a la faveur de l&#8217;auteur (ou plut\u00f4t ceux de sa femme et de sa fille) &#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 541 : &#8220;<em>Pourquoi la machine \u00e0 \u00e9crire a t-elle disparu apr\u00e8s le proc\u00e8s ?<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; si elle avait disparu, pourquoi Marie-Jeanne se serait offusqu\u00e9e qu&#8217;elle soit consid\u00e9r\u00e9e comme \u00e9tant sa propri\u00e9t\u00e9 lors de la vente de ses biens &#8211; les lacunes du petit-fils dans l&#8217;histoire familiale ne nous surprennent plus, en fait cette machine a \u00e9t\u00e9 achet\u00e9 par le journal brestois &#8220;La D\u00e9p\u00eache&#8221; (non sans arri\u00e8re-pens\u00e9e, Pierre Qu\u00e9m\u00e9ner en \u00e9tait actionnaire)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 541 &#8221; <em>Qui a donn\u00e9 une pension d&#8217;aveugle de guerre \u00e0 un t\u00e9moin parfaitement clairvoyant le jour m\u00eame de sa d\u00e9position au proc\u00e8s<\/em> <em>?<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; deux fois que l&#8217;auteur nous pose la question&#8230; restons optimiste, il finira bien par tenter d&#8217;y r\u00e9pondre lui-m\u00eame<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 542 : &#8221; <em>le myst\u00e8re de la disparition de Quemeneur ne peut s&#8217;expliquer que par une compl\u00e9mentarit\u00e9 involontaire de l&#8217;assassin et de Bonny&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l\u00e0, j&#8217;avoue que c&#8217;est trop fort&#8230; je crois que je vais m&#8217;inscrire illico \u00e0 des cours du soir de criminologie&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 542 : &#8220;<em>Dans ces conditions, la complicit\u00e9 objective entre un notaire v\u00e9reux et un policier f\u00e9lon ne pouvait \u00eatre que fatale \u00e0 un simple ma\u00eetre de scierie&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; l\u00e0, j&#8217;ai compris : un brave type contre deux m\u00e9chants n&#8217;a aucune chance&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 544 : &#8220;<em>Quant au grand avocat, le neutraliser en le nommant au gouvernement ne fut pas difficile. Il n&#8217;attendait que cela&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; si j&#8217;ai bien compris, c&#8217;est un peu comme un autre grand avocat, pr\u00e9sident du comit\u00e9 de soutien de la fille de son p\u00e8re&#8230; puis parlementaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 547 : &#8221; <em>Le pr\u00e9sident Dollin du Fresnel, qui a condamn\u00e9 votre grand-p\u00e8re, l&#8217;a regrett\u00e9 jusqu&#8217;\u00e0 le fin de ses jours. Il en parlait tout le temps, convaincu d&#8217;avoir condamn\u00e9 un innocent<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ce t\u00e9moignage fait par sa fille en 1992 peut faire sourire, il rejoint tous ceux, tardifs, transmis par les descendants divers&#8230; on veut bien y croire, mais dans le cas pr\u00e9sent, le baron Tom Ernest, parti \u00e0 la retraite en 1932, avait toute latitude pour s&#8217;exprimer publiquement lui-m\u00eame, surtout si sa mauvaise conscience l&#8217;emp\u00eachait de dormir&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 549 : &#8220;<em>Mon grand-p\u00e8re est innocent mais la Commission de r\u00e9vision n&#8217;a pas besoin de la preuve certaine de cette innocence, \u00e9videmment impossible \u00e0 apporter<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; soumettons deux corrections : <em>&#8220;est sans doute innocent<\/em>&#8221; au lieu de <em>&#8220;est innocent&#8221;<\/em> &#8211; et &#8220;<em>\u00e9videmment difficile \u00e0 apporter&#8221;<\/em> au lieu de &#8220;<em>\u00e9videmment impossible \u00e0 apporter<\/em>&#8220;.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 550 : &#8220;<em>&#8230; mes avocats vont \u00e9voquer longuement le personnage qui a men\u00e9 r\u00e9ellement l&#8217;enqu\u00eate et qui ne peut \u00eatre dissoci\u00e9 du probl\u00e8me des faux : Bonny&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; les \u00e9paules tr\u00e8s, tr\u00e8s larges&#8230; l&#8217;inspecteur stagiaire&#8230; et une aubaine pour \u00e9toffer le dossier de la d\u00e9fense<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pitoyable ou risible ? : les deux sans doute, avec comme seul raisonnement : Bonny \u00e9tait un policier v\u00e9reux \u00e0 partir de 1930, il l&#8217;\u00e9tait donc aussi en 1923&#8230; l&#8217;absurdit\u00e9 \u00e9rig\u00e9e en science&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 550 : &#8220;<em>Legrand, lui, il b\u00e9n\u00e9ficia en 1923, d&#8217;une autorisation d\u00e9rogatoire pour que sa femme tienne une maison de jeux \u00e0 Rennes lorsque ceux-ci furent interdits. Or, Bonny, avant d&#8217;\u00eatre affect\u00e9 \u00e0 la S\u00fbret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, travaillait \u00e0 la Brigade des jeux&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pourquoi pas ? mais avec deux, trois documents ou sources, ce serait bien aussi&#8230; histoire de ne pas avoir \u00e0 y revenir&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 551 : &#8220;<em>Les relations de Mme H\u00e9ranval avec le commissaire Vidal pendant l&#8217;enqu\u00eate ont fait l&#8217;objet de remous. Ce qui est certain, c&#8217;est que le journal L&#8217;Ouest-Eclair du 29 octobre 1924 montre, \u00e0 sa une, Vidal et Mle H\u00e9ranval marchant ensemble pour se rendre aux assises<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e7a c&#8217;est du travail d&#8217;historien&#8230;, mais \u00e0 la Privat &#8211; l&#8217;auteur rencontre Mle H\u00e9ranval lors d&#8217;une signature au Havre en f\u00e9vrier 1993, a t-il eu la courtoisie de lui faire la lecture\u00a0 du d\u00e9licat passage qui la concernait dans le bel ouvrage propos\u00e9 au chaland (ed. 1992, pp. 200-201) ? &#8211; on a d\u00e9j\u00e0 eu l&#8217;occasion de parler de la photo \u00e9voqu\u00e9e par l&#8217;auteur, qui montre en r\u00e9alit\u00e9, Vidal accompagnant Louise H\u00e9rancal \u00e0 une convocation du juge Campion au Palais de justice de Morlaix, c&#8217;est-\u00e0-dire plus d&#8217;un an avant le proc\u00e8s aux assises de Quimper&#8230; &#8211; les lieux, les dates&#8230; il ramerait pas un peu\u00a0 un peu notre contre-enqu\u00eateur&#8230;?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 551 : &#8220;<em>Il serait donc \u00e9tonnant que la Justice, d\u00e9sormais inform\u00e9e des agissements de ce policier-f\u00e9lon &#8211; ce qui n&#8217;\u00e9tait pas le cas des magistrats de 1924&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; on s&#8217;incline devant cette subtilit\u00e9, mais on ne voit pas bien d&#8217;o\u00f9 vient l&#8217;inspiration : Devos, Coluche&#8230; ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 555 : &#8220;<em>L&#8217;existence du trafic de v\u00e9hicules des stocks am\u00e9ricains n&#8217;est plus contest\u00e9e aujourd&#8217;hui&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; d&#8217;ailleurs, c&#8217;est pas compliqu\u00e9, tous les bolcheviks roulaient en Cadillac&#8230; tout le monde le sait&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 556 :\u00a0 &#8220;<em>Mon grand-p\u00e8re aura pass\u00e9 la moiti\u00e9 de sa vie au bagne<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il est grand temps que \u00e7a se termine car \u00e7a prend l&#8217;eau et le lecteur patauge &#8211; visiblement en calcul, c&#8217;est pas \u00e7a non plus : le p\u00e8re Guillaume d\u00e9c\u00e8de \u00e0 76 ans, il demeure \u00e0 Cayenne 20 ans&#8230; apr\u00e8s, suffit de demander le r\u00e9sultat de la division \u00e0 un gamin de cp&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 560 : extrait d&#8217;interview de M\u00b0 Bredin : &#8221; <em>En France, on condammne malgr\u00e9 le doute, au nom de l&#8217;intime conviction&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; M\u00b0 Baudelot partage sans doute l&#8217;indignation de son confr\u00e8re &#8230; \u00e0 condition de ne pas prononcer le nom d&#8217;Yvan Colonna&#8230; car, en final il y a quand m\u00eame doute et&#8230;\u00a0 doute&#8230; tout d\u00e9pend qui r\u00e8gle les honoraires&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 564 : &#8221; <em>Mais si l&#8217;institution charg\u00e9e de rechercher et prot\u00e9ger cette m\u00eame v\u00e9rit\u00e9 s&#8217;ing\u00e9nie \u00e0 la laisser au fonds du puits&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; pas de souci, parmi les gens qui s&#8217;int\u00e9ressent de pr\u00e8s \u00e0 l&#8217;affaire, j&#8217;en vois bien deux qui peuvent pr\u00eater leur concours, dont un qui peut intervenir \u00e0 distance (la v\u00e9rit\u00e9 au fond du puits, c&#8217;est son domaine &#8211; et il a aussi &#8220;d\u00e9couvert&#8221; la gare fant\u00f4me de Traou-Nez de 1923)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 565 : &#8221; <em>Les Fran\u00e7ais n&#8217;ont plus confiance en leur Justice. Ils r\u00e9clament&#8230; une v\u00e9ritable r\u00e9volution dans le domaine judiciaire&#8221;<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; oui, mais cela va changer&#8230; sauf que les id\u00e9es marin\u00e9es \u00e0 la sauce Vichy&#8230; c&#8217;est de la cuisine particuli\u00e8rement indigeste<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 570 : &#8220;<em>Lors de la liquidation de ses maigres biens, Marie-Jeanne refuse donc, malgr\u00e9 la mis\u00e8re, que le produit de la vente de la machine \u00e0 \u00e9crire lui soit attribu\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; en voil\u00e0 une d\u00e9duction int\u00e9ressante de l&#8217;auteur car elle r\u00e9pond \u00e0 son indignation, manifest\u00e9e quelques pages avant, de la disparition de la Royale 10 apr\u00e8s le proc\u00e8s\u00a0 &#8211; en fait, la fameuse machine \u00e0 \u00e9crire est vendue le 8 mai 1925 &#8211; si notre enqu\u00eateur corrige de lui-m\u00eame ses erreurs, c&#8217;est qu&#8217;on est sur la bonne voie&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 570 : L&#8217;auteur cite un extrait d&#8217;une lettre de Marie-Jeanne (lettre faisant partie d&#8217;une s\u00e9rie de lettres dont il prend connaissance en ao\u00fbt 1997) &#8211; la date, mars 1931, correspond \u00e0 la troisi\u00e8me tentative d&#8217;\u00e9vasion de Guillaume Seznec et au moment o\u00f9 Huzo cherche \u00e0 se faire entendre en Eure et Loir &#8211; Marie-Jeanne est convoqu\u00e9e \u00e0 la S\u00fbret\u00e9 et rencontre Chiappe qui lui dit : &#8220;<em>&#8230; soyez avec nous comme in membre de l&#8217;association&#8221; <\/em>&#8211; l&#8217;extrait de la lettre s&#8217;arr\u00eate l\u00e0&#8230; fin ou pas&#8230;? <em>&#8211; <\/em>suit le commentaire de l&#8217;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><i>&#8220;Quelle association ? &#8211; Puis le pr\u00e9fet de police fait comprendre \u00e0 Marie-Jeanne que son mari serait certainement lib\u00e9r\u00e9 au bout de tr\u00e8s peu d&#8217;ann\u00e9es si elle accepte de collaborer, notamment en l&#8217;aidant \u00e0 d\u00e9noncer les manigances de&#8230; Bonny et de sas ma\u00eetres ! &#8211; Quels ma\u00eetres ?&#8221;<\/i><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; soit Marie-Jeanne s&#8217;est exprim\u00e9e clairement sur sa lettre en citant Bonny et dans ce cas, pourquoi ne pas mettre l&#8217;extrait &#8211; soit c&#8217;est une relation de l&#8217;\u00e9v\u00e8nement toute\u00a0 personnelle de l&#8217;auteur, permettant de\u00a0 remettre une couche de Bonny ? &#8211; chacun son sentiment&#8230; j&#8217;ai le mien<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 571 : &#8221; <em>En ce d\u00e9but d&#8217;ann\u00e9e 1998, je me plonge \u00e0 nouveau dans les archives, les journaux et les livres. J&#8217;apprends, alors, que jean Chiappe avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 directeur de la S\u00fbret\u00e9 en 1924&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; il n&#8217;y a pas \u00e0 dire, il y a quand m\u00eame des passages que l&#8217;\u00e9diteur aurait pu signaler \u00e0 l&#8217;auteur afin de les supprimer pour \u00e9viter de ne pas tomber trop bas dans le ridicule &#8211; voil\u00e0 un pav\u00e9 qui sort en 1992, qui met en avant une affaire d&#8217;Etat, une machination polici\u00e8re orchestr\u00e9e par la S\u00fbret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale dont on nous sait toujours pas qui en est le directeur en 1923 (on nous un donne bien un nom, mais pas de chance, pas le bon !) et dont l&#8217;auteur apprend, en 1998, le nom du directeur nomm\u00e9 en 1924&#8230; &#8211; quant on vous dit que c&#8217;est un mod\u00e8le de contre-enqu\u00eate&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 572 : &#8220;<em>&#8230; Il est inutile de vouloir retrouver une trace du trafic des stocks am\u00e9ricains dirig\u00e9s vers l&#8217;Union sovi\u00e9tique dans ces tonnes de papiers. Autant chercher une aiguille dans une botte de foin&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; la recherche historique, il avoue, c&#8217;est pas son truc&#8230; on s&#8217;en \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un peu aper\u00e7u&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 578 : &#8221; <em>Ce sont les enqu\u00eateurs qui font la valeur morale et l&#8217;honn\u00eatet\u00e9 d&#8217;une enqu\u00eate&#8230; Et pourtant, pour l&#8217;Affaire Seznec, la Justice continue de faire confiance au travail de l&#8217;inspecteur Bonny&#8230; Une enqu\u00eate conduite par un tel personnage n&#8217;est-elle pas, de fait, une enqu\u00eate corrompue ?<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; en fait, pour \u00e9viter que d&#8217;autres Bonny s\u00e9vissent, rien de plus simple&#8230; demander \u00e0 tout pr\u00e9tendant \u00e0 la carri\u00e8re de policier de faire une d\u00e9claration sur l&#8217;honneur de ses faits et gestes futurs, par exemple du milieu \u00e0 la fin de carri\u00e8re&#8230; avec l&#8217;aide d&#8217;une cartomancienne ou d&#8217;un bon astrologue, \u00e7a doit l&#8217;faire&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 588 : &#8221; <em>Paris, 24 octobre 2000. Des amis d\u00eenent chez nous : l&#8217;avocate Sylvie Noachovitch, Roger-Marc Moreau&#8230; et Roland Agret&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un bon trio pour un plateau t\u00e9l\u00e9&#8230; plus l&#8217;auteur&#8230;\u00a0 (reste \u00e0 trouver l&#8217;animateur) &#8211; une suggestion quand m\u00eame, mettre Agret et Moreau \u00e0 une distance respectable l&#8217;un de l&#8217;autre, ce serait dommage que cela se termine en pugilat &#8211; au fait, le d\u00e9tective Moreau&#8230; o\u00f9 il en est sur l&#8217;Affaire Seznec ? &#8230; un moment qu&#8217;on est sans nouvelle&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 589 : &#8220;<em>Jean-Denis Bredin pr\u00e9cise ce dimanche-l\u00e0, sur France-Info : Bonny est un inspecteur \u00e9trangement venu de Paris pour conduire l&#8217;enqu\u00eate contre Seznec&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e9trangement, il a p&#8217;tet pas tout suivi, l&#8217;ami Bredin&#8230; faudrait peut-\u00eatre lui souffler que Bonny \u00e9tait au service de Vidal, lui-m\u00eame d\u00e9pendant du grand chef\u00a0 Marlier&#8230; et tout ce beau monde demeurait \u00e0 Paris, rue des Saussaies&#8230; l\u00e0-m\u00eame, o\u00f9 la visite de Jean Pouliquen avait donn\u00e9 le top-d\u00e9part de l&#8217;histoire&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 590 : &#8221; <em>En tout cas, je suis fier de mon livre<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; j&#8217;esp\u00e8re ne pas avoir trop casser l&#8217;ambiance&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 591 : &#8220;<em>Je constate imm\u00e9diatement que Mme Henriette Muller, enseignante retrait\u00e9e, quatre-vingt-cinq ans, a la m\u00e9moire et les id\u00e9es claires&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; ben oui, il y a des risques !&#8230; rien ne vaut un bon t\u00e9moin &#8220;instantan\u00e9&#8221;&#8230; comme Lajat ou V\u00e9rant<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 591 : &#8220;<em>Le 14 juillet 1923, quatorze jours apr\u00e8s l&#8217;arrestation de Guillaume Seznec, il y avait r\u00e9union de famille \u00e0 Quimper chez une cousine de la m\u00e8re de la petite Henriette, qui avait sept ans. Se trouvait l\u00e0 un oncle, Henri F\u00e9vrier, conseiller g\u00e9n\u00e9ral du Finist\u00e8re et n\u00e9gociant en alcools aupr\u00e8s des Etats-Unis, accompagn\u00e9 d&#8217;un ami proche, lui aussi conseiller g\u00e9n\u00e9ral, qui n&#8217;\u00e9tait autre que Pierre Quemeneur&#8230; il m&#8217;avait donn\u00e9 une pi\u00e8ce d&#8217;or&#8230; le d\u00e9fil\u00e9 passait en fanfare sous les fen\u00eatres&#8230; cela sera v\u00e9rifi\u00e9 et recoup\u00e9, y compris la forte proportion de soldats africains dans le d\u00e9fil\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; donc, si on comprend bien, Henriette Muller assiste \u00e0 une grande r\u00e9union de famille \u00e0 laquelle participe celui qui fait la une du quotidien r\u00e9gional (Ouest-Eclair du 13\/07 : page 1 sur 2 colonnes &#8211; du 14\/07 : page 1 sur 1 colonne) &#8211; de la part des gens pr\u00e9sents, motus dans les jours, semaines, ann\u00e9es qui suivent&#8230; sauf elle, 78 ans apr\u00e8s, ouf !&#8230; \u00e7a c&#8217;est du scoop, et du bien cr\u00e9dible&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; un b\u00e9mol :\u00a0 si on lit bien, la pr\u00e9sence de soldats dans le d\u00e9fil\u00e9 (africains ou non) laisse penser \u00e0 un d\u00e9fil\u00e9 militaire, or pas plus \u00e0 Quimper qu&#8217;ailleurs, cela figure au programme des r\u00e9jouissances du 14 juillet dans les ann\u00e9es d&#8217;apr\u00e8s-guerre &#8211; d&#8217;autre part, penser un seul instant que le conseiller F\u00e9vrier, entre autres, ait pu tenir sa langue, c&#8217;est aussi fort que de croire au t\u00e9moignage en 1979 de Jourand de Tremens (d\u00e9c\u00e9d\u00e9 en 1959).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 593 : &#8220;<em>Plus tard, je cherche &#8220;\u00e9tayer&#8221; dans le dictionnaire&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; tr\u00e8s bonne initiative&#8230; un coup d&#8217;\u0153il \u00e0 <em>exactitude<\/em> et <em>cr\u00e9dibilit\u00e9<\/em> n&#8217;\u00e9tait pas superflu&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 593 : Un habitant de Landivisiau, en 2002, se souvient d&#8217;un fait arriv\u00e9 \u00e0 son grand-p\u00e8re en 1923, il termine son courrier \u00e0 l&#8217;auteur par ceci : &#8220;<em>C&#8217;est donc mon grand-p\u00e8re, Allain G., qui dirigea Pierre Quemeneur vers votre grand-p\u00e8re.<\/em>&#8221; &#8211; et l&#8217;auteur de commenter : &#8220;<em>J&#8217;aime cette confirmation suppl\u00e9mentaire de ma vision des \u00e9v\u00e8nements<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 ce stade des t\u00e9moignages tardifs divers et vari\u00e9s, je me fais du souci pour l&#8217;auteur, car pour sortir une coh\u00e9rence limpide de toutes ces v\u00e9rit\u00e9s, il va falloir s&#8217;accrocher&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 594 : &#8220;.<em>.. un archiviste passionn\u00e9 de la cin\u00e9math\u00e8que de Bretagne me communique un film montrant le d\u00e9barquement de milliers de Cadillacs dans le port de Brest pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; bien s\u00fbr, des milliers&#8230; \u00e0 condition de visionner plusieurs fois le film et d&#8217;additionner&#8230; &#8211; en fait, mon commentaire n&#8217;est pas plus stupide que ce qu&#8217;\u00e9crit l&#8217;auteur, il n&#8217;y a jamais eu plusieurs milliers de Cadillacs d\u00e9barqu\u00e9es \u00e0 Brest, surtout en un d\u00e9barquement&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 595 : &#8221; <em>Quemeneur avait pass\u00e9 un coup de t\u00e9l\u00e9phone, rappelons-le, depuis le Plat d&#8217;Etain. Il cherchait de l&#8217;argent<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; le fait de r\u00e9p\u00e9ter plusieurs fois une \u00e2nerie ne la rend pas intelligente&#8230; \u00e0 ce jour, aucun \u00e9l\u00e9ment connu permet une telle affirmation &#8211; cela n&#8217;arr\u00eate pas l&#8217;auteur&#8230; il conna\u00eet m\u00eame le motif de l&#8217;appel&#8230; le prix de la communication dans la prochaine r\u00e9\u00e9dition&#8230;? : pas impossible&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 597 : &#8221; <em>En particulier, je mets l&#8217;accent sur la tr\u00e8s grande difficult\u00e9 de produire ce qu&#8217;on appelle des faits nouveaux&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; c&#8217;est-\u00e0-dire qu&#8217;il faudrait d\u00e9j\u00e0 par commencer \u00e0 en chercher&#8230; je veux dire, l\u00e0 o\u00f9 on a quelque chance d&#8217;en trouver&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 600 : extrait de l&#8217;intervention de J. Y. Launay devant la Commision de r\u00e9vision, le 24 janvier 2005&#8243;<em>&#8230; Denis Seznec signale, dans son remarquable et \u00e9mouvant ouvrage, Nous les Seznec, o\u00f9 ses dires sont aussi solidement \u00e9tay\u00e9s que possible&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; tout d\u00e9pend \u00e0 quel niveau se situe le<em> possible<\/em>&#8230; souhaitons que l&#8217;avocat g\u00e9n\u00e9ral Launay ne tombe pas sur ces pages, ce serait dommage de le contrarier&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 605 : &#8220;<em>&#8230; une lettre arriv\u00e9e encore plus tard, concernant le faux-t\u00e9moins Georges de Hainaut. Elle \u00e9mane de la belle-s\u0153ur de son fils Philippe&#8230;<\/em> &#8221; &#8211; dans sa lettre, cette personne \u00e9voque le suicide du fils du directeur commercial de la maison Continsouza (branche machines \u00e0 \u00e9crire)<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; attention, encore quelques pages et on devra se fader le t\u00e9moignage de la brue de l&#8217;\u00e9pici\u00e8re mari\u00e9e avec le voisin du compagnon de r\u00e9giment de Guillaume\u00a0 Seznec, connu \u00e0 la poudrerie d&#8217;Ouessant&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>et l&#8217;auteur d&#8217;ajouter : &#8220;<em>J&#8217;ignorais ce suicide. Il ne me fait pas plaisir<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;\u00a0 d\u00e9duction logique :\u00a0 il y a donc des suicides qui font plaisir &#8211; j&#8217;sais pas, mais \u00e7a valait p&#8217;tet le coup de relire avant d&#8217;imprimer&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 610 : &#8220;<em>On me tend un casque : un motard m&#8217;emm\u00e8ne pour le Journal d&#8217;une des grandes cha\u00eenes de t\u00e9l\u00e9vision. Elles sont toutes sur l&#8217;\u00e9v\u00e8nement. Je dois me plier aux exigences de l&#8217;actualit\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; quelle abn\u00e9gation ! , pour un peu on y croirait&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 611 : &#8220;<em>Comme celui de Fran\u00e7ois Pinault qui, en me recevant, me r\u00e9v\u00e8le que son grand-p\u00e8re, marchand de bois, croisait souvent la ma\u00eetre de scierie un peu partout dans notre Bretagne. Ils s&#8217;appr\u00e9ciaient malgr\u00e9 leurs vingt ann\u00e9es de diff\u00e9rence d&#8217;\u00e2ge<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; m\u00eame en y mettant les deux grands-p\u00e8res, paternel et maternel, on va avoir du mal \u00e0 y croire &#8211; cela ne correspond pas vraiment aux \u00e9l\u00e9ments donn\u00e9s par une rapide recherche historique &#8211; par contre, il peut y avoir une confusion avec la belle-famille de Fran\u00e7ois Pinault, celle de son premier mariage et \u00e0 l&#8217;origine de sa formidable r\u00e9ussite &#8211; disons que c&#8217;est sans doute de l&#8217;histoire familiale fa\u00e7on grand public, cela ne nous change pas vraiment&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 619 : &#8221; <em>Un commissaire de police \u00e0 le retraite, par exemple, a fait parvenir \u00e0 la Cour une synth\u00e8se en faveur de la culpabilit\u00e9 ! De quel droit ? Qui l&#8217;autorise \u00e0 s&#8217;immiscer dans le d\u00e9bat ?<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; comme dit l&#8217;aut&#8217; : plus idiot, tu meurs &#8211; une question qui m&#8217;effleure : \u00e0 qui doit-on demander l&#8217;autorisation de poster un courrier avec pour adresse, la Cour de cassation ?\u00a0 &#8211; question subsidiaire : pourquoi les bureaux de cette Cour ne sont-ils pas pourvus de corbeille \u00e0 papier ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 619 : &#8221; <em>Ce texte malveillant est bourr\u00e9 d&#8217;erreurs et d&#8217;affirmations pas fond\u00e9es, facilement r\u00e9futables&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; je rassure le lecteur, l&#8217;auteur nous parle bien du livre de Guy Penaud&#8230; je sais, je sais&#8230; plus d&#8217;un est tomb\u00e9 dans le panneau&#8230;!<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 624 : commentaire de l&#8217;auteur sur l&#8217;intervention du pr\u00e9sident Cotte : &#8220;<em>&#8230; Je suis triste de constater qu&#8217;il m\u00e9sestime grandement le machiav\u00e9lisme infernal de Bonny&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230;. Il n&#8217;a pas bien saisi le pr\u00e9sident : une ordure \u00e0 45 ans, d\u00e9j\u00e0 v\u00e9reux \u00e0 35, est forc\u00e9ment corrompu \u00e0 28&#8230; inutile d&#8217;avoir des preuves pour cela, c&#8217;est une affaire de bon sens&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 625 : &#8221; <em>Cette fois, il ne parle pas de moi et de mon livre. Tant mieux !<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; partageons cette bonne humeur passag\u00e8re : on parle du livre, c&#8217;est bien&#8230; on n&#8217;en parle pas, c&#8217;est bien aussi&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 625 : commentaire de l&#8217;auteur sur l&#8217;intervention de l&#8217;avocat g\u00e9n\u00e9ral Launay : &#8221; <em>&#8230; En insistant sur la carri\u00e8re de Bonny, en d\u00e9crivant formellement le trafic des Cadillac avec la caution des historiens sovi\u00e9tiques&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; oublions un instant Bonny et int\u00e9ressons-nous au reste de l&#8217;extrait &#8211; donc le trafic des Cadillac vers les soviets est \u00e9tabli, certifi\u00e9, prouv\u00e9&#8230; et des historiens &#8220;cautionnent&#8221;&#8230; ici la ficelle s&#8217;apparente davantage \u00e0 la corde \u00e0 n\u0153uds, c&#8217;est du n&#8217;importe quoi qui ne grandit pas l&#8217;auteur&#8230; on quitte le roman pour la science-fiction &#8211; au fait,\u00a0 \u00e0 l&#8217;occasion&#8230; les noms des historiens cautionneurs ?&#8230; sovi\u00e9tiques ou pas, on n&#8217;est pas regardant&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 626 : &#8221; <em>Bruno Cotte nous informe que quatre-vingt descendants de Pierre Quemeneur ont adress\u00e9 une lettre commune \u00e0 la Cour<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; si le pr\u00e9sident de la Cour s&#8217;y met aussi, on est dans de beaux draps&#8230; &#8211; ou alors, ils ont peut-\u00eatre raison, le gars Pierre, c\u00e9libataire notoire, sans liaison suivie connue&#8230;\u00a0 fieff\u00e9 luron, et qui plus est, cachotier&#8230; ??<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 627 : extrait de l&#8217;intervention de Ma\u00eetre Baudelot : &#8221; <em>Etant donn\u00e9 que le doute est d\u00e9sormais seul requis, quand sera t-il retenu si ce n&#8217;est pas dans cette affaire ? Quand le sera t-il ? Si vous n&#8217;innocentez pas Guillaume Seznec, alors la loi de 1989 ne sera jamais appliqu\u00e9e !<\/em> &#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; \u00e0 n&#8217;en pas douter, Yvan Colonna applaudit \u00e0 cette envol\u00e9e de l&#8217;avocat (d\u00e9fenseur de Mme Erignac, dans le proc\u00e8s Colonna)&#8230; et ne doute pas de son adh\u00e9sion, si ce n&#8217;est d\u00e9j\u00e0 fait, \u00e0 son propre comit\u00e9 de soutien&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 627 : &#8221; <em>Le jour m\u00eame o\u00f9, au Havre, le marchand de machines \u00e0 \u00e9crire Joseph Chenouard cite pour la premi\u00e8re fois le (faux) t\u00e9moin Georges de Hainault, Bonny interroge celui-ci \u00e0 Vichy ! C&#8217;est incompr\u00e9hensible \u00e0 moins de voir l\u00e0 une combine caract\u00e9ris\u00e9e. Le jour m\u00eame !&#8230; M\u00b0 Bredin cite les PV qui l&#8217;attestent&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; Bonny interrogeant de Hainaut \u00e0 Vichy ? &#8211; possible, mais dans les attendus de la d\u00e9cision de la Cour il est bien pr\u00e9cis\u00e9 que, contrairement \u00e0 ce qu&#8217;avance la d\u00e9fense, c&#8217;est bien l&#8217;inspecteur Roch qui est d\u00e9p\u00each\u00e9 \u00e0 Vichy et non Bonny &#8211; vous me direz, quelques perles \u00e9maillent la litanie des attendus&#8230; alors ? &#8211; pas compliqu\u00e9 de d\u00e9partager : il suffit de montrer les PV cit\u00e9s par M\u00b0 Bredin&#8230; et qu&#8217;on nous dise quand m\u00eame pas que c&#8217;est confidentiel&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 629 : &#8221; <em>Ensuite je m&#8217;embarque dans les tortueux agissements de Bonny. J&#8217;affirme poss\u00e9der une lettre de ma grand-m\u00e8re, retenue par la Tentiaire en 1930, o\u00f9 ,elle rapporte que le pr\u00e9fet de police Jean Chiappe&#8230; lui a propos\u00e9 de faire sortir son mari du bagne \u00e0 condition qu&#8217;elle veuille bien l&#8217;aider&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; je sais, c&#8217;est cruel&#8230; mais je n&#8217;y peux rien : par quel tour de magie, une lettre \u00e9crite le 26 mars 1931 (voir p. 570), est bloqu\u00e9e par la censure du bagne en 1930 ? vous me direz, c&#8217;est pas bien grave, l&#8217;\u00e2nerie sortie devant la Cour est pass\u00e9e comme&#8230; une lettre \u00e0 la poste -&#8230;\u00a0 courage ! on arrive au bout&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 629 : toujours dans l&#8217;intervention de l&#8217;auteur devant la Cour : &#8221; <em>Vous avez parl\u00e9 de deux polices diff\u00e9rentes ? Mais l&#8217;inspecteur Le Gall, de la brigade mobile de Rennes, qui a saisi la fameuse machine \u00e0 \u00e9crire, o\u00f9, le retrouve t-on en 1932 ? A la S\u00fbret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, tr\u00e8s ami de Bonny, et c&#8217;est lui qui d\u00e9couvre le corps de Stavisky suicid\u00e9, ainsi que son testament dactylographi\u00e9. Ce sont les m\u00eames, toujours les m\u00eames&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; avec un brin de cynisme, on pourrait dire que c&#8217;est la cerise sur le g\u00e2teau &#8211; \u00e0 la lecture, aucun lecteur finist\u00e9rien ne met en doute le propos&#8230; mais ne s&#8217;imagine pas non plus qu&#8217;il puisse \u00eatre fait sans une v\u00e9rification, m\u00eame sommaire, au moins sur le pr\u00e9nom&#8230; &#8211; et pourtant&#8230; h\u00e9las ! trois fois h\u00e9las !&#8230; ne retournons pas le couteau dans la plaie&#8230; mais quand on s&#8217;appelle Yves, c&#8217;est qu&#8217;on ne s&#8217;appelle pas Pierre&#8230; tous les Le Gall, et ils sont nombreux, vous le confirmeront<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>p. 636 : &#8220;<em>Cela m&#8217;a fait l&#8217;obligation d&#8217;avoir une cr\u00e9dibilit\u00e9 absolue, et d&#8217;\u00eatre inattaquable sur le plan de la moralit\u00e9&#8230;<\/em>&#8220;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify; padding-left: 30px;\">&#8230; la moralit\u00e9 ? :\u00a0 je n&#8217;ai pas d&#8217;avis &#8211; la\u00a0 &#8220;cr\u00e9dibilit\u00e9 absolue&#8221; ? : je renvoie le lecteur \u00e0 la date de naissance de Petitcolas indiqu\u00e9e dans la premi\u00e8re page de l&#8217;ouvrage (tableau g\u00e9n\u00e9alogique)&#8230; en quelque sorte une erreur pr\u00e9monitoire &#8211; la boucle est boucl\u00e9e&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\"><strong>&#8211; Echu, poent e oa, erru on skuizh &#8211;<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\" align=\"center\">( termin\u00e9, temps il \u00e9tait, arriv\u00e9 je fatigu\u00e9)<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>[article remplac\u00e9 par celui publi\u00e9 le 18\/10\/2013 &#8211; gard\u00e9 pour archivage] L&#8217;ouvrage de Denis Seznec, maintes fois r\u00e9\u00e9dit\u00e9, est consid\u00e9r\u00e9 comme l&#8217;ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence sur l&#8217;affaire &#8211; soit. Dans &#8220;l&#8217;Avertissement&#8221; qui pr\u00e9sente le livre ne lit-on pas : &#8220;S&#8217;ils y avaient d\u00e9cel\u00e9 la moindre inexactitude, les hauts magistrats n&#8217;auraient pas h\u00e9sit\u00e9, en effet, \u00e0 le <a class=\"read-more\" href=\"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/?p=6\">Read more<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"class_list":["post-6","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-uncategorized","wpautop"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/affaire-cadiou-seznec.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}